Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

faire ripaille [v]

bien manger et bien boire ; ripailler ; banqueter ; manger copieusement sans modération ; boire et manger avec excès ; mener une vie de plaisirs ; faire grande chère ; faire débauche de table

Origine et définition

Le mot 'ripaille' date du XVIe siècle et, de nos jours, il ne s'emploie plus que dans notre expression et vient de l'ancien français 'riper' qui voulait dire 'gratter'.
Faire ripaille s'utilisait alors pour les soldats qui allaient manger et s'approvisionner chez l'habitant, et l'image est probablement celle des repas où les plats étaient raclés (grattés) jusqu'à ne rien laisser du contenu.
Mais il existe une autre origine à cette expression, proposée par quelques sources, mais peut-être sujette à caution (comme disait Lemmy).
Nous sommes au XVe siècle. Le duc de Savoie, Amédée VIII qui a même été pape pendant un moment, vient de perdre son épouse, Marie de Bourgogne, et le pauvre homme, on le comprend, ne s'en remet pas. Il décide alors de se retirer en Haute-Savoie au bord du lac Léman (ou lac de Genève, pour nos amis Genevois), dans un prieuré d'où les femmes sont exclues et où il va mener une vie de méditation et de chasteté.
Mais, comme Amédée est accompagné de ses proches et qu'il n'a absolument pas fait voeu de frugalité (faut pas exagérer non plus !), l'endroit est le lieu de fréquents banquets copieux et bien arrosés.
Or, il se trouve que le prieuré était celui de Ripaille.
Ce serait donc le souvenir de ces banquets qui aurait donné naissance à l'expression qui a existé en latin sous la forme du proverbe "facere ripaliam hoc est indulgere ventri" (faire ripaille, c'est soigner son ventre).

Exemples

« Rodant sans bruit sous le ciel noir
Les loups obliques font ripaille »
Paul Verlaine - Jadis et naguère - Les loups - 1884
« Il faudrait un demi-volume pour décrire toutes ces fêtes, celles de la Moisson, de la Toussaint, de la Saint-Martin, de la Tonte des agneaux, surtout celle de Noël qui durait douze jours et parfois six semaines. Ils mangent et boivent, font ripaille, remuent leurs membres, embrassent les filles, sonnent les cloches, s'emplissent de bruit : rudes bacchanales où l'homme se débride, et qui sont la consécration de la vie naturelle : les puritains ne s'y sont pas trompés. »
Hippolyte Taine - Histoire de la littérature anglaise - 1866

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand sich den Wanst vollhauen remplir sa bedaine
Anglais To tuck in Tuck shop : petite boutique où les écoliers achètent bonbons, gâteaux
Anglais to gorge oneself se gaver
Anglais to wine and dine boire du vin et dîner
Espagnol (Espagne) darse el lote se donner le lot
Espagnol (Espagne) Darse un homenaje Se donner un hommage
Espagnol (Espagne) entripar remplir les tripes
Espagnol (Espagne) pegarse una comilona se coller une grande bouffe
Espagnol (Espagne) ponerse ciego devenir aveugle
Français (Canada) se bourrer la face
Français (Canada) Manger comme un cochon
Français morfal goinfre
Hongrois lakmározik (lakmaarozik) manger bien et beaucoup
Italien fare bisboccia faire bombance
Néerlandais (Belgique) zijn buikje vol eten se remplir le ventre
Néerlandais zich de pens volvreten se bourrer la panse, s'en mettre plein la panse
Portugais (Brésil) encher a pança remplir la panse
Portugais (Brésil) tirar a barriga da miséria faire sortir le ventre de la misère
Portugais (Portugal) comer e beber do bom e do melhor manger et boire du bon et du meilleur
Roumain a face un chiolhan faire un gueuleton
Roumain a umple mațul remplir le boyau
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Commentaires sur l'expression « faire ripaille » Commentaires

  • #1
    <inconnu>
    28/10/2009 à 01:41
    Du coin où il était, il flairait justement une ripaille, quelque soûlerie qui durait depuis le matin (Zola, la Terre).
    La ripaille est la fête de l’affamé, comme l’évasion est la fête du prisonnier et l’insurrection la fête de l’opprimé (Robert Escarpit).
    J’avais un ami qui a arrêté de fumer, de boire, de faire l’amour, de faire ripaille. Il s’est suicidé (cité de mémoire et sans doute approximativement, mais pas d’Epicure, ni le vrai ni celui qui ose emprunter son patronyme sans remords, et pourtant…).
    J’étais certain de rencontrer notre expression à tous les coins de page chez Rabelais, et bien c’est raté ! Alain Rey ne l’atteste pour la première fois qu’en 1579, alors que Rabelais a quitté notre monde en 1563. Ca prouve combien ma méconnaissance de Rabelais est aussi profonde que regrettable, et là des remords, j’en ai. En fait, j’en connais surtout les illustrations signées Gustave Doré dans deux gros livres que j’ai peu fréquentés.
    Ma fille, plus gourmette que gourmande, comme à chacun de ses rares passages en France, fait ripaille depuis hier… de fromages bien de chez nous avec du beurre d’Echiré, du pain de campagne et des vins de Loire.
  • #2
    <inconnu>
    28/10/2009 à 02:05
    En vis-à-vis de ripaille, dans le dictionnaire historique de la lanque française, je trouve rillettes, mon oeil s’allume: n.f.plu. est originaire de l’ouest de la France (Touraine) et est dérivé (1835, Balzac) du moyen français rille, bande de lard, (1480, du Cange), variante de l’ancien français reille, barre, (fin XIème) et latte (XIIIème). Reille est issu par évolution phonétique du latin regula, règle, barre, latte qui a donné règle par emprunt. Le moyen français avait rillé, employé par Rabelais (1546) au même sens que rillettes.
    D’abord exclusivemlent réservé aux préparations de porc, rillettes a depuis les années 1960-1970 d’autres emplois, rillettes d’oie, de canard, de thon, de port, appelées aussi rillettes d’Amiral.
  • #3
    deLassus
    28/10/2009 à 04:43*
    • En réponse à <inconnu> #1 le 28/10/2009 à 01:41 :
    • « Du coin où il était, il flairait justement une ripaille, quelque soûlerie qui durait depuis le matin (Zola, la Terre).
      La ripaille est la fê... »
    Bonjour à la petite équipe de nuit, qui était sans doute en grève dans la soirée d’hier.
    Eureka, comme dirait l’autre !
    J’ai trouvé (je crois) ce qui t’empêcha (je crois) de dormir :
    cette page
    La deuxième citation est également excellente !
  • #4
    deLassus
    28/10/2009 à 05:11*
    • En réponse à <inconnu> #2 le 28/10/2009 à 02:05 :
    • « En vis-à-vis de ripaille, dans le dictionnaire historique de la lanque française, je trouve rillettes, mon oeil s’allume: n.f.plu. est origi... »
    J’aime manger de temps en temps des rillettes, même si je ne devrais pas.
    Quand j’étais étudiant-fauché, manger un sandwich rillettes-cornichons, c’était faire ripaille. Ca et la francfort-frites.
    Par contre j’ignorais l’histoire de ce mets.
    cette page
    Est-ce qu’il y a une espèce de compétition entre Indre-et-Loire et Sarthe pour la paternité des rillettes ?
    Merci pour toute réponse, qui ne sera pas hors-sujet, bien au contraire.
    Dans mon bien-aimé Sud-Ouest natal, on mange des fritons, avec un seul t alors que Wikipedia en met deux.
    Souvenir de ripailles lors des vacances scolaires : Au petit déjeuner, des fritons avec du bon pain, avec un verre de piquette à 7-8° (autant que d’années), avant de partir trottiner dans les champs en "suivant" la charrue de mon oncle tirée par deux vaches de travail.
    "Je vous parle d’un temps..."
  • #5
    deLassus
    28/10/2009 à 06:41*
    • En réponse à deLassus #3 le 28/10/2009 à 04:43* :
    • « Bonjour à la petite équipe de nuit, qui était sans doute en grève dans la soirée d’hier.
      Eureka, comme dirait l’autre !
      J’ai trouvé (je croi... »
    Complément
    Désolé pour la fausse manoeuvre, ceci est encore une réponse à 1. Epicure
    Chouette, un site de ripaille dont la page d’accueil s’ouvre sur une citation d’Epicure :
    "Hâtons-nous de succomber à la tentation avant qu’elle ne s’éloigne"
    cette page
    Le berceau de ma famille paternelle, c’était une petite ferme à quelques km de Caylus. Ferme aujourd’hui démolie...
    Inutile de dire que durant mes vacances scolaires j’ai fait moultes ripailles dans ce doux pays où on sait faire des bonnes choses.
    Mais on ne faisait vraiment ripaille que quand on invitait les voisins à participer à la manoeuvre : moissons, vendanges, dépiquage (voir TLFI : dépiquer 2).
    Alors, dans ces grandes occasions, que de victuailles ! On passait à table vers 13 h, on mangeait jusquà 18 h, et les adultes enchaînaient avec l’apéro du diner, pour finir les restes.
    Moi, avec quelques verres de vin dans le pif, et juché sur la table, je chantais d’une belle voix de soprano une chanson qui parlait d’un savoyard certes, mais qui était à la mode :
    cette page
    Depuis, je n’ai jamais arrêté de chanter. Mais ceci est une autre histoire.
  • #6
    deLassus
    28/10/2009 à 06:46
    • En réponse à <inconnu> #1 le 28/10/2009 à 01:41 :
    • « Du coin où il était, il flairait justement une ripaille, quelque soûlerie qui durait depuis le matin (Zola, la Terre).
      La ripaille est la fê... »
    Voir aussi en 5
  • #7
    deLassus
    28/10/2009 à 07:11*
    Si j’en crois ma radio favorite ce matin, il y en a qui ont bien fait ripaille lors du sommet méditerranéen : on parle en particulier d’un repas de 200 couverts dont le coût par convive fut de 5 362 €
    Voir quelques autres exemples :
    cette page
    C’est sans doute à cause de ce genre de fantaisies que mon percepteur m’appelle au secours très régulièrement, façon ARC de Crozemarie.
  • #8
    PHILO_LOGIS
    28/10/2009 à 07:29
    • En réponse à <inconnu> #2 le 28/10/2009 à 02:05 :
    • « En vis-à-vis de ripaille, dans le dictionnaire historique de la lanque française, je trouve rillettes, mon oeil s’allume: n.f.plu. est origi... »
    rillettes, ... dérivé (1835, Balzac) du moyen français rille, bande de lard, (1480, du Cange), variante de l’ancien français reille, barre, (fin XIème) et latte (XIIIème). Reille est issu par évolution phonétique du latin regula, règle, barre, latte qui a donné règle par emprunt.

    Donc, si je comprends bien, quand Elpépé a des rillettes, cela veut dire qu’il a ses règles? Cela expliquerait tout, pas vrai? 😛 😛 😛
  • #9
    PHILO_LOGIS
    28/10/2009 à 07:36*
    Faire ripaille, fair les choux gras: la grande bouffe, la mal bouffe, tout cela est à l’heure de l’actualité d’Expressio.
    Dans l’actualité, il y a aussi la fin du procès du Courant Clair, la fin du procès de l’église de scientologie (il m’est impossible d’y mettre des majuscules, cela doit être physique), le dérapage du marquis, et puis cette idée autant sotte que grenue d’un ministre hexagonal à propos de l’identité nationale.
    Aaaahhhh, qu’il y a des livres qui devraient être lus par nos politiciens, nos meneurs religieux ou laiques, qu’ils soient francais, belges, autrichiens ou autres. Je pense à ce mêêêêêêrveilleux livre d’Amin Maalouf Les Identités Meurtrières qui se doit d’être non seulement dans toutes les bonnes bibliothèques, mais également lu, expliqué et compris dans toutes les écoles du monde entier, dans tous les sénats et autres assemblées, tant régionales que nationales.
  • #10
    deLassus
    28/10/2009 à 07:38
    • En réponse à PHILO_LOGIS #8 le 28/10/2009 à 07:29 :
    • « rillettes, ... dérivé (1835, Balzac) du moyen français rille, bande de lard, (1480, du Cange), variante de l’ancien français reille, barre,... »
    Ah ! Un peu de compagnie.
    Depuis quelque temps je me sentais un peu seul, et d’ailleurs je soliloquais.
    Maintenant que l’équipe de jour se met en place, je m’en vais faire ripaille pour le petit déjeuner.
  • #11
    momolala
    28/10/2009 à 07:40
    Riper dans le sens de glisser en raclant se dit toujours et même en termes de marine où certains bateaux ripent sur leur ancre. J’aime bien l’idée de finir son assiette en la raclant avec sa cuillère, pas forcément parce que son contenu était très bon mais peut-être simplement parce qu’on avait très faim. Maintenant qu’on a moins faim sous nos latitudes, on peut opter pour l’abondance et la qualité. La bonne "éducation" interdit d’ailleurs de faire riper ainsi sa cuillère comme de la torcher avec un morceau de pain.
  • #12
    deLassus
    28/10/2009 à 07:45
    • En réponse à PHILO_LOGIS #9 le 28/10/2009 à 07:36* :
    • « Faire ripaille, fair les choux gras: la grande bouffe, la mal bouffe, tout cela est à l’heure de l’actualité d’Expressio.
      Dans l’actualité,... »
    Merci pour ce tuyau. Comme je suis très sensible à ces questions, et comme ce livre existe en format poche à 4 €, je crois que je vais passer à ma librairie.
    Sur ce, ...ripaille !
  • #13
    syanne
    28/10/2009 à 08:42
    Epicure, jouisseur et ripailleur ? Pas si sûr…
    Les mets simples donnent un plaisir égal à celui d’un régime somptueux, une fois supprimée toute la douleur qui vient du besoin ; et du pain d’orge et de l’eau donnent le plaisir extrême, lorsqu’on les porte à sa bouche dans le besoin. L’habitude donc de régimes simples et non dispendieux est propre à parfaire la santé, rend l’homme actif dans les occupations nécessaires de la vie, nous met dans une meilleure disposition quand nous nous approchons, par intervalles, des nourritures coûteuses, et nous rend sans crainte devant la fortune.
    Quand donc nous disons que le plaisir est la fin, nous ne parlons pas des gens dissolus et de ceux qui résident dans la jouissance, comme le croient certains qui ignorent la doctrine, ou ne lui donnent pas leur accord ou l’interprètent mal, mais du fait, pour le corps, de ne pas souffrir, pour l’âme, de n’être pas troublée. Car ni les beuveries et les festins continuels, ni la jouissance des garçons et des femmes, ni celle des poissons et de tous les autres mets que porte une table somptueuse, n’engendrent la vie heureuse, mais le raisonnement sobre cherchant les causes de tout choix et de tout refus, et chassant les opinions par lesquelles le trouble le plus grand s’empare des âmes.

    Epicure, Lettre à Ménécée traduite par Marcel Conche
    (Je trouve assez savoureuse, en ce qui me concerne, la phrase qui jette en vrac « la jouissance des garçons et des femmes », « celle des poissons et de tous les autres mets sur une table somptueuse »)
  • #14
    deLassus
    28/10/2009 à 08:57*
    God :
    (ou lac de Genève, pour nos amis Gen&eograve;vois)

    A quand une informatique au service des idées à la place de ce genre d’horreur ?
    C’est d’autant plus crispant qu’en fait l’adjectif genevois ne prend aucun accent !
  • #15
    deLassus
    28/10/2009 à 09:02
    • En réponse à syanne #13 le 28/10/2009 à 08:42 :
    • « Epicure, jouisseur et ripailleur ? Pas si sûr…
      Les mets simples donnent un plaisir égal à celui d’un régime somptueux, une fois supprimée to... »
    Epicure, jouisseur et ripaillard ?
  • #16
    syanne
    28/10/2009 à 09:11
    • En réponse à deLassus #15 le 28/10/2009 à 09:02 :
    • « Epicure, jouisseur et ripaillard ? »
    Il ne manque pas d’humour, en tout cas : Si l’on supprime la vue, et les rencontres, et la vie ensemble, la passion amoureuse disparaît. (Sentences vaticanes, 18)
  • #17
    chirstian
    28/10/2009 à 09:24*
    le mot ripaille a sa noblesse. Il sonne haut et m’évoque des personnages hors normes , à mille lieux des petits repas mesquins où l’on pèse les calories en pensant à son cholestérol. Je pense à la truculence de Jacques Brel, dans Mon Oncle Benjamin, ou à son "dernier repas" que je vous offre à cette page
    N’est ce pas là un beau moyen de commencer la journée ? Et qu’allez-vous manger ? Non ! jetez moi tout ça : aujourd’hui offrez vous un pâté, du gibier, un fromage et des noix, un Chinon grenat pour faire passer : c’est God qui régale : tout Expressio va faire ripaille à sa santé et à ses frais ... 🙂
  • #18
    momolala
    28/10/2009 à 09:49
    • En réponse à chirstian #17 le 28/10/2009 à 09:24* :
    • « le mot ripaille a sa noblesse. Il sonne haut et m’évoque des personnages hors normes , à mille lieux des petits repas mesquins où l’on pèse... »
    J’apporterai tripailles et graillons de chapon ou canards et sans bataille festoyerons !
  • #19
    <inconnu>
    28/10/2009 à 10:24
    Je pense au repas de réveillon...dans...la mule du pape ?
    Aidez-moi, siou plait!
    Texre fameux que l’on lit et relit au collège.
    Je n’ai pas le courage de chercher...pourtant je n’ai pas fait ripaille hier soir! J’essaie plutôt le régime. 🙁
  • #20
    Elpepe
    28/10/2009 à 10:34
    • En réponse à momolala #11 le 28/10/2009 à 07:40 :
    • « Riper dans le sens de glisser en raclant se dit toujours et même en termes de marine où certains bateaux ripent sur leur ancre. J’aime bien... »
    Précision de l’Amirauté : c’est l’ancre qui ripe, pas le bateau qui, lui, chasse sur son ancre (ou ses ancres empennelées ou affourchées), dans le gros temps. Et quand on en est là, il n’est pas l’heure de faire ripaille dans le carré : il faut rester à la barre, soulager au moteur, lever les ancres et remouiller sans cesse en espérant trouver enfin une accroche sur le fond. Ça m’est arrivé toute une nuit devant Porto Vecchio, après deux nuits de traversée au départ de Toulon, en encaissant 44 nœuds de vent (force 9 = fort coup de vent) au Cap Corse. Brrrrr !