Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

il n'y a pas de roses sans épines [exp]

toute joie comporte une peine ; aucun plaisir n'est absolu ; toute belle chose cache un défaut

Origine et définition

Prenez ma femme, par exemple ! Physiquement, elle est canon, à en faire baver d'envie tous les mâles qui passent à proximité, mais c'est pourtant une emmerdeuse de première[1]. Ce qui confirme bien l'expression.
Mais revenons à nos roses !
Ces fleurs sont superbes, même si elles ne plaisent pas à tous, mais leur beauté cache une chose bien désagréable, leurs épines.
La métaphore de notre expression est donc cette fois très facile à comprendre.
Elle est citée par Furetière à la fin du XVIIe siècle, mais la version plus ancienne "nulle rose sans épines" date du début du même siècle.
[1] Chérie, si tu me lis, prends ça au douzième degré, bien sûr, tu sais parfaitement qu'il n'y a pas une once de vérité là-dedans (dans la deuxième partie bien sûr). C'est juste une autre de ces plaisanteries faciles que je ne peux pas laisser passer quand le contexte s'y prête. De toutes façons, tu sais comme je t'adore, ma petite panthère (rose) en sucre roux.
Et puis, juste entre nous, toutes les femmes ne sont-elles pas un peu des emmerdeuses[2] ?
[2] Mesdames, si vous me lisez, prenez ça au douzième degré, bien sûr, vous savez parfaitement qu'il est inutile de m'envoyer sur les roses ou de vous désabonner...

Compléments

On peut dire aussi "toute médaille a son revers".
Et comme disait le Petit Prince de Saint-Exupéry : « Les épines ça ne sert à rien, c'est de la pure méchanceté de la part des fleurs ! »

Exemples

Mais comme tu le dis avec raison il n'y a pas de roses sans épines et tu regrettes de ne pas voir ta bonne Mère t'accompagner !
Il n'y a pas de roses sans épines, et tu n'ignores pas qu'il faut traverser la Mer Rouge et le désert pour atteindre la Terre Promise.
On s'en aperçoit aux opérettes ranimées par le Théâtre d'Art et qui sont coquettement munies d'épines, grandes et petites (il n'y a pas de roses sans épines !).
Mais il n'y a pas de roses sans épines.
Mesdames Messieurs, Cela a toujours était ma devise, il n'y a pas de roses sans épines.

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand keine Rose ohne Dornen pas de rose sans épines http ://www.redensarten-index.de/suche.php?suchbegriff=Keine 20Rose 20ohne 20Dornen suchspalte 5B 5D=rart ou
Anglais one get a thorn with every rose, but ain't the roses sweet ? on a une épine avec chaque rose, mais les roses ne sont-elles pas douces ?
Anglais there is no rose without a thorn il n'y a pas de rose sans épine
Anglais with the good comes the bad avec le bon vient le mauvais
Anglais (USA) every rose has its thorn chaque rose a son épine
Anglais (USA) there's always a catch il y a toujours un piège
Arabe La yojad warda bidoni chakwa On ne trouve de rose sans épines
Arabe (Tunisie) لا بد دون الشهد من ابر النحل (La boudda dounachahdi min ibari annahli) Pas de miel sans subir les piqûres d'abeille
Bulgare и розите си имат бодли les roses aussi ont des épines
Danois ingen roser uden torne pas de roses sans épines
Espagnol (Argentine) el que quiere celeste, que le cueste celui qui veut du ciel bleu doit le payer
Espagnol (Espagne) La otra cara de la medalla Le revers de la médaille
Espagnol (Espagne) no hay rosa sin espinas il n'y a pas de rose sans épines
Espagnol (Espagne) Quien algo quiere, algo le cuesta Qui veut quelque chose, doit payer quelque chose
Français (France) il n'y a pas de rose sans gratte-cul
Hongrois nincsen rózsa tövis nélkül il n'y a pas de rose sans épines
Hébreu אין קמח בלי סובין il n'y a pas de farine sans son
Hébreu מזג האוויר נורא ואיום le temps est terrible et s’estompe
Italien non c´è rosa senza spine il n'y a pas de rose sans épines
Norvégien ingen roser uten torner pas de roses sans épines
Néerlandais (Pas op) de keerzijde van de medaille Attention au revers de la médaille
Néerlandais geen rozen zonder doornen pas de roses sans épines
Polonais nie ma róży bez kolców il n'y a pas de rose sans épines
Portugais (Brésil) não há rosas sem espinhos il n'y a pas de rose sans épines
Portugais (Portugal) não há rosa sem espinhos il n'y a pas de rose sans épines
Roumain nu există pădure fără uscături il n'y a pas de forêt sans bois sec
Roumain nu exista trandafir fără spini il n'y a pas de rose sans épines
Roumain trandafirii au și spini les roses ont aussi des épines
Serbe nema ruza bez trnja pas de roses sans épines
Suédois även solen har sina fläckar même le soleil a des taches
Suédois ingen ros utan törnen pas de rose sans épines
Tchèque není růze bez trnů il n'y a pas de roses sans épines
Turc dikensiz gül olmaz il n'y a pas de rose sans épines
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Commentaires sur l'expression « il n'y a pas de roses sans épines » Commentaires

  • #81
    PtiPat
    21/12/2008 à 23:11
    • En réponse à horizondelle #75 le 21/12/2008 à 17:46 :
    • « Prenez ma femme, par exemple ! Physiquement, elle est canon, à en faire baver d’envie tous les mâles qui passent à proximité, mais c’est pou... »
    Pour mettre tout le monde d’accord, je voulais signaler qu’il existe maintenant des roses sans épines : cette page
    Donc maintenant on peut même avoir le meilleur sans se farcir le pire ! Génial non ? 😉
  • #82
    PtiPat
    21/12/2008 à 23:18
    • En réponse à God #79 le 21/12/2008 à 21:46 :
    • « D’abord, c’est pas moi qui l’ait cueillie, elle s’est jetée sur moi, à l’époque où j’étais encore jeune, beau, svelte, intelligent... Mais c... »
    Oui, tout à fait God.
    Il y a même un proverne chinois qui dit "que c’est quand on est au pied du mur,.. qu’on voit le mieux le mur !"
    Incroyable, non ?
    Quoi, quel est le rapport avec le thème du jour ?
    Bin voir le §79.
    Bon j’ai eu une dure journée, je vais me coucher ... 😉
  • #83
    PtiPat
    21/12/2008 à 23:27
    • En réponse à horizondelle #72 le 21/12/2008 à 16:07 :
    • « L’S en ciel est invisible pour les yeux.
      C’est sûr, sinon on écrirait ciSel...😉 »
    ciSel ?
    ciSel picarde ? Spécialité locale.
    Sicel ? Idem
    lices ? comme la peau des fesses ?
    ciles ? au-dessus des yeux ?
    cleSi ? ou clé de sol ?
    celSi ? L’équipe de foot ?
    Bon, toujours aucun rapport avec les roses. A ce sujet, je connais un proverbe chinois ... Quoi ta gueule ?
    Bon je vais vraiment me coucher. 🙁
  • #84
    PHILO_LOGIS
    22/12/2008 à 07:17
    • En réponse à God #79 le 21/12/2008 à 21:46 :
    • « D’abord, c’est pas moi qui l’ait cueillie, elle s’est jetée sur moi, à l’époque où j’étais encore jeune, beau, svelte, intelligent... Mais c... »
    D’abord, c’est pas moi qui l’ait cueillie, elle s’est jetée sur moi,

    Et c’est pour ca que, depuis, tu l’appelles Agripe-pine, c’est bien ca? 😄
  • #85
    horizondelle
    22/12/2008 à 09:43
    • En réponse à PtiPat #83 le 21/12/2008 à 23:27 :
    • « ciSel ?
      ciSel picarde ? Spécialité locale.
      Sicel ? Idem
      lices ? comme la peau des fesses ? »
    PtiPat, s’il te plait... File_au_logis a écrit
    L’S en ciel est invisible pour les yeux

    Alors, si on met le "S" dans ciel en écrivant C I (S) E L , on ne peut plus dire que qu l’essentiel est invisible pour les yeux. C’ets plus clair comme ça?? 😕
  • #86
    horizondelle
    22/12/2008 à 09:45
    • En réponse à God #79 le 21/12/2008 à 21:46 :
    • « D’abord, c’est pas moi qui l’ait cueillie, elle s’est jetée sur moi, à l’époque où j’étais encore jeune, beau, svelte, intelligent... Mais c... »
    Je médite, je médite et je cherche, car il y a un proverbe chinois dont je ne me souviens plus, mais qui aurait parfaitement convenu....
  • #87
    chirstian
    22/12/2008 à 14:54
    • En réponse à renoir2 #80 le 21/12/2008 à 21:48 :
    • « et sur Expressio, pas de bonheur sans Chirstian. »
    et sur Expressio, pas de bonheur sans Chirstian.
    dans un autre contexte on pourrait penser que c’est un compliment : pour que le bonheur soit parfait, il faut un zeste de Chirstian,
    hélas ici cela signifie qu’il ne peut y avoir de bonheur sur Expressio, sans sa contrepartie négative : Chirstian, épine de la rose d’Expressio.
    "Mal aimé, je suis le mal aimé ....." , adieu monde cruel, Renoir2 m’a tuer.
  • #88
    PtiPat
    22/12/2008 à 21:57
    • En réponse à horizondelle #86 le 22/12/2008 à 09:45 :
    • « Je médite, je médite et je cherche, car il y a un proverbe chinois dont je ne me souviens plus, mais qui aurait parfaitement convenu.... »
    Mais pourquoi s’émerveiller devant les roses, qui sont des vacheries de fleurs ?
    Il y a tellement d’autres sortent de fleurs, qui sentent aussi bon, voire meilleur, et qui elles ne piquent pas ! C’est du masochisme de vouloir absolument avoir des roses !
    😉
  • #89
    cotentine
    28/12/2008 à 17:17
    • En réponse à chirstian #59 le 21/12/2008 à 12:00 :
    • « il n’y a pas de cuite sans mal de tête. pas d’excès alimentaire sans kilos en trop, pas de foie gras sans cholestérol, pas de pomme sans pép... »
    Pas de manouche sans guitare / Pas de châteaux sans la Loire / ...
    Pas de Normande, sans armoire / Pas de Sherlock sans sa loupe / Pas de Tintin sans sa houppe / Pas de bonne pizza sans olive / Ni de page de pub sans lessive / ………… cette page 😄
    Comme un arbre sans racine
    Comme le théâtre sans Racine
    Comme un martien sans soucoupe
    Comme un coiffeur sans un scoop
    Comme un pâté sans sa croûte
  • #90
    DiwanC
    10/09/2013 à 03:46*
    Avec les vingt-sept dernières… ou presque !
    La première fille qu’il prit dans ses bras ? Bien sûr qu’il s’en souvient ! Pour elle, il aurait décroché la lune, il aurait fauché tout un champ d’étoiles, il aurait... Mais timide, il lui offrit simplement le cœur qu’il avait sur la main…
    La deuxième fille qu’il prit dans ses bras ? Bien sûr qu’il s’en souvient ! Parce qu’il l’avait échappé belle, il avait failli être dans un beau pétrin car la coquine était rusée et comptait bien se faire épouser par ce grand benêt qui la regardait avec des yeux de merlan frit. Sûr, elle savait y faire pour lui tirer les vers du nez. Lui n’avait rien vu venir : il bayait aux corneilles, comme ensorcelé ; elle était si charmante. Il ne se rappelle plus comment il avait réussi à prendre la tangente.
    La troisième fille qu’il prit dans ses bras ? Non, il ne s’en souvient pas… la quatrième non plus d’ailleurs. Ah ! si : celle-là lui avait raconté que tous les soirs, elle faisait un tabac dans un petit théâtre de banlieue. In extenso ou presque, elle lui avait lu la pièce, un récit compliqué, ennuyeux. Il avait tenté d’écouter poliment :
    - Tu comprends, c’est l’histoire d’un maffieux qui dore la pilule à des ripoux en leur fournissant à l’œil des cigarettes de contrebande. Chacun y trouve son content, une magouille aux petits oignons, quoi ! Jusqu’au jour où un policier, fin comme Gribouille, fait des confidences à sa petite amie. Alors, ça dégénère : le maffieux - dont la tête est mise à prix - tire sur tout ce qui bouge. Le metteur en scène voulait qu’on mette une ambulance dans le décor, mais le régisseur a refusé. L’auteur aussi ; paraît que ça aurait dénaturé le message qu’il voulait transmettre ! Il hurlait dans les couloirs : « Vous ne vous rendez pas compte, l’écriture est un travail de longue haleine ! ». C’qui faut pas entendre ! Au dernier acte, les bœuf-carottes interviennent parce que tu comprends…
    Non, il ne comprenait rien à cette histoire claire comme du bran de Judas… Elle l’énervait la grande actrice avec ses airs de Sarah Bernhardt… La moutarde commençait à lui monter au nez ; il partit en claquant la porte. Quand par hasard ils se rencontraient - qu’il fasse beau, qu’il neige ou que petite pluie abatte grand vent - ils se regardaient en chiens de faïence.
    Puis elle quitta la ville... Sa mère racontait à qui voulait l’entendre que la star allait bientôt épouser un grand réalisateur de télévision. « Pour l’instant, ils vivent ensemble mais en tout bien tout honneur ! » ajoutait-elle. Tu parles !
    La cinquième fille qu’il prit dans ses bras ? Bien sûr qu’il s’en souvient ! Il avait croisé les doigts parce que…
    - Hé ! Ho ! Ça va comme ça, Germaine ! Faut pas pousser mémé dans les orties !
    - Bon d’accord ! Et pis, ça fera bien la rue Michel, s’pas !

    😄
  • #91
    Paracas
    10/09/2013 à 05:42*
    toutes les femmes ne sont-elles pas un peu des emmerdeuses

    En tout cas ce n’est pas lui qui te donnera tort
    Oh bien sûr, les féministes bêlants lui sont tombés sur le dos.
    On l’a traité de macho, de sexiste et patin et couffin.........
    Pôvre jobastres !
    Lui qui toute sa vie a admiré la femme, lui qui a écrit "le blason" et "la non demande en mariage".......
    T’es d’acc’ avec moi, Diwan ?........Allez, au caoua........
  • #92
    Paracas
    10/09/2013 à 05:48
    • En réponse à DiwanC #90 le 10/09/2013 à 03:46* :
    • « Avec les vingt-sept dernières… ou presque !
      La première fille qu’il prit dans ses bras ? Bien sûr qu’il s’en souvient ! Pour elle, il aurait... »
    Bravo......Je suis toujours admiratif devant ces exercices de style.......
    On sent là la* personne lettrée...........
    Non, non, point de [slurp] c’est sincère.....
    * Z’avez vu ma performance à moi ? Deux la qui se suivent, un avec et l’autre sans accent....Classe non ?.....🙂
  • #93
    Paracas
    10/09/2013 à 06:06*
    Le Préfet Lépine (1846-1933) inventeur du concours éponyme avait paraît il une hygiène douteuse.......
    On entendit un jour cette discussion dans les couloirs de la préfecture:
    -"Le Préfet m’a fait appeler dans son bureau, ben mon vieux il ne sent pas la rose !"
    -"Hé non, ce soir encore Lépine dort sale.........."
    ou alors
    Le Préfet Lépine est tombé raide dingue d’une jeunesse prénommée Rose......Depuis dans tout Paris on ne voit plus Rose sans Lépine.......
    ou alors
    La France est une rose avec beaucoup d’ épines
    Hé, les poteaux.......Trois pour le prix d’un.........y a rien là ?.......🙂
  • #94
    Paracas
    10/09/2013 à 07:07*
    Toute joie comporte une peine.
    Aucun plaisir n’est absolu.
    Toute belle chose cache un défaut.

    FAUX, le plaisir absolu existe....😄
  • #95
    <inconnu>
    10/09/2013 à 07:21
    VARIATIONS
    Il n’y a pas de rose sans beaucoup d’épines
    Je fais de l’arthrose, c’est pourquoi je clopine
    J’ai chopé une cirrhose à cause des chopines
    Poisson rouge est morose, ça me turlupine
    En pissant j’arrose le tronc des aubépines (ou zobs et pines, à votre convenance)
    Je ne compte pas de Rose parmi mes copines
  • #96
    PHILO_LOGIS
    10/09/2013 à 07:39*
    • En réponse à DiwanC #90 le 10/09/2013 à 03:46* :
    • « Avec les vingt-sept dernières… ou presque !
      La première fille qu’il prit dans ses bras ? Bien sûr qu’il s’en souvient ! Pour elle, il aurait... »
    Clap, clap, clap, clap, clap....
    B - R - A - V - O
    Ô ma rose, tu m’as enlevé une épine du pied, là, je n’y serais jamais arrivé. C’est tellement beau, à en pleurer, je dirais même... :’-))
  • #97
    joseta
    10/09/2013 à 08:40
    DEVINETTE
    Son jardin ne compte qu’une fleur, qu’il irrigue...De quelle fleur s’agit-il ?
    - la rose, il ’arrose’ !
  • #98
    joseta
    10/09/2013 à 08:42*
    Combien de roses offre-t-on à une femme qui boit ?
    - six roses.
    Mieux, inspiré par compte_arebours:
    - douze: six roses deux fois
  • #99
    comte_arebours
    10/09/2013 à 08:56
    • En réponse à joseta #98 le 10/09/2013 à 08:42* :
    • « Combien de roses offre-t-on à une femme qui boit ?
      - six roses.
      Mieux, inspiré par compte_arebours:
      - douze: six roses deux fois »
    J’avais pensé à 36 : six roses 6 foie
  • joseta
    10/09/2013 à 09:03
    • En réponse à comte_arebours #99 le 10/09/2013 à 08:56 :
    • « J’avais pensé à 36 : six roses 6 foie »
    Bien vu !
    .-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-
    Ce noble anglais était si timide qu’il n’osait aborder aucune fille; puis, un beau jour, il se lança...ce qui fit dire à un ami:
    - Sir ose, c’est le bouquet !