Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

le clou [n]

le moment le plus intéressant ; le moment le plus intense ; ce qui retient l'attention ; summum ; apogée

Origine et définition

Il n'y a malheureusement pas de certitude sur l'origine de cette expression qui date de 1878.
L'interprétation la plus communément admise vient de cette pointe métallique que l'on plante dans un mur[1], qui sert donc à y fixer quelque chose (aussi bien que, au figuré, il fixe l'attention du spectateur), un objet suspendu qui, dans le lieu où il se trouve, va attirer l'attention tout comme le clou de l'exposition va provoquer un attroupement autour de lui.
[1] Action donnant parfois lieu à un magnifique spectacle de danse du scalp, avec les cris qui vont bien avec, lorsque le bricoleur du dimanche n'a pas tapé que sur la tête du clou avec son marteau.

Exemples

« (…) le clou de la soirée est sans conteste un long monologue, joué par Lady Ava elle-même, seule en scène depuis le début jusqu'à la fin de l'acte. »
A. Robbe-Grillet, la Maison de rendez-vous

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand der Höhepunkt le point culminant
Allemand der Knüller truc qui fait fureur
Anglais le Clou
Anglais the high point le point culminant
Anglais the highpoint of the show le point haut du spectacle
Anglais the main / the chief attraction of the show l'attraction principale du spectacle
Anglais (USA) the highlight le point culminant
Arabe مسمار boulon
Espagnol (Argentine) el cenit de la obra! le zénith de la pièce
Espagnol (Espagne) el clavo le clou
Espagnol (Espagne) el fin de fiesta la fin de la fête
Espagnol (Espagne) el no va más le meilleur / Le fin du fin
Espagnol (Espagne) el punto culminante le point culminant
Grec κλου clou
Hongrois az est csúcspontja le clou de la soirée
Hongrois fénypont le clou
Hongrois csúcspont, tetőpont le clou
Hébreu מרכז תשומת הלב le centre d'intérêt
Hébreu השיא le président
Hébreu את המסמר le clou
Italien il clou le clou
Italien il momento clou le clou du jour
Néerlandais het hoogtepunt le point le plus haut
Néerlandais (Belgique) de clou van het verhaal le clou de l' histoire
Néerlandais de climax le point culminant
Néerlandais de nagel l’ongle
Polonais paznokciu votre ongle
Polonais gwóźdź clou
Portugais (Portugal) a atração principal l'attraction principale
Portugais (Portugal) o destaque le point culminant
Portugais (Portugal) o ponto alto le sommet
Portugais (Portugal) o prego le clou
Roumain cluul / Clouul le clou
Russe гвоздь clou
Russe гвоздь программы ce qui est essentiel retient l'attention
Serbe kljuc la clef
Serbe le sommet vrhunac i
Slovaque zlatý kliniec le clou d'or
Tchèque zlatý hřeb un clou doré e
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « le clou » Commentaires

  • #81
    mitzi50
    21/11/2010 à 11:28
    • En réponse à chirstian #80 le 21/11/2010 à 10:50 :
    • « vendre vos bijoux au poids...Mais au poids de quoi ?
      ben ... au poids des bijoux, non ? 😐 »
    Je crois qu’ un kilo d’ or ne "vaut" pas le même prix qu’ un kilo de ferraille, et je doute que les acheteurs de bijoux appliquent le prix actuel du kilo d’ or. Il y a certainement une décote...importante !
  • #82
    <inconnu>
    21/11/2010 à 11:33
    J’ai trouvé le clou pour le spectacle: cette page
  • #83
    cotentine
    21/11/2010 à 11:36*
    • En réponse à <inconnu> #82 le 21/11/2010 à 11:33 :
    • « J’ai trouvé le clou pour le spectacle: cette page »
    et qu’enfer en faire des clous ? 😉
    avec un marteau voilà cette page
  • #84
    mickeylange
    21/11/2010 à 11:38*
    1] Action donnant parfois lieu à un magnifique spectacle de danse du scalp, avec les cris qui vont bien avec, lorsque le bricoleur du dimanche n’a pas tapé que sur la tête du clou.

    Voilà ce qui arrive quand on veut enfoncer un clou avec une clé de 12 !
  • #85
    <inconnu>
    21/11/2010 à 11:46*
    • En réponse à mickeylange #84 le 21/11/2010 à 11:38* :
    • « 1] Action donnant parfois lieu à un magnifique spectacle de danse du scalp, avec les cris qui vont bien avec, lorsque le bricoleur du dimanc... »
    Tiens, donc, souvenir d’enfance: mon père acrochait au-dessus d’une imposte (sans porte) un tableau suite à la demande de ma mère, et ayant raté le dit clou, étant sur un escabeau, j’ai entendu (aproximativement: ceci:
    «Nom de dieu de nom de dieu de bon dieu de merde».
    Cela me rappelle aussi l’histoire de Toto où il regarde le curé plantant des clous:
    - Pourquoi me regarde-tu Toto ?
    - Ben, j’attends pour savoir ce que dit un curé quand il se tape sur les doigts…
  • #86
    <inconnu>
    21/11/2010 à 11:48
    • En réponse à chirstian #78 le 21/11/2010 à 10:36 :
    • « n’est-ce pas déjà lui qui chantait : "savez-vous planter les clous, à la mode ,à la mode ..." ? »
    Sur une planche, qu’après il vend à un fakir ? Ne serait-ce pas le Sar-Rabin-Dranah Duval ?
  • #87
    <inconnu>
    21/11/2010 à 11:55
    • En réponse à mickeylange #84 le 21/11/2010 à 11:38* :
    • « 1] Action donnant parfois lieu à un magnifique spectacle de danse du scalp, avec les cris qui vont bien avec, lorsque le bricoleur du dimanc... »
    En tout cas, ce doit être le pharmacien du quartier qui est content, le lundi, en voyant arriver des clients supplémentaires… 😄
  • #88
    chirstian
    21/11/2010 à 12:04
    • En réponse à mitzi50 #81 le 21/11/2010 à 11:28 :
    • « Je crois qu’ un kilo d’ or ne "vaut" pas le même prix qu’ un kilo de ferraille, et je doute que les acheteurs de bijoux appliquent le prix a... »
    Je crois qu’ un kilo d’ or ne "vaut" pas le même prix qu’ un kilo de ferraille, et je doute que les acheteurs de bijoux appliquent le prix actuel du kilo d’ or.
    j’avais compris. Je relevais seulement que ta question ne devait pas être "au poids de quoi ?" mais "au prix de quoi ?", car 1Kg d’or a bien le poids d’1Kg de ferraille.
    Quant au prix pratiqué par les acheteurs d’or, je te rassure : c’est bien le prix... d’achat. Ce n’est pas le prix de vente ? Eh, pardi ! Tu connais un domaine où les acheteurs achètent au prix de vente ?
    Mais ceci dit, les acheteurs de ferraille gagnent plus que les acheteurs d’or ! Le problème, c’est qu’il leur faut plus de place pour leurs stocks ! 🙂
  • #89
    PHILO_LOGIS
    21/11/2010 à 12:04
    • En réponse à cotentine #83 le 21/11/2010 à 11:36* :
    • « et qu’enfer en faire des clous ? 😉
      avec un marteau voilà cette page »
    J’avais deviné!
    s: Léonard. Devin? Si!
  • #90
    <inconnu>
    21/11/2010 à 12:47
    • En réponse à chirstian #88 le 21/11/2010 à 12:04 :
    • « Je crois qu’ un kilo d’ or ne "vaut" pas le même prix qu’ un kilo de ferraille, et je doute que les acheteurs de bijoux appliquent le prix a... »
    Ben c’est dommage de ne pas avoir de pierre philosophale…
  • #91
    le_sabirien
    21/11/2010 à 14:37
    En 1957 se déroulait l’exposition universelle (interdite aux étrangers) du quartier Jacques Cartier de la bonne ville de Bonneville. On y attendait avec frémissement le chef-d’œuvre de l’incroyable C.Papin : lefameux monochrome blanc éponyme.
    Hélas, hélas+hélas+hélas (attention, une expression se cache dans le début de cette phrase), au petit matin du grand soir,
    l’artiste blanc, cassé
    par une nuit blanc-cassis
    dans le pub insensé
    du numéro 106
    de la rue des Enfers
    Où se ruent des enfants
    Pour rejouer les guerres
    Rien de très élégant
    l’artiste, donc, confondant son superbe monochrome avec le vulgaire pense-bête de la cuisine,
    (ici, trois petits points d’angoisse car tout le monde sent que l’histoire jusque-là légère va sombrer dans le drame)
    y inscrivit,
    (et trois petits points qui font six, je ne vais pas me gêner pour préparer au mieux mon effet car je sens le lecteur agrippé à mes doigts)
    en lettres indélébiles,
    (il va falloir lâcher mes doigts maintenant si vous voulez connaître la suite.
    - Oh pardon !
    - Merci !)
    "blanc+cassis+aspirine".
    Ayant commis son crime de lèse-art (Que fait la SPA ?), il retourna à son coma interrompu.
    A 17h, second réveil. C. Papin débarque dans la cuisine et là,
    (merci de ne pas lire ces trois petits points puisque pour vous, il n’y a aucun suspense. Si je les mets, c’est pour le personnage principal qui a tout oublié à cause que plus haut, j’avais dit qu’il avait bu du blanc-cassis. Vous comprenez ? Si vous voulez vous mettre à sa place, mettez du correcteur sur votre écran sur le passage :« L’artiste blanc … » jusqu’à « ... second réveil » et là, vous allez avoir une drôle de surprise !)
    il découvre son chef-d’œuvre barbouillé d’un message incompréhensible.
    Horrifié, apeuré, angoissé et nauséeux, il file à belle allure vers la salle Jean Lassalle de la bonne ville de Bonneville pour annoncer à tous l’horrible, l’infâme, l’angoissante et triste nouvelle.
    Si je fus d’engeance classique, j’aurais non seulement bien conjugué le début de ma phrase mais qui pis est, j’aurais décrit à merveille le paysage défilant sous les yeux mi-clos de l’artiste maudit. Or, pas moins de trois problèmes se posent :
    - D’une part, j’ai toujours été emmerdé par les paragraphes entiers de bacs à fleurs rougissant sous les lueurs astrales pendant que l’auteur se demande comment cette fichue histoire pourrait bien rebondir parce qu’il en est qu’à la douzième page et que l’éditeur a dit deux-cents minimum.
    - D’autre part, je n’ai aucune espèce de connaissance faunale ni florale et je n’ai pas que ça à foutre de chercher la couleur et la saison des rhododendrons. Merci bien !
    - Et encore d’autre part, le quartier Jacques Cartier est peu fleuri (à peine trois géraniums hideux qui pendouillent au-dessus des ronds-points) et ce jour-là, le temps, c’était pas trop ça. Quand ça veut pas, ça veut pas !
    Pour celui que ce merdoyage paysager chagrine, il n’a qu’à coller sur son écran n’importe quel début de paragraphe de Proust ou de qui il veut. Comptez pas sur moi pour faire mieux !
    Enfin, C. Papin atteignait la salle Jean Lassalle du quartier jean Cartier de la bonne ville de Bonneville, sûr de s’y faire huer.
    Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir le tout Bonneville s’émerveiller de cette ultime provocation artistique : un clou sur un mur vide mentionnant en bas à gauche le nom de l’intrépide artiste : « C. Papin ».
    A son arrivée, il fut ovationné pour ce qui devait rester dans les mémoires bonnevilaines comme le clou de l’exposition.
  • #92
    PHILO_LOGIS
    21/11/2010 à 17:32
    • En réponse à le_sabirien #91 le 21/11/2010 à 14:37 :
    • « En 1957 se déroulait l’exposition universelle (interdite aux étrangers) du quartier Jacques Cartier de la bonne ville de Bonneville. On y at... »
    Après une envolée pareille, m’étonne pas que plus personne n’ose prendre ni la parole ni la plume!
    C’est le clou de la journée! Reviens donc nous faire cela plus souvent!
  • #93
    chirstian
    21/11/2010 à 18:22
    • En réponse à le_sabirien #91 le 21/11/2010 à 14:37 :
    • « En 1957 se déroulait l’exposition universelle (interdite aux étrangers) du quartier Jacques Cartier de la bonne ville de Bonneville. On y at... »
    Hélas, hélas+hélas+hélas (attention, une expression se cache dans le début de cette phrase)
    comme on dit à Troie : je ne vois pas où mène_hélas, et je prendrai pas le Paris. Mais je te crois sur parole, car tout cela sent l’autobiographie ! 🙂
  • #94
    <inconnu>
    21/11/2010 à 18:46
    Cela manque d’ouvrier ici !
    Le clou dont vous parlez tous est une "pointe".
    Voilà le mot juste pour parler du truc qu’on enfonce pour fixer un machin au mur par exemple. 🙂
  • #95
    mitzi50
    21/11/2010 à 18:56*
    • En réponse à chirstian #88 le 21/11/2010 à 12:04 :
    • « Je crois qu’ un kilo d’ or ne "vaut" pas le même prix qu’ un kilo de ferraille, et je doute que les acheteurs de bijoux appliquent le prix a... »
    Toutes mes excuses. Mes doigts ont "fourché". Il m’ arrive souvent d’ être distraite : je pense à une chose et écris des raccourcis fâcheux ou stupides. Je mérite de me faire taper sur les doigts mais de préférence pas avec un marteau, c’ est trop douloureux ! Et tu as sans doute raison quant aux ferrailleurs (surtout lorsqu’ ils achètent et revendent du cuivre ou autre métal dont la cote monte et qu’ il a été dérobé).
  • #96
    PHILO_LOGIS
    21/11/2010 à 19:39*
    • En réponse à mitzi50 #95 le 21/11/2010 à 18:56* :
    • « Toutes mes excuses. Mes doigts ont "fourché". Il m’ arrive souvent d’ être distraite : je pense à une chose et écris des raccourcis fâcheux... »
    dont la cote monte

    C’est comme la moutarde... de mots, quand elle monte au nez...
    Non, je veux dire la cote... de mailles... car, comme de bien entendu, il n’y a qu’elle qui m’aille!
  • #97
    PHILO_LOGIS
    21/11/2010 à 19:40
    • En réponse à <inconnu> #94 le 21/11/2010 à 18:46 :
    • « Cela manque d’ouvrier ici !
      Le clou dont vous parlez tous est une "pointe".
      Voilà le mot juste pour parler du truc qu’on enfonce pour fixer... »
    Chaipa!
    Pourtant, il y a eu un homme célèbre, qui a inventé le clou. On en parle encore toujours du clou de J. Roffle!
  • #98
    <inconnu>
    21/11/2010 à 20:23
    • En réponse à PHILO_LOGIS #97 le 21/11/2010 à 19:40 :
    • « Chaipa!
      Pourtant, il y a eu un homme célèbre, qui a inventé le clou. On en parle encore toujours du clou de J. Roffle! »
    Ah la la c’est bon pour calmer ta douleur dentaire, hein ?
    De toute façon c’est bien moins douloureux que de s’ enfoncer une pointe dans la pulpe 🙂
  • #99
    DiwanC
    21/11/2010 à 20:30
    • En réponse à <inconnu> #94 le 21/11/2010 à 18:46 :
    • « Cela manque d’ouvrier ici !
      Le clou dont vous parlez tous est une "pointe".
      Voilà le mot juste pour parler du truc qu’on enfonce pour fixer... »
    Faut être complètement marteau pour confondre "clou" et "pointe" !
  • chirstian
    21/11/2010 à 20:48
    • En réponse à PHILO_LOGIS #97 le 21/11/2010 à 19:40 :
    • « Chaipa!
      Pourtant, il y a eu un homme célèbre, qui a inventé le clou. On en parle encore toujours du clou de J. Roffle! »
    le cousin de Bobby Lapointe ?