Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

remède de bonne femme [n]

un remède simple et populaire ; un remède sans grand intérêt ; un remède inefficace

Origine et définition

Voilà une expression fort intéressante à la fois par l'évolution de son sens et par ce qui est généralement cru de son origine.
Si, au cours d'une promenade dans un lieu fréquenté, vous abordez quelques personnes présentes et leur demandez quelle est l'origine de cette expression, la plupart de ceux qui seront persuadés d'avoir la réponse vous diront que le femme de notre expression est en fait une déformation de l'ancien français fame qui voulait dire « renommée ». Autrement dit, on utilisait avant de bonne fame, venu du latin bona fama, pour dire « de bonne renommée » et, le mot fame (qu'on retrouve aujourd'hui dans des mots-dernes comme fameux ou mal famé) ayant été oublié, il s'est transformé en son homophone femme à l'écrit. Par conséquent remède de bonne femme devrait s'écrire remède de bonne fame pour dire « remède de bonne renommée ».
Et c'est une explication qu'on trouve effectivement dans de très nombreux ouvrages et, par conséquent, de nombreux sites internet. Son seul mais principal inconvénient est qu'elle est fausse, malgré le fait qu'elle semble parfaitement tenir la route.
En effet, il est peu probable que vous trouviez un ouvrage ancien où remède de bonne fame existe. Oh, vous trouverez aisément beaucoup de livres parus jusqu'au milieu du XIXe siècle où l'on parlait de bonne fame (ou famé) et renommée (preuve que le mot était encore connu tardivement, ne justifiant pas son remplacement par femme), généralement en évoquant le besoin de rétablir celle de quelqu'un ayant été injustement accusé de quelque chose, mais point de bonne fame dans un contexte type de l'utilisation de notre expression [1]. Par contre, vous trouverez de nombreux remède de bonne fame dans des ouvrages publiés à partir de la deuxième moitié du XXe siècle, date où la fausse origine a commencé à se répandre.
En fait, aussi stupéfiant que cela puisse paraître, notre femme n'est rien d'autre qu'une femme ; et l'évolution de sens du syntagme bonne femme explique les deux significations assez opposées proposées pour notre locution.
Bonne femme apparaît au milieu du XVIIe siècle et désigne à la fois une femme bonne et une femme âgée, donc d'expérience, ce qui explique la connaissance par cette dernière de remèdes simples pour soigner de nombreux soucis physiques, remède devant bien sûr être compris comme quelque chose qui guérit un mal quelconque.
En 1693, on trouve sous la plume de Valentin Esprit Fléchier, évêque de Nîmes, dans son Histoire du cardinal Ximenès la phrase suivante : « Qu'elle espéroit pourtant avec l'assistance de Dieu, sous la protection duquel étoit ce grand Homme , que dans huit jours elle le guériroit par le moyen de quelques simples, dont elle connoissoit la vertu ; qu'elle demandoit pour toute grâce qu'on n'en parlât pas aux Médecins, qui se moquent de ces petits remédes de femmes. »
Et nous voilà déjà dans les remèdes de femmes, pas encore bonnes (et non de fames), mais on va rapidement y venir.
En effet, cinq ans plus tard, dans Pratique spéciale de médecine, écrit par Michael Ettmüller, on trouvera ceci : « Cette bonne femme n'ignoroit pas que le vin tiède bu après l'enfantement étoit merveilleux pour refaire les accouchées ».
Voilà donc une bonne femme, incontestablement une femme bonne, dont la renommée n'est pas évoquée, et qui connaît un remède pour vite retaper une de ses consoeurs qui vient d'accoucher.
Même si elle n'est citée par l'Académie française que dans la version de 1798 de son dictionnaire, notre expression apparaît au début du XVIIIe siècle.
On la trouve par exemple chez Philippe Hecquet dans son Observations sur la saignée du pied paru en 1724 : « Mais suivant ce détail, qui est d'après les Auteurs qui la donnent au public, l'inoculation est une pratique populaire, un remède de bonne femme, ramassé de parmi un peuple ignorant (...) ».
Nous y sommes ! La bonne femme, celle qui a suffisamment d'expérience pour connaître bien des choses de la vie, sans forcément être allée aux écoles, connaît, par transmission orale probablement, nombre de remèdes simples mais utiles pour soigner de nombreux bobos, ce qui explique le premier sens de l'expression, sans avoir besoin d'aller chercher le fameux bona fama.
Et parmi ces remèdes, je ne résiste pas au plaisir de vous en livrer un publié en 1768 dans le Dictionnaire raisonné universel d'histoire naturelle : « Le bouillon de taupe est un remède de bonne femme pour guérir les enfants de l'incommodité de pisser au lit ». Donc, si votre enfant souffre d'énurésie nocturne, il vous suffit d'attraper et de faire cuire à l'eau quelques taupes et de lui faire boire le bouillon ainsi obtenu.
Malheureusement, au fil du temps, la femme bonne du premier bonne femme est progressivement devenue une emmerdeuse, une femelle qui se mêle de choses où elle ne devrait pas mettre son trop grand nez, une papoteuse ou bavasseuse qui distribue sans parcimonie son fiel sur le dos des absentes, en bref une pas grand chose qui agace. Le syntagme est en effet devenu suffisamment péjoratif [2], et cela dès le XIXe siècle, pour qu'une fois associé au remède, il en désigne un forcément sans intérêt et très probablement inefficace.
[1] Pour enfoncer encore le clou, Furetière au XVIIe siècle (époque de l'apparition de l'expression) indiquait « Fame..., renommée, réputation. Il n'est en usage qu'en cette phrase de pratique: Rétabli en sa bonne fame et renommée ».
[2] Quel homme n'a pas, au moins une fois dans sa vie, levé les yeux au ciel en disant quelque chose comme « Ah, ces bonnes femmes ! », phrase pleine de sous-entendus négatifs.

Exemples

« (...) elle ressemblait à ces malades arrivés à un état désespéré qui essaient de toutes les recettes et se confient même aux remèdes de bonne femme. »
Honoré de Balzac - La maison du chat-qui-pelote - 1830

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand ein Hausmittel un remède de maison
Anglais an old wives' remedy un remède de vieilles femmes
Anglais folk remedies remèdes folkloriques
Anglais (USA) a home remedy un remède maison
Arabe (Maroc) doua Sidna Moussa le reméde de Moise
Arabe (Tunisie) dwa raawani médicaments populaires
Espagnol (Argentine) un remedio casero / Un remedio de la abuela un remède maison / Un remède de grand mère
Espagnol (Argentine) un remedio casero de la abuela un remède fait à la maison de grand-mère
Espagnol (Espagne) un remedio casero un remède fait maison
Français (Canada) un remède de grand-mère
Gallois hen feddyginiaeth un vieux remède
Hongrois háziszer un remède de maison
Hébreu תרופת סבתה médicament de grand-mère
Hébreu תרופה של הסבתא (troufa chèl hassavta) le remède de cette grand-mère
Italien i rimedi della nonna les remèdes de la grand-mère
Italien un' polvere di Pimpirimpi un poudre de Pimpirimpi
Néerlandais (Belgique) een oudewijvenremedie un remède de vielle femme
Néerlandais een huis- tuin- en keukenmiddel un remède de maison, jardin et cuisine
Néerlandais huismiddeltje remède de maison
Portugais (Portugal) remédio caseiro remède maison
Roumain leacuri băbeşti remèdes de vieille femme
Roumain un leac băbesc remède de vieille femme
Russe народное средство moyen populaire
Turc kocakarı ilacı un remède de vielle femme
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Commentaires sur l'expression « remède de bonne femme » Commentaires

  • #61
    DiwanC
    13/07/2013 à 16:32*
    • En réponse à mickeylange #31 le 13/07/2013 à 03:12* :
    • « Bonne femme dévoreuse de minets
      Bonne femme directeur de cabinet
      A la fois sensuelle et pudique
      Et bonne femme chirurgien esthétique »
    Qu’on a envie d’appeler Georges
    Mais qu’on aime bien sans soutien-gorge

    En lisant cela, j’ai imaginé* le noble Georges P. de Venelles en sous-vêtements de dentelle fine et bas résille… prêt à s’effeuiller, telle une marguerite...
    * l’espace d’une seconde ! Aucune envie de me retrouver collée un jour de Fêt.Nat. 😛
  • #62
    God
    13/07/2013 à 17:00
    • En réponse à DiwanC #61 le 13/07/2013 à 16:32* :
    • « Qu’on a envie d’appeler Georges
      Mais qu’on aime bien sans soutien-gorge
      En lisant cela, j’ai imaginé* le noble Georges P. de Venelles en so... »
    j’ai imaginé* le noble Georges P. de Venelles en sous-vêtements de dentelle fine et bas résilles

    J’ai bien une photo, mais je ne la diffuse pas : si elle se retrouvait sur Internet, je serais harcelé par des groupies en chaleur.
  • #63
    DiwanC
    13/07/2013 à 17:17
    • En réponse à God #62 le 13/07/2013 à 17:00 :
    • « j’ai imaginé* le noble Georges P. de Venelles en sous-vêtements de dentelle fine et bas résilles
      J’ai bien une photo, mais je ne la diffuse... »
    Sage précaution ! les groupies sont toujours un peu foldingues.
    Mais pour tes sages admiratrices, c’est différent : BeeBee, Syanne, Momo, Tyto, Saharaa, Claudiiiiine,… ; peux pas les citer toutes, elles se comptent par centaines !
    Nous, on ne la divulguera pas ; on la montrera juste à nos copines. 😄
  • #64
    DiwanC
    13/07/2013 à 17:19*
    Quelques réjouissants remèdes de bonne femme… ou de rebouteux !
    Contre les affections de la tête
    L’expérience recommande encore l’application d’une éponge imbibée d’eau de pluie tiède, ou un cataplasme de lierre bouilli avec de l’huile vieille.
    Il est également bon de se frotter le front avec des limaçons broyés.

    Contre la morsure de l’homme ou du singe.
    Pour dissiper le venin que distille dans la chair la morsure de l’homme ou de ce vilain animal qui lui ressemble, on se trouvera bien de boire du vin pur où l’on aura infusé de la bétoine, ou de fomenter la partie blessée avec une décoction de pelure de raifort.
    Contre le coryza et le refroidissement. À retenir pour l’hiver prochain !
    Souvent le froid pénètre et saisit si fortement les membres, qu’il est très difficile d’y rappeler la chaleur.
    Faites bouillir alors dans de l’huile une grenouille, que vous retirerez quand elle sera cuite; puis frottez-vous le corps avec l’huile ainsi préparée. La graine d’ortie peut avantageusement remplacer la grenouille et guérit infailliblement les maladies causées par le refroidissement. Des frictions faites avec de la moelle de cerf peuvent aussi remédier à la roideur des membres. Employer en fomentation du fiel d’ours délayé dans de l’eau tiède.

    Je vous assure que je n’ai rien inventé ! En voici la preuve à cette page.
    Une petite dernière :
    Contre les infections de la peau et du visage.
    Mangez encore, à jeun, des feuilles de platane; ou bien brûlez les excréments du chameau au dos recourbé, et mêlez-en la cendre avec du vinaigre et de l’encens : cette mixtion appliquée sur la peau est d’une merveilleuse efficacité.
    Ça leur fait tellement peur que les p’tits staphylocoques se carapatent en vitesse !
  • #65
    <inconnu>
    13/07/2013 à 17:36
    • En réponse à DiwanC #64 le 13/07/2013 à 17:19* :
    • « Quelques réjouissants remèdes de bonne femme… ou de rebouteux !
      Contre les affections de la tête
      L’expérience recommande encore l’applicati... »
    Des frictions faites avec de la moelle de cerf peuvent aussi remédier à la roideur des membres. Employer en fomentation du fiel d’ours délayé dans de l’eau tiède.

    Heureusement qu’il ne faut pas se procurer du sperme de mammouth. Je ne me vois pas très bien aller en Sibérie piocher dans le (s)permafrost...
  • #66
    mickeylange
    13/07/2013 à 17:55
    • En réponse à God #62 le 13/07/2013 à 17:00 :
    • « j’ai imaginé* le noble Georges P. de Venelles en sous-vêtements de dentelle fine et bas résilles
      J’ai bien une photo, mais je ne la diffuse... »
    J’ai bien une photo, mais je ne la diffuse pas : si elle se retrouvait sur Internet, je serais harcelé par des groupies en chaleur.

    Ne sois pas timide Sa Divinité la voilà ta photo que tout le monde espère à
    cette page
  • #67
    charmagnac
    13/07/2013 à 18:18
    • En réponse à DiwanC #63 le 13/07/2013 à 17:17 :
    • « Sage précaution ! les groupies sont toujours un peu foldingues.
      Mais pour tes sages admiratrices, c’est différent : BeeBee, Syanne, Momo, T... »
    Un secret, c’est quelque chose qu’on ne dit qu’à une personne à la fois 😉
  • #68
    DiwanC
    13/07/2013 à 18:58
    • En réponse à charmagnac #67 le 13/07/2013 à 18:18 :
    • « Un secret, c’est quelque chose qu’on ne dit qu’à une personne à la fois 😉 »
    Beau principe que je ne confierai pas à n’importe qui !
  • #69
    DiwanC
    13/07/2013 à 19:05*
    • En réponse à mickeylange #66 le 13/07/2013 à 17:55 :
    • « J’ai bien une photo, mais je ne la diffuse pas : si elle se retrouvait sur Internet, je serais harcelé par des groupies en chaleur.
      Ne sois... »
    Houlà ! Lui faut un remède !
    Contre les affections des lombes et des reins.
    Entre autres remèdes propres à calmer les douleurs profondes et tenaces des lombes, les médecins conseillent de faire boire au malade de l’eau où l’on a plongé et fait refroidir une pierre rougie au feu, ou de lui frictionner souvent le dos avec un flocon de laine grasse trempé dans une décoction brûlante de poix, de miel, de nitre, de soufre et d’aneth. Broyez encore une tête d’asperge dans du vin vieux ; et, soit en boisson, soit en fomentation, ce vin ainsi préparé devient un bon spécifique.
    Voir réf. plus haut. @ 64
  • #70
    Tricholome
    21/12/2018 à 00:20
    Je fouille dans vos archives. C’est comme le tombeau de Toutânkhamon, plus on en découvre, plus il en reste. Et il parait qu’on peut en mourir.
  • #71
    Tricholome
    21/12/2018 à 00:21*
    ÉPISODE JUSTE PRÉCÉDENT
    En route vers Tunis, où il voulait vendre le commandant de La licencieuse, Alastair O’Bungle, une princesse russe, Tatiana Romanovska, cousine du tsar et la doña Carmen Valenzuella de la Corte de Passadoble de Vanilla y Valencia au bey pour la rançon (et la gloire), Korssakof se trouvait sur le seuil des colonnes d’Hercule, cet étroit passage qui permet d’accéder à la Méditerranée.
    Korssakof : Ça se présente comment, lieutenant?
    Le lieutenant : Hrmmm, on a les Rosbifs sur le djebel Tarik avec des canons de 32 et de l’autre, on a les rastaquères maurisques et leurs caronades. Ça va chauffer!
    Le capitaine : Hrmmm, passons à la faveur de la nuit. Avec un petit foc volant sur le bâton de clinfoc, tous feux éteints. Le vent nous est favorable.
    ÉPISODE OCCURRENT
    Le mousse de cacatois : Capitaine une voile de Beur!
    Korssakof : On dit aurique, garnement! Lieutenant, Sonnez-moi le branle-bas, si c’est des pirates mauresques sur un chébec, on sera à la peine. Au besoin, on ressortira les chauderlos! Et vous me bottez les gabières hors de leur hamac. Je veux de la toile. Je vais leur servir un remède de bonnes femmes! Iphigénie, tu me les démâtes, ces infidèles!
  • #72
    Tricholome
    21/12/2018 à 00:39*
    On voit bien que malgré une éducâtion rudimentaire, le capitaine Korssakof n’hésite pas à utiliser la litote, la synecdoque et l’antiphrase dans ses échanges quotidiens, l’âme slave sans doute traitée aux remèdes de bonne femme corse.
  • #73
    Tricholome
    21/12/2018 à 00:54*
    Petit à petit, toutes ses voiles étales et gonflées, le Mer D’Alors remonte le chébec, jusqu’à lui toucher la poupe.
    Korssakof dans son porte-voix : Hé, bouffeurs de figues, vous vous rendez, ou je vous envoie mon harem!
    Le capitaine du chébec : 'adhhab 'iilaa aljahim, lui répond le capitaine du chébec. Allez au diable!
    Korssakof : À Dieu ne plaise! Ce salopard refuse de rendre gorge, eh bien, on la lui ouvrira depuis le colon! À l’abordage. Vous me les zigouillez, tous ceux qu’ont des valseuses! Et gardez-moi le capitaine pour la bonne bouche, je vais lui administrer un remède de bonne femme de mon acabit.
  • #74
    DiwanC
    21/12/2018 à 01:16*
    Elle était bonne comme le soleil d’avril ou comme une ondée bretonne et bienfaisante… bonne comme une Romaine ou comme Mélusine qui s’attarde sur les sentiers de Brocéliande… bonne comme la brioche du dimanche ou comme une année qui commence...
    Mais putain ! qu’elle était conne ! Et contre ça, il n’y avait pas de remède...

    S'cusez-moi... j' crois que je me suis un peu laissée aller côté vocabulaire...
    😕
  • #75
    Tricholome
    21/12/2018 à 01:16
    ÉPISODE SÉCÉDENT
    Le lieut : Capitaine, on a trouvé un harem, ouais, dans la coursive du gaillard d’arrière.
    Korssa : Nombreux ce harem?
    Le lieut : Z’étaient voilés, mais on a compté 18 pieds
    Korssa : Des pieds de femmes?
    Le lieut : Hrmmm, y avait 4 pieds d’hommes, des œufs nuques, sans doute, tous les harems en ont.
    Korssa : Hrmmm, le bey de Tunis a un harem déjà pas mal, à qui les vendrait-on?
    Le lieut : Parait qu’à Naples, ils donnent un bon prix pour du harem pas trop défraichi. Et p’is on pourrait faire de l’eau et ventre à terre. Et gouter leur tourte aux tomates et frometon. Dites oui, capitaine…
  • #76
    Tricholome
    21/12/2018 à 01:17
    • En réponse à DiwanC #74 le 21/12/2018 à 01:16* :
    • « Elle était bonne comme le soleil d’avril ou comme une ondée bretonne et bienfaisante… bonne comme une Romaine ou comme Mélusine qui s’attard... »
    Bonne comme un remède au mal de vivre.
  • #77
    Tricholome
    21/12/2018 à 01:53*
    ÉPISODE SUCCÉDANT
    Korssa : Y a moyen de faire des gabières avec ces nières de harem?
    Le lieut : Faut voir. Y en a qui ont de la détente, comme des juments arabes.
    Korssa : Vous me les mettez aux haubans et la la hune. Qu’importe le sexe, si elles me mettent de la toile.
    Le lieut : Y en a une qui récite du Hâroun ar Rachîd.
    Korssa : Ahhh, celle-là vous me la gardez, je lui montrerai mon sextant!
  • #78
    Tricholome
    21/12/2018 à 02:29*
    ÉPISODE OCCIDENT
    Le Mer D’Alors est en rade de Naples, à l’ombre du Vésuve. Le capitaine songe au pied du mont.
    Korssa : Vous saviez que c’était une volcane?
    Le lieut : Le Vésuve?
    Korssa : Oui, c’est un volcan femme.
    Le lieut : Ch’savais pas qu’y avait des volcans féminins.
    Korssa : Ignare! Y a des volcans de tous les sexes. Les volcans féminins ont la lave plus chaude. Les remèdes de bonne femme, c’est fait avec de la cendre de volcan féminin. T’en mets sur des blessures, elles suturent; ça réveille son homme. T’as une baisse de brise, t’as les voiles qui fassayent, ça vous remonte un mât en deux coups les gros. Et te voilà paré à la manœuvre.
  • #79
    Tricholome
    21/12/2018 à 03:04*
    ÉPISODE SENTIMENTAL
    Korssa : Puisqu’on est à Naples, et qu’on n’est pas mort, ch’pense aller voir ma mère à Chjirulatu, en Corse.
    Le lieut : Ils vous attendent avec brique et fanal, mon capitaine. Vous avez des frères ennemis, les frères de la Côte.
    Korssa : J’ai de l’or maintenant, pour remplir les coffres. Et p’is, j’leur laisserai une bonne du harem ou même un eunuque. Et maman sera bient contente de revoir son benjamin.
    Le lieut : Et nous?
    Korssa : Hé ben, vous ferez la nouba jusqu’à mon retour. Je vous ramènerai des remèdes de bonne femme corse pour vous remettre le corgnolon à l’endroit.
  • #80
    Tricholome
    21/12/2018 à 03:31*
    ÉPISODE TRANSE EN SANDALES
    Le capitaine Korssakof : Camarades matelots, gabières, femmes de harem, eunuques, commandant, princesse, doña Carmen, nous repartons à la course, cingler l’océan, fiers comme Artaban, corsaires que nous sommes et s’il faut REMÉDIER AUX BONNES FEMMES, nous irons jusqu’à confins des océans, là où gisent les monstres. Et nous crierons, nus sur la grève : Maman, maman, viens chercher ton enfant!
    Le capitaine, hoquète, un peu embarrassé : Hrmmm, oubliez la partie sur la plage. Et allons piller les gros-culs des Espanches, des Rosbifs et des Bataves. Et s’il y a quelque barcasse de Danois, qu’on les noye!