Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

de derrière les fagots [adj]

précieusement conservé ; précieux ; excellent ; rare ; exclusif ; surprenant ; d'une qualité exceptionnelle

Origine et définition

À l'origine, au XVIIIe siècle, cette expression s'appliquait au vin, celui qu'on remontait de la cave où il avait été soigneusement conservé, caché derrière les fagots de bois stockés pour l'hiver, ces minces branchages qui servaient à faire démarrer le feu dans la cheminée avant d'y mettre de véritables bûches.
Ce vin de qualité étant gardé pour les grandes occasions, la locution a fini par se généraliser, dans un sens figuré, à tout ce qui est d'une très grande qualité, ce qui est excellent, rare ou même surprenant ("Gaston L. nous a concocté une sole aux fraises de derrière les fagots").

Compléments

Certains vignerons utilisent encore aujourd'hui des fagots de sarments de vigne qui sont placés devant les vannes d'écoulement, à l'intérieur des cuves de fermentation des vins rouges.
Ces fagots permettent au jus de s'écouler tout en retenant les pépins de raisin et autres débris qui pourraient obstruer les pompes.
Dans ce cas, c'est, au sens propre, du vin de derrière les fagots que l'on obtient.

Exemples

« Le tout arrosé de quatre sortes de vins vieux et parfaits : Sauternes, Beaune, Pouilly, et je ne sais plus quoi, de derrière les fagots. »
André Gide - Journal

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand allererste Sahne la toute première crème
Allemand superqualität qualité super
Allemand von erlesener Qualität de qualité exquise
Anglais (Canada) the cream of the crop la crème du moisson
Anglais a rare find une trouvaille rare
Anglais of the best des meilleurs
Anglais (USA) the good stuff la chose de bonne qualité
Anglais (USA) the top of the crop le meilleur de la moisson/ vendange
Arabe (Algérie) sdfsdf dfdf
Espagnol (Argentine) perlas raras des perles rares
Espagnol (Espagne) canela fina cannelle raffinée
Espagnol (Espagne) exquisit exquis
Espagnol (Espagne) Guardado como oro en paño Gardé comme de l'or dans un beau linge
Français (Canada) une perle rare chose unique
Hébreu של השופרא דשופרא le frenchool
Italien della migliore qualità de la meilleure qualité
Latin post fasciculos lignorum de derriere les fagots de bois
Néerlandais "crème-de-la-crème" trad. comme en français: une chose superbe
Néerlandais een "parel" ..... une perle
Néerlandais een stille reserve un produit en réserve
Néerlandais je-van-het (intraduisible) quelque chose de superbe
Néerlandais Neusje van de zalm Nez du saumon
Néerlandais wie wat bewaart, heeft wat ce qu'on garde de côté, n'est plus à acheter
Néerlandais (Belgique) als de dieren terug kunnen spreken quand les animaux pouront parler denouveau
Néerlandais (Belgique) van de bovenste plank de la plus haute étagère
Néerlandais het neusje van de zalm le petit nez du saumon
Néerlandais van de bovenste plank du rayon le plus haut
Portugais (Brésil) daqui, oh ! d'ici, oh (dit en se pinçant le lobe de l'oreille)
Portugais (Brésil) uma joia rara une bijou rare
Roumain crème de la crème en français
Roumain nec plus ultra en latin - "rien au-delà"
Roumain de la secret du secret
Roumain numai pentru cunoscatori uniquement pour les connaisseurs
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Commentaires sur l'expression « de derrière les fagots » Commentaires

  • #1
    Elpepe
    06/02/2007 à 00:15
    Ben tiens, moi, avant d’aller au lit, je vous en ai concocté une de derrière les fagots, pour la prochaine Convention.be :
    Mignonne, allons voir si la rose
    Du compas n’a de grain de sable,
    Ni point perdu le nord et n’ose
    S’orienter dessus le nable…
    Mignonne, allons voir qui l’arrose,
    L’églantier de ce Connétable,
    Du déclin duquel quelques roses
    Feront l’heur de ces incunables.
    Mignonne, allons voir Scylla r’ose
    Concurrencer Charybde aimable,
    Dans un bouquet d’air de Ventôse
    En sa quête anti-charitable.
    Mignonne, hâlons voir si la rose,
    Qui ce matin était jetable,
    N’a point eu de métamorphose
    Qui la remette sur la table…
    Bon, là, faut être raisonnable : Non, non, ce n’est pas mon poème qui continue, c’est un laüs textuel, comme qui dirait un écrit prosaïque, pour vous expliquer en quoi l’expression du jour vient bien de la marine.
    En effet, quand, revenant d’une course lointaine en ayant affronté mille dangers, les hommes apercevaient enfin les feux, à la côte, ils s’en réjouissaient fort, en imaginant déjà leurs femmes qui, de derrière les fanaux, les attendaient avec -presque- la même impatience qu’eux-mêmes, ou du moins le croyaient-ils...
    Comment ? Elle est mal fagotée, mon histoire ? Eh, dites, vous avez vu l’heure, là ?
    Allez, bonne nuit, les gosses. Les mains sur les couvertures...
  • #2
    eureka
    06/02/2007 à 00:38*
    Tiens un peu de lecture pour les insomniaques et les lève-tôt comme les poules…en attendant que toute l’armada rapplique…un petit pot-pourri (muet bien sûr) de derrière les fagots des dernières re-nouvelles, en espérant que je ne vous conte pas des fagots..
    Il y avait une fois une baleine, qu’était pas de la petite bière, mais bien au creux de la vague, parce qu’on voulait la chasser "à" son logis. Elle était pas en goguette la pôv depuis qu’on a commencé à la persécutionner, on le comprend. Il lui fallait trouver un moyen de s’en sortir, et n’y allant pas par quatre chemins, décida net de déménager à la cloche de bois la nuit tombée pour échapper à ses percutionnistes. Ce qui fut chose faite. Allant son train de sénateur à la recherche d’un endroit où passer la nuit, en attendant de trouver un autre refuge le lendemain au chant de l’albatros, elle tomba pile poil sur un congénère, qui apparemment en connaissait un rayon, sur tout et qui visiblement n’avait pas l’air du genre à regarder son nombril. Ils sympathisèrent tout de suite et elle lui conta ses petits déboires ; il lui promit de l’aider et en gentleman lui proposa le gite, pas qu’il la laisse en rade quand même une jouvencelle baleine commak, dans cette obscurité abyssale. Elle accepta avec plaisir et soulagement de le suivre à son pied-à-mer, qu’était pas piqué des hannetons, ah ça oui ! Le diner, un peu étouffe-chrétien quand même, se passa on ne peut plus bien meilleur. Elle ne devait pas se plaindre, surtout que son hôte avait tellement mis de l’huile de coude pour sa préparation qu’elle en eût honte. Ils ont parlé, se sont raconté des histoires drôles et pas drôles, et ils ont ri comme des baleines, mais se faisant tard, elle voulut se retirer pour se pieuter, pas se lever tard pour vaquer à ses occupations. Et ne voila-t-il pas que son hôte, à plein badin, donna des signes plus ou moins clairs de vouloir entrer dans le vif du sujet. Fallait pas sortir de Saint-Cyr pour comprendre son manège à çui-là. Qu’ça génère avec ce congénère, se disât-elle soi-même à sa personne, ne génèrera que mon déshonneur, oh que non ! Ne lui laissant pas le temps de proférer une seule bulle de parole, elle attaqua sec, que depuis son plus jeune âge, elle a toujours été une grenouille de bénitier, tellement dévote et assidue qu’on la nommât Mère Bleue, que même ses copines angliches l’appelaient Mamy Blue, et que s’il était frappé au coin du bon sens, il l’aurait remarqué tout de suite. Que ça s’fait pas ci, qu’çà peut pas aller comme ça qu’il osât penser un instant qu’elle fut capable de lui faire une petite fleur (tiens, la rose..), et gnagnagni et gnagnagna. Elle a même pensé dans son intérieur fort que s’il ne voulait pas entendre raison, elle lui secouerait les prunes, lui volerait dans les écailles ou alors, bien qu’elle lui dût une fière chandelle, l’enverrait carrément chez plumeau… de son chez soi à lui-même. Et son cirque dura un certain temps. L’était pas bouché à l’émeri le gentleman-congénère, voillions ! et que grenouille de bénitier il voulait bien, mais qu’il s’en battait les flancs et que des baleines comme elles il en pleuvait sur lui comme du plancton et qu’au final tout ce qu’il voulait garantir, pas qu’elle récidivât sa cloche de bois, c’était qu’elle le payât, pas en nature comme elle l’avait si subtilement sous-entendu sinon souhaité, mais en espèces pour le gite, le boire et le manger…… Il lui aurait bien ajouté qu’elle ne savait pas c’qu’elle perdait comme temps à passer le plus clair de son temps à s’mouiller du bénitier alors qu’elle était mouillée jusqu’au cou et lui dirait sans ambages : Qui trop embrasse mal étreint, tant pis pour toi, tu sais pas c’que tu rates, espèce de morue ! Morue pour une baleine hein, voulait pas trop la vexer !
    Il finit par se faire à l’idée que la sainte mouillée habituée de la cloche de bois le paierait certainement, mais quand les moules auront des dents.. eh bé oui quoi, y a pas de poules chez les baleines ! Et il dormât…en la laissant en rade
    (fète pa gaf o fôt d’ortaugrafe)
    C’est bien sorti de derrière les fagots ? c’est c’que vous avez dit ? ah ok, c’est bien c’qui m’semblait aussi.. La prochaines fois, se sera les boutanches de derrière les fagots !
    Allez, y a les bras de Morphée qui m’attendent, j’m’y jette !
    Bonne nuit à toutes zé à tous, les fagotés, les moins fagotés et les pas fagotés du tout ! Et faites des rêves roses de derrière les fagots
  • #3
    cotentine
    06/02/2007 à 01:01
    on reconnaît la bonne bouteille, rangée de puis longtemps derrière les fagots et que l’on sort précautionneusement pour une grande occasion (j’vous laisse imaginer laquelle) à l’épaisseur de la poussière qui la recouvre ... même que ce serait sacrilège de l’essuyer !
  • #4
    cotentine
    06/02/2007 à 02:18
    La Fontaine, source d’inspiration, ce soir ... nous narre l’histoire d’
    "Un pauvre bûcheron, tout couvert de ramée,
    Sous le faix du fagot aussi bien que des ans
    Gémissant et courbé, marchait à pas pesants,
    Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.
    Enfin, n’en pouvant plus d’effort et de douleur,
    Il met bas son fagot, il songe à son malheur.
    Quel plaisir a-t-il eu depuis qu’il est au monde ?"

    Il mit bas son fagot et se planqua derrière.
    Il venait de découvrir comment échapper à la misère
    Il en avait taillé, rapporté, livré en tant d’endroits !
    Et se dit-il, chez des bourgeois plus riche que moi ...
    à l’idée de toutes ces bonnes bouteilles cachetées
    bien rangées derrière ses branchages attachés
    le courage lui revient et il imagine une livraison
    et, fin matois, retrouve sourire et un brin de raison.
    Poliment, il se présente, et propose gracieusement
    le fruit de son labeur à celui qui le prend pour un manant.
    "Quelle charmante attention !" s’esclaffe le seigneur
    "vas donc le ranger avec les autres, tu me feras une faveur"
    Notre Homme ne se le fait pas dire 2 fois, il jubile à l’intérieur
    sachant que ce Monsieur ne se commettrait pas par peur ...
    de se salir dans cet abri sombre où ne vont que les serviteurs !
    Le fagot subitement lui paraît beaucoup plus léger à trimballer.
    Ses douleurs, sa fatigue, son désespoir, tout s’est envollé !
    Il se faufile vers l’arrière des fagots et Ho ! vision délectable
    toutes ces belles bouteilles lui paraissent fort aimables ...
    Ne pas abuser, pour que le larcin soit insoupçonnable
    Il en prend deux, non, quatre ... allez, cinq, c’est équitable !
    et ce n’est pas de la piquette ce qui est calé dans sa musette,
    il repart à pas lents, il lui semble déjà en sentir le parfum,
    et une lumière dans l’oeil, il les savoure d’avance,... Mazette !
    en pensées, les prochaines lampées de ce nectar divin.
    Le voilà requinqué et tout guilleret, il se mettrait bien à danser
    Mais il reste un détail à réglerrapidement : faire un "pied-de-nez
    à la grande Faucheuse qui avait programmé son heure
    pour le soulager de ses douleurs et de ses malheurs ...
    moralité ... le plaisir se cache parfois derière les fagots ! 😄
  • #5
    momolala
    06/02/2007 à 06:36
    • En réponse à cotentine #4 le 06/02/2007 à 02:18 :
    • « La Fontaine, source d’inspiration, ce soir ... nous narre l’histoire d’
      "Un pauvre bûcheron, tout couvert de ramée,
      Sous le faix du fagot au... »
    Ultravitaminée, Contentine du soir ! 😉
    God, tu dois avoir le chauffage central car, si tu devais encore allumer ta cheminée pour te chauffer, tu ne parlerais pas au passé des minces branchages qui servent toujours à faire démarrer le feu avant d’y mettre les bûches (et à le relancer quand il s’endort). Je "fais" toujours des fagots de bruyère, de branchettes tombées, et des sacs de "pignes" qu’on garde bien au sec. D’une part on nettoie la forêt, d’autre part quand le ciel est si bas qu’il entre par la cheminée, ça aide bien. Et puis ça fait les jambes et le souffle de remonter les sacs pleins !
    ... La verve tardive (question d’heure seulement!) de Pépé et Cotentine me coupe le sifflet ! Il va me falloir prendre mon élan pour versifier derrière eux aujourd’hui ! sans parler de la prose d’Eureka. Je le dis avant Filo : bonjour du matin ; Mâtin ! quel site !
  • #6
    momolala
    06/02/2007 à 07:03*
    En vérité, je vous le dis, il y a fagot et fagot, comme il y a bon vin et piquette ! Le TLFi l’indique sobrement, mais sur cette page, ce sont à la fois Madame de Sévigné soi-même et le bon Molière qui l’exposent. Culture du matin réveille le marin, le Contentin, l’outre-Quiévrain comme l’outre-Rhin, le bassin Aquitain, les Canadiens et les iliens, les autres et les uns !
  • #7
    momolala
    06/02/2007 à 07:26*
    @Filo : obsession
    Vraiment, Filo, l’épitaphe ne me branche pas. Tu trouveras sur cette page l’intégralité du texte de Malherbe. Les roses de Ronsard ont un autre parfum qui s’allierait bien à la bonne bouteille de derrière les fagots : regarde cette page ou celle-ci : cette page. A toi de voir !
  • #8
    God
    06/02/2007 à 09:11
    • En réponse à momolala #5 le 06/02/2007 à 06:36 :
    • « Ultravitaminée, Contentine du soir ! 😉
      God, tu dois avoir le chauffage central car, si tu devais encore allumer ta cheminée pour te chauffer... »
    Mais oui, Momo, tu penses que je sais bien qu’on peut encore utiliser des branchages pour faire démarrer le feu quand on a une cheminée ou même quand on joue les scouts en été, près de la tente.
    Mais c’est devenu rare, comparativement à l’époque d’apparition de l’expression où le chauffage central ou celui par le sol n’existaient pas encore, malgré le devin Léonard, si !
  • #9
    <inconnu>
    06/02/2007 à 09:16*
    Ma grand-mère entreposait son bois et ses fagots dans une grange où, quand j’étais môme j’allais m’amuser... Je vous dis pas ce qui s’y passait derrière les fagots 😉
    D’ailleurs je me demande si l’expression ne tire pas son origine de cette joyeuse époque...
    Bon peut-être un peu prétentieux le grand singe ce mâtin.
    Dans la recherche par mots clefs il y a "DERRIERE" comme quoi !
  • #10
    eureka
    06/02/2007 à 10:22*
    • En réponse à momolala #7 le 06/02/2007 à 07:26* :
    • « @Filo : obsession
      Vraiment, Filo, l’épitaphe ne me branche pas. Tu trouveras sur cette page l’intégralité du texte de Malherbe. Les roses de... »
    Moi non plus je dois dire, mais alors pas du tout, ça me fout un peu les boules.
    Désolée Filolo
    Pourquoi ne pas proposer plusieurs thèmes qui seront soumis aux votes des participants (et non participants, si ça les inspire), le thème qui branchera le plus remplacera la rose...
    Enfin c’est juste une idée, mais c’est vous tous qui voyez...
    God en ce moment y nous choisit de ces esspressions, sorties de derrière les fagots, pas piquées des vers ni des hannetons, et croyez moi c’est pas de la petite bière....
    Bonjour à tout le monde
  • #11
    chirstian
    06/02/2007 à 10:22
    dans certains milieux intégristes , où les hommes sont si pieux qu’on en fait des clôtures, on a des prières de "derrière les cagots". Quant à celui qui ne partage pas exactement leurs idées, on dit qu’il "sent le fagot" (le bûcher n’est pas loin!)
    @1 : Elpepe ou le "vers-galant"
  • #12
    <inconnu>
    06/02/2007 à 10:44
    • En réponse à <inconnu> #9 le 06/02/2007 à 09:16* :
    • « Ma grand-mère entreposait son bois et ses fagots dans une grange où, quand j’étais môme j’allais m’amuser... Je vous dis pas ce qui s’y pass... »
    Comme toi, je vois poindre dans cette expression une légère sensation de cuisses roses… Ne dit-on pas d’ailleurs (ses parents) d’une prétendue souillon qui se rhabille à la hâte : « t’as vu comme t’es fagotée, traînée ? ».
    Il s’en passait des choses derrière les fagots et derrière les tas de paille aussi.
    Se rouler dans la paille est moins douloureux que de se rouler le derrière dans les fagots.
    Une cuvée ou un Cul en V ? Qu’est-ce qu’on recherche à la cave avec la p’tite jeunette ? Hein ?
    Bon, ça commence à m’émoustiller cette affaire…
  • #13
    Elpepe
    06/02/2007 à 10:47*
    Bonjour bonjour, les gosses,
    l’approche momolalesque de la rose ronsardière me paraît plus gaie, à moi aussi, mon Filou. Regarde, il faut de la joie et de la vie, et on en déborde, à pleins bouquets, parfois. Et on en a besoin, du parfum de ces roses qu’on s’envoie en se tapant sur le ventre ! Filo_théo_Gautier n’écrivait-il pas , dans "La rose-thé" :
    La plus délicate des roses
    Est, à coup sûr, la rose-thé.
    Son bouton aux feuilles mi-closes
    De carmin à peine est teinté.
    On dirait une rose blanche
    Qu’aurait fait rougir de pudeur,
    En la lutinant sur la branche,
    Un papillon trop plein d’ardeur.
    Son tissu rose et diaphane
    De la chair a le velouté ;
    Auprès, tout incarnat se fane
    Ou prend de la vulgarité.
    Comme un teint aristocratique
    Noircit les fronts bruns de soleil,
    De ses soeurs elle rend rustique
    Le coloris chaud et vermeil.
    Mais, si votre main qui s’en joue,
    A quelque bal, pour son parfum,
    La rapproche de votre joue,
    Son frais éclat devient commun.
    Il n’est pas de rose assez tendre
    Sur la palette du printemps,
    Madame, pour oser prétendre
    Lutter contre vos dix-sept ans.
    La peau vaut mieux que le pétale,
    Et le sang pur d’un noble coeur
    Qui sur la jeunesse s’étale,
    De tous les roses est vainqueur !
    Tout à la gloire de la seule beauté de la jeunesse. Dix-sept ans ! Une gamine ! L’était pas un brin pédophile, Gautier ? Hmmm ? Bon, n’empêche, racontée comme ça, la rose, c’est plus gai, pour une Convention.be, non ? Mais même comme ça, ça fout les boules à Eureka : des roses-pompon, quoi... Non, moi, comme sujet de convention, je vous propose, au choix :
    - la Marine
    - L’éditeur de partoche, la clé de 12 et Paint Express I/O... 😄
    @_Chirstian_11 : joli !
    NOTA BENE : l’expression du jour tombe vraiment à pic pour relancer le dossier contentieux de l’éditeur de partoche : cette page.
  • #14
    eureka
    06/02/2007 à 11:25
    • En réponse à <inconnu> #12 le 06/02/2007 à 10:44 :
    • « Comme toi, je vois poindre dans cette expression une légère sensation de cuisses roses… Ne dit-on pas d’ailleurs (ses parents) d’une prétend... »
    + @ bonobo 9
    N’est-ce pas aussi que vient de là l’expression "être un grand abatteur de bois" ???
  • #15
    borikito
    06/02/2007 à 11:35
    Nous n’en sommes qu’à la quatorzième et déjà je me sens petit, tout petit devant le lyrisme et le talent de mes colocataires.
    Je vais vous dire : vous m’énervez, tiens !
    (mais je me régale quand-même)
  • #16
    Elpepe
    06/02/2007 à 11:47
    • En réponse à borikito #15 le 06/02/2007 à 11:35 :
    • « Nous n’en sommes qu’à la quatorzième et déjà je me sens petit, tout petit devant le lyrisme et le talent de mes colocataires.
      Je vais vous d... »
    Et le klaxon de la ferme aquacole, en face de chez toi ? Il est pas encore plus énervant ? Hmmm ?
  • #17
    borikito
    06/02/2007 à 11:57*
    • En réponse à Elpepe #16 le 06/02/2007 à 11:47 :
    • « Et le klaxon de la ferme aquacole, en face de chez toi ? Il est pas encore plus énervant ? Hmmm ? »
    Non, non, des fois ils me font des trémolos (des trémolis ?) ravissants, eux !
  • #18
    eureka
    06/02/2007 à 11:58*
    • En réponse à borikito #15 le 06/02/2007 à 11:35 :
    • « Nous n’en sommes qu’à la quatorzième et déjà je me sens petit, tout petit devant le lyrisme et le talent de mes colocataires.
      Je vais vous d... »
    Bori petit il a bobo
    viens après le Kito
    de derrière les fagots...
    ça nous fait une excellente moyenne tout ça, moi je dis !
  • #19
    Elpepe
    06/02/2007 à 12:30
    Bon, God, là, ils le font exprès, c’est sûr. Piqués au vif par nos remarques acerbes sur leur comportement publicitaire, ça fait des jours que mon bandeau est à peu près figé sur les vieilles scies sur lesquelles j’ai déjà cliqué cent fois (meuh non, je déconne !), de la Normandie de Cotentine au Monde 25€/mois en passant par les cellules de hanneton et les cours d’anglais... Si bien qu’il n’y a plus rien à se mettre sous l’Adam, God. Tu avoueras que c’est quand même frustrant, hein ? Surtout pour toi, d’ailleurs. Nous assistons, impuissants, à la fin d’un rêve : l’intelligence, fût-elle assez artificielle, de Google...
  • #20
    momolala
    06/02/2007 à 13:04
    • En réponse à Elpepe #19 le 06/02/2007 à 12:30 :
    • « Bon, God, là, ils le font exprès, c’est sûr. Piqués au vif par nos remarques acerbes sur leur comportement publicitaire, ça fait des jours q... »
    Peut-être qu’ils n’ont plus d’annonceurs à proposer ? Non ? On peut toujours rêver. Tiens, un petit bandeau de derrière les fagots :
    Fagot Champain
    pin-not, marc (sans antoine)
    Photo-Provence
    Chez Patrick,
    du côté de chez Zan
    Fagott Oscar Schreibert
    Le roi de l’instrument à vents
    du côté de chez l’Albert (Einstein)
    Olivoi musicos brûle les totems
    et chante la p’tite Charlotte mal fagottée
    Et je l’ai fait européen, mon bandeau !