Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

casser du sucre sur le dos [v]

dire du mal d'une personne en son absence ; critiquer une personne en son absence

Origine et définition

Les absents ont toujours tort, c'est bien connu.
Et nombreux sont ceux dont les oreilles doivent siffler dès qu'ils ont le dos tourné.

Dans cette expression, on trouve deux parties intéressantes.

Evacuons d'abord le morceau (de sucre) le plus facile.
'sur le dos', c'est ce qui permet de faire porter le fardeau d'une responsabilité quelconque à quelqu'un. Et comme ce dernier n'est pas là pour se défendre, c'est d'autant plus facile.

L'explication de casser du sucre pose un problème légèrement plus épineux.
Autrefois, non seulement le sucre était un complément alimentaire de luxe (l'expression ne vient donc pas des quartiers pauvres), mais on n'avait pas de belles boîtes rectangulaires contenant des beaux petits morceaux parfaitement taillés et superbement alignés, attendant avec impatience de fondre de plaisir. On disposait plutôt d'un bloc (un pain) de sucre qu'il fallait casser en petits morceaux, au fur et à mesure des besoins.

Tiens ! C'est donc là qu'on casse du sucre ! Mais quel peut bien être le lien avec les méchancetés débitées en l'absence du principal interessé ?

Il ne semble pas facile à faire.
Duneton indique que, dans le "Dictionnaire de Trévoux", au XVIIIe siècle, l'expression "se sucrer de quelqu'un" voulait dire "le prendre pour un imbécile".
Alors le glissement de cette piètre estimation vers "dire du mal de lui" peut se comprendre. De même, on peut imaginer qu'on ait évolué de "se sucrer" vers "casser du sucre", puisqu'il fallait le faire pour sucrer.
Mais malheureusement, rien n'explique pourquoi, dans l'ancienne locution citée par Duneton, il y a cette association entre le sucre et l'imbécillité[1].

casser du sucre est apparue au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle à la fin duquel le complément 'sur le dos' a été ajouté.
A la même époque, pour les brigands, cela voulait aussi dire 'dénoncer', probablement par la similitude avec "casser le morceau" qui avait la même signification (alors que maintenant, pour dire la même chose, on "mange le morceau". Peut-être parce qu'on n'a plus besoin de le casser ?)

[1] En argot, on dit bien "se sucrer" pour "s'octroyer un bénéfice plus ou moins légitime", ce qui pourrait être facile en profitant de la naïveté de l'imbécile (et on aurait alors un lien, même ténu, entre ces deux termes), mais cette forme n'apparaît que bien plus tard, au début du XXe siècle.

Exemples

Il faut toujours qu'il casse du sucre sur le dos de quelqu'un !
Eight ball disait que vous cassiez du sucre sur le dos de son informateur.

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand keine gutes Haar an jemandem lassen ne pas laisser un bon cheveu à quelqu'un
Allemand über jemanden herziehen traîner sur quelqu'un
Anglais backbite someone mordre le dos à quelqu'un
Anglais talk behind someone's back parler dans le dos de quelqu'un
Anglais (USA) badmouth someone dire du mal de quelqu'un
Arabe tihki bi Afa Hada parler derrière son dos
Arabe (Tunisie) taktyie ou térich laabéd déchirer et déplumer les gens
Espagnol (Espagne) poner a alguien verde mettre quelqu'un au vert
Espagnol (Mexique) echar tierra lancer de la terre
Espagnol (Espagne) si se muerde la lengua se envenena ! s'il se mord la langue il s'empoisonne !
Espagnol (Espagne) Denigrar Dénigrer
Espagnol (Espagne) Desacreditar / Desprestigiar Discréditer
Espagnol (Espagne) cortarle un traje a alguien couper un vêtement, un costume à quelqu'un
Espagnol (Argentine) sacarle el cuero a alguien enlever la peau a quelqu'un
Espagnol (Argentine) sacarle la piel a tiras enlever la peau par lanières
Français (Canada) bagueuler quelqu'un médire
Français (Canada) parler dans le dos
Français (France) habiller quelqu'un
Hongrois megszól vkit / rosszat mond vkiről a háta mögött casser du sucre sur le dos de qqn
Hongrois kibeszél valakit a háta mögött cukrot tör valakinek a hátán
Hébreu הטיל רפש על le dénigrer
Hébreu ליכלך עליו le salir
Hébreu הלך רכיל עליו le calomnier
Italien dire peste e corna di qualcuno dire la peste et les cornes de quelqu’un
Italien sparlare di qualcuno parler derrière quelqu'un
Italien tagliare i panni addosso a qualcuno couper les tissus sur quelqu'un
Néerlandais (Belgique) achterklap verkopen vendre du babbilage / de la diffamation
Néerlandais (Belgique) iemand zwart maken / afschilderen faire / peindre quelqu'un noir
Néerlandais iemand achter zijn rug om zwart maken noircir quelqu'un par derrière son dos
Polonais wieszać na kimś psy pendre des chiens sur quelqu'un
Portugais (Brésil) falar mal de alguém pelas costas dire du mal de quelqu'un en son absence
Portugais (Brésil) falar pelas costas parler au dos
Portugais (Brésil) fazer a caveira de alguém faire un crâne de mort de quelqu'un
Portugais (Portugal) falar mal de alguém dire du mal de quelqu'un
Roumain a vorbi pe la spate parler dans le dos
Turc giydirmek habiller quelqu'un
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « casser du sucre sur le dos » Commentaires

  • charmagnac
    29/12/2014 à 18:14
    • En réponse à Paracas #102 le 29/12/2014 à 10:26* :
    • « Avec tous les Cht'is qui hantent ces lieux, je m'étonne que personne n'ait mentionné ce délice du Ch'nord.......avec une coupe de vin de rhu... »
    Curieux qu'il l'aient appelé "tarte au sucre" alors que les Ch'tis parlent de la "tarte à l'chuc".
  • charmagnac
    29/12/2014 à 18:17
    • En réponse à joseta #79 le 29/12/2014 à 07:41 :
    • « DEVINETTE
      Rose était diabétique, et quand elle voulait dire du mal de quelqu'un, elle avait pris l'habitude de déchirer un sachet en plastiq... »
    Ah le diabète. "Si Jeanne d'Arc avait été diabétique, tout Rouen aurait senti le caramel" (Jean Yanne, bien sûr)
  • charmagnac
    29/12/2014 à 18:18
    • En réponse à Utilisateur supprimé #85 le 29/12/2014 à 08:12* :
    • « Joseta répond le plus souvent aux devinettes, il fait donc partie du 0,01 % de voyants qu'il y a en Espagne* comme il l'a lui-même mentionné... »
    Ou 99,99 % qui n'ont pas" la lumière à tous les étages".
  • Paracas
    29/12/2014 à 19:35
    • En réponse à DiwanC #119 le 29/12/2014 à 16:26* :
    • « "Obligatoirement féminin..."
      Je me marre ! Le plus souvent, les grands auteurs brossent le portrait d'un garçon. Tiens :
      - Un singulier pe... »
    Et alors ça prouve rien........ce ne sont que des personnages de fiction, moi je parle de la réalité, la vraie vie......
    Merci, j'aime bien les sucre d'orge..........🙂
  • Paracas
    29/12/2014 à 19:36
    • En réponse à charmagnac #121 le 29/12/2014 à 18:14 :
    • « Curieux qu'il l'aient appelé "tarte au sucre" alors que les Ch'tis parlent de la "tarte à l'chuc". »
    bah une fois un ch'ti m'a parlé de tart'al'tomat' pour parler de la pizza...........
  • SyntaxTerror
    29/12/2014 à 19:59
    • En réponse à Paracas #125 le 29/12/2014 à 19:36 :
    • « bah une fois un ch'ti m'a parlé de tart'al'tomat' pour parler de la pizza........... »
    Y a pas de tomate dans la pizza ?
  • DiwanC
    29/12/2014 à 20:27*
    • En réponse à Paracas #124 le 29/12/2014 à 19:35 :
    • « Et alors ça prouve rien........ce ne sont que des personnages de fiction, moi je parle de la réalité, la vraie vie......
      Merci, j'aime bien... »
    "Fiction" ! le baron d'H. et Voltaire... vaut mieux lire ça que d'être sourd...
    Arrête de persifler et sois un peu attentif mon grand ! 😛
  • DiwanC
    29/12/2014 à 20:31*
    • En réponse à mickeylange #120 le 29/12/2014 à 17:45 :
    • « C'est le jour ou elle a "sucré" un diabétique que Marcelle à baptisé la turlute "gâterie " »
    Elle en parle dans son carnet de voyages "Souvenirs du Rwanda", au chapitre "Rencontre avec un chef Hutu"...
  • joseta
    29/12/2014 à 21:15*
    - Que plante ce jardinier moqueur dans son jardin ?
    - persil, fleurs...
  • PierreLou
    30/12/2014 à 03:04
    Je ne suis pas du tout convaincu que l'expression « parler dans le dos de quelqu'un » soit typiquement québécoise.
  • soumdecoste
    02/01/2015 à 11:23
    le sucre n'a pas toujours été présenté en carré ou en poudre. Il y a des pays où la tradiction veut ou la facilité de fabrication que le sucre soit présenté en "canon" en un escene de cone de 30cm sur une 15 de cm de diametre a la base( voir le Maroc et la préparation du thé à la menthe). Pour le casseron utilise un petit marteau. En general on tient le gros morceau dans sa main. Sur le dos, ce serait plus douloureux !!!!
  • Tricholome
    15/04/2019 à 00:49*
    Hé ben, c'est lundi qui point et y a des mecs et des meufs qui doivent aller au charbon! Heureux les vieux qui, égrotants, peuvent quand même savourer ces lundis de congé (perpétuels).
    Pour rester dans une veine patriotique, un épisode pas trop salé (pour un marin) du capitaine K qui veut revenir se faire berger en Provence.
    Les aventures du capitaine Korssakof
    À chèvre donnée, on regarde pas le bide
    (8 ans et plus avec supervision des parents)
    Le capitaine K et Ange-Eusèbe, son fidèle lieutenant, devisent dans l’air lourd de senteurs exotiques, bercés par les souffles de la nuit de l’immense Amazone.
    — Ange-Eusèbe, c’est terminé, j’en ai marre de l’équateur et de tous ces rastaquouères qui viennent quémander, qui des conseils entrepreneuriaux, qui du financement, et tous ces rongeurs de balustre qui veulent me faire pape de ceci-cela, tous des sangsues attirés par l’appât du gain et la gloriole. Et quand je refuse, i’s m’cassent du sucre sur le dos! Heureusement qui y a les novices…
    — Ouais, j’ai bien fait de garder celle de Todos o Santos (Salvador de Bahia), hein, capitaine?
    — Ahh y a yaille, si je te disais ce qu’elle m’a fait cette nuit! hrmmm, mais j’aime mieux me taire, les murs ont des oreilles (As paredes têm ouvidos, murmure-t-il en brésilien approximatif). Disons qu’il y a eu beaucoup de rebondissements. D’ailleurs, Lolo, j’lai conservée par devers moi, assistante spéciale pour l’Élévation des Masses de l’Ermitage. Elle a pas été longtemps à l’école, mais elle a beaucoup de facilité avec la langue et tu la verrais compter sur les doigts!
    Mais bon, y en a marre des marécages, on se tire ailleurs!
    — Vous savez, capitaine, que mes ancêtres étaient pas Sénégalais. J’insiste!
    — Je sais, je sais, j’ai vu ton accastillage, tes ancêtres devaient être de sacrés Malabars! Bon, j’ai décidé de revenir à nos origines et à nos ancêtres les Gaulois. On revient au pays natal et on devient chevrier-moutonnier. Ahhh, à nous les alpages, l’herbe croquante sous les gélivures des frais matin printaniers, à nous la paillasse odorante des bergeries, à nous le simple repas de pain bis et de fromage écru (au lait cru?), à nous…
    — Hrmmm, capitaine, quand vous dites à nous, vous pourriez préciser qui est dans ce nous, car votre nous me noue la gargane d’une indécision lancinante.
    — Ange-Eusèbe, coq fidèle, quartier-maitre d’exception, intendant exemplaire de mes entreprises, nous irons en enfer ensemblent!* Et si tu permets, j’vais quand même apporter Lolo dans mes bagages, ajoute-t-il avec le regard rêveur. Mais tu me connais, pas question de partager ce lot-là.
    — Vous êtes dur, capitaine, c’est quand même moi qui l’a trouvée. Et p’is elle est un peu jeune pour votre âge, s’objecte-t-il. Vous serez la risée du village, l’oncle dégueulasse d’Amérique qui se paye une jeunette! I’s vont vous casser du sucre sur le dos!
    — Qu’ils s’en étouffent! Jeunette peut-être mais femme néanmoins. T’as vu son soubassement? L’Italie est passé par là! Elle pourrait servir de modèle pour la chapelle Sixtine. C’est mon Vésuve et je serai son Pompéi! C’est Rome, c’est Venise, c’est Capoue! Et je serai son César, son Michel-Ange, son Bolivar, ne t’en déplaise Ange-Eusèbe! Alors, pas touche, bonhomme, moi la fidélité exclusive, c’est sacré, évoque-t-il, les lèvres frémissantes (à lui), les recoins humides (à elle) de sa nouvelle conquête.
    Ange-Eusèbe, un peu dépité, grogne : J’savais pas que vous vous y connaissiez en matière ovino-caprine.
    — Ma mère était Corse, c’est tout dire. On est dans la chèvre, le mouton et même un empereur, de naissance, comme la beauté, évoque-t-il, rêveur, l’admirable silhouette aux courbes lascives des baies brésiliennes de sa Lolo, damnation de Todos o Santos, et notamment de son curé, mais je m’égare (comme disait Τερψίων). Bon, on f’ra ça près d’Aix, j’ai des potes qu’ont des landes dans le bout du Mount Ventùri. Y a quelques peintres qui y ont des cabanons; on les foutra dehors en leur donnant des arrhes pour leurs croutes. Il rit : On va leur casser la croute! Des arrhes pour les arts! Tu saisis?
    — Me prenez pas pour plus débile que je suis. Y a pas de lézard, rien que du lard, vous saisissez? Et comme c’est de la peinture à l’eau, on pourrait dire que c’est du lard maigre.
    — Si tu t’y mets, ça s’ra du lard nègre, balle-au-bonde le capitaine!
    — Bon, si on revenait à nos moutons… Korssakof, chevrier, on aura tout vu, mais ça m’outonne pas! Y vont en faire tout un fromage sur Expressio! ricane Ange-Eusèbe. Avec un ex-clave bien membré, du Bénin, je précise, et une voluptueuse Brésilienne qu’on a les mirettes qui chavirent, vous allez faire un tabac (à pipes!) à la foire annuelle de Vauvenargues! Et on pourra essayer de fourguer quelques croutes aux touristes. D’ici que les ânes gardent les troupeaux!.
    * Voilà un bel exemple du pluriel d’empathie.
  • Paracas
    15/04/2019 à 06:17*
    Cette chanson très jazz de Trenet interprétée par Georges....
    Le poivre avec la naphtaline,
    Le sucre, la moutarde, le lait, la chicorée!

    Et voici le café.
    Avec ou sans sucre ?
    Je vous laisse casser du sucre, j'ai à faire par ailleurs....🙂
  • Kyrikou
    15/04/2019 à 06:28
    • En réponse à Paracas #133 le 15/04/2019 à 06:17* :
    • « Cette chanson très jazz de Trenet interprétée par Georges....
      Le poivre avec la naphtaline,
      Le sucre, la moutarde, le lait, la chicorée!
      Et... »
    Merci pour ce joli moment....😄
    J'la connaissais pas cette p'tite là 🙂
    Avec le café....c'est parfait 🙂
  • Kyrikou
    15/04/2019 à 06:31
    • En réponse à Tricholome #132 le 15/04/2019 à 00:49* :
    • « Hé ben, c'est lundi qui point et y a des mecs et des meufs qui doivent aller au charbon! Heureux les vieux qui, égrotants, peuvent quand mêm... »
    Ehhhhhh vouiiiiii, si j'suis debout à l'aube, c'est que j'vais bosser....😛
    Et c'est dur, dur pour Kyrikouette 😛
  • Utilisateur supprimé
    15/04/2019 à 07:08*
    C'est la fin de la longue journée dans la monotonie plate, caniculaire et poussiéreuse du désert du Tanezrouft (Sahara algérien) que seuls quelques ensablements et problèmes mécaniques avaient égayée.
    Photo 1
    Photo 2
    Photo 3
    Photo 4

    Enfin le chauffeur s'arrête pour le campement. Le graisseur, son acolyte homme à tout faire dont le rôle principal est de graisser régulièrement les organes du bahut pour empêcher le sable d'y rentrer, s'affaire à préparer le thé sur un vieux réchaud à vapeur de pétrole. Ensuite le chauffeur sert le breuvage en un rituel bien établi après avoir pris soin de déposer au fond de chaque verre un morceau du pain de sucre qu'il a détaché en se servant du cul de son verre comme d'un marteau.

    Tanezrouft, Tanezrouft, vieux souvenirs de trois jeunes années à passer des véhicules et du matériel pour les revendre en Afrique subsaharienne…
  • Utilisateur supprimé
    15/04/2019 à 07:19
    Aujourd'hui nous fêtons la Saint-Paterne. Saint Paterne de Vannes est le premier évêque attesté du diocèse de Vannes au Ve siècle. Décédé entre 490 et 511, ce gallo-romain est considéré comme étant un des sept saints fondateurs de la Bretagne. (Wiki)
    En un mot Paterne était brillant, pas comme le Paterne austère.
  • Kyrikou
    15/04/2019 à 07:24
    J'vous laisse casser du sucre ou aut'chose si le cœur vous en dit....😛
    J'file à la gare....La loco m'attend 😉
  • Kyrikou
    15/04/2019 à 07:24*
    Bon j'efface vit'fait mon bissssss....🙂
  • joseta
    15/04/2019 à 08:32*
    REDIFFUSION
    LE JEU DES MOTS CACHÉS (180) 
    J'ai dissimulé, dans le texte ci-dessous, 20 confiseries régionales françaises . 
    Si vous voulez y goûter...mais je vous préviens, ce jeu que j'ai 'su créer', c'est pas du gâteau !
    P.S. Attention au mot gigogne !
    - Salut Guy ! Alors ? Le questionnaire de fin de cours, réussi ? Moi, j'ai bien répondu à huit des dix questions...
    - C'est pas laid...moi j'en ai su sept, ce qui est suffisant pour avoir l'autorisation paternelle d'aller au voyage de fin d'études...
    - C'est vrai ! On va en Sarre, on m'a dit...
    - Celui qui t'a dit qu'on va en Sarre ment, on va à Berlin !
    - Ah, bon...ben sur Berlin, go !
    - Mon frère aîné était allé en Norvège, alors déjà le mot jette un froid sur les élèves hein ? Je me souviens qu'il m'avait dit: “Tu parles d'un voyage au mois de juin, on en avait marre, on glaçait ! On avait envie de rentrer à Nice...”
    - “Mais, ça caille où” lui dis-je et sa réponse fut: “Sauf dans l'autobus et la pension, partout.” Pas de chance...
    - Espèrons qu'en Allemagne il fasse plus doux...On se déplace en autobus, c'est ça ?
    - Exact ! Il y en aura deux: le car A mêle garçons et filles, le car B seulement garçons, on est plus nombreux...
    - Et nous, gars, où on va ?
    - Y'a qu'aux cons qui leur vient à l'esprit une question pareille...avec les filles, naturellement !
    - Tiens, en parlant de filles, voilà ta belle Line qui arrive...je m'écarte...
    - Salut ! Ton papa Line, il est d'accord pour le voyage ?
    - Bien sûr, j'ai été sage...
    - Tu mettras ta blouse violette ? Tu est chic avec elle...
    - Oui, Guy...mauve, elle est mauve. J'ai bien vu Bruno, et pis Quentin, il se cache où ? J'avais quelque chose à leur dire...
    - Il ne doit pas être bien loin...on va faire un tour ? on le trouvera sûrement....Au fait, dans l'autobus, les places sont numérotées, mais au premier arrêt, glisse-toi dans le siège à côté de moi, hein ?
    - Oui, j'y avais pensé...ah, voilà Quentin...on se voit tout-à-l'heure !