Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

ramener sa fraise [v]

se manifester hors de propos ; agir de manière importune ; avoir une attitude prétentieuse ; intervenir souvent de façon injustifiée ; intervenir en protestant ; survenir à l'improviste ; intervenir dans une discussion sans y être invité

Origine et définition

Je ne peux pas croire que quelqu'un, après avoir cueilli une magnifique fraise bien rouge et pulpeuse, la ramène (au propriétaire du fraisier) au lieu de la manger ! Ça me semble tellement incongru que c'est tout de suite sur une piste complètement différente de celle de cet excellent fruit que je vais vous emmener.
Qui m'aime me suive, et sans ramener sa fraise !

Cette expression argotique date du début du XXe siècle.
À l'origine, elle voulait dire 'rouspéter' ou bien 'ronchonner', sans que l'origine en soit bien claire. Puis son sens a évolué.

Dans tous les cas, la fraise qui nous intéresse ici n'est qu'une des très nombreuses dénominations de la tête avec cafetière, tronche, caboche, caisson, trombine... ou bien, pour rester dans les fruits, poire, pomme, cerise, citron...
C'est pourquoi, on comprend aisément le dernier sens proposé indiquant que lorsqu'une personne amène ou ramène sa fraise, c'est qu'elle arrive ou revient.

Par extension, celui qui intervient de manière inopportune dans une discussion, par exemple, y arrive et y ramène donc aussi sa fraise.
Si on y rajoute une connotation ironique (il ramène sa fraise, mais il n'y connaît rien et il ferait mieux de se taire), on rejoint l'attitude prétentieuse.

Une ellipse de cette expression est tout simplement "la ramener" : lorsque, dans un dialogue à la Michel Audiard, un truand dit à un autre de ne surtout pas "la ramener", c'est qu'il a intérêt à garder son clapet bien fermé et ne pas venir troubler la situation.

Exemples

« Bébert doit être devenu un de ces types puants, avec des cheveux gominés, qui parlent comme le Larousse et ramènent leur fraise parce qu'ils connaissent du latin. »Roger Ikor - À travers nos déserts

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand seinen Senf dazugeben ajouter sa moutarde
Anglais To be smug Suffisant
Anglais To swagger in, to swagger out Rouler les mécaniques (en entrant/sortant)
Anglais put one's two cents in y mettre ses deux cents
Anglais (USA) to butt in rentrer dedans à coups de boule [comme un bélier]
Espagnol (Argentine) se la cree il croit tout connaître
Espagnol (Argentine) ser un agrandado être un prétentieux
Espagnol (Espagne) Dárselas de entendido Se donner des airs d'expert / Se prendre pour un expert
Espagnol (Espagne) meter baza mettre une levée
Espagnol (Espagne) nadie te ha dado vela en este entierro personne ne t'a donné un cierge dans cet enterrement
Espagnol (Espagne) Ser un sabelotodo Faire celui qui sait tout et intervenir dans tous les sujets / Être un je-sais-tout
Espagnol (Pérou) meter su cuchara mettre sa cuillère
Français (Canada) Se montrer la fraise Être présent sans nécessairement qu'on s'y attende
Français (Suisse) Afficher trop d'herbe Afficher de l'herbe de façon excessive
Gallois bod yn llawn ei 'sgidiau remplir ses chaussures
Hongrois mindenbe beleüti az orrát il fourre son nez dans tout
Hébreu הגיע בלי הודעה מוקדמת (higuia bli hodaa moukdèmètt) il n’a pas été remarqué
Hébreu הגיע בלי הודעה מוקדמת (higuia bli hodaa moukdèmètt arriver sans prévenir
Italien intromettersi s'immiscer
Italien ficcare il naso fourrer son nez
Néerlandais het hoog in de bol hebben l'avoir haut dans la tete
Néerlandais hoger schijten dan je gat zit chier plus haut que son cul
Néerlandais spuit elf geeft ook modder le pistolet onze donne de la boue
Néerlandais zich overal tegenaan bemoeien se mêler de tout et de n'importe quoi
Néerlandais zijn neus ergens insteken fourrer son nez (dans quelque chose qui ne lui regarde pas)
Portugais (Brésil) nem vem que não tem ne vient même pas car il n'y en a pas
Roumain a se băga în seamă se prendre au sérieux
Roumain a-şi băga nasul unde nu-i fierbe oala fourrer son nez où son pot ne bouillit pas
Roumain ca musca-n supă comme la mouche dans la soupe
Roumain ca musca in lapte comme une mouche dans du lait
Roumain si Ion ca si el e om jean aussi car lui aussi est un homme
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « ramener sa fraise » Commentaires

  • DiwanC
    03/01/2011 à 16:21
    • En réponse à cotentine #135 le 03/01/2011 à 14:15 :
    • « et le phare de Carteret mesure 18 m. mais sur son piton rocheux, il culmine à 89 m !
      et chaque soir, il m’envoie des clins d’oeil toutes les... »
    chaque soir, il m’envoie des clins d’oeil toutes les 15 secondes ...

    Ben dis donc ! L’est follement épris ton gardien de phare !
  • PHILO_LOGIS
    03/01/2011 à 16:34
    • En réponse à mitzi50 #132 le 03/01/2011 à 11:14 :
    • « Normal, la taille relative du phare. J’ habite à une dizaine de km au sud du cap de Carteret. Par beau temps (ce n’ est pas le cas aujourd’... »
    Tu dis que le jers sait...
    Guère ne sais, ne suis pas informé. Dès lors, je ne ramènerai pas ma fraise ici, en ce jour
  • chirstian
    03/01/2011 à 17:20
    • En réponse à DiwanC #140 le 03/01/2011 à 16:12 :
    • « ...ou qu’elle n’a pas suffisamment tenu compte du coefficient variable des marées, parce qu’à haute mer - étant donnée la poussée d’Archimèd... »
    ou qu’elle n’a pas suffisamment tenu compte du coefficient variable des marées
    non, non ! quand on admire autant Rabelais, on n’attend pas un coefficient pour se marrer. A mon avis elle a offert de la Dive bouteille aux mouettes. Bon : aux gerfauts peut-être aussi : c’est pas parce qu’ils sont faucons qu’il faut les prendre pour ce qu’ils ne sont pas !
    En tous cas les lignes se croisent à hauteur de Tourville-sur-Syanne Sienne. Mais Google Earth a beau ramener sa fraise, aucune photo ne montre de concentration de trirèmes dans les jardins. Donc, pas de conclusion hâtive : la Syanne a son secret, sa vie a son mystère... respectons les !
  • PHILO_LOGIS
    03/01/2011 à 19:28*
    • En réponse à DiwanC #140 le 03/01/2011 à 16:12 :
    • « ...ou qu’elle n’a pas suffisamment tenu compte du coefficient variable des marées, parce qu’à haute mer - étant donnée la poussée d’Archimèd... »
    ...ou qu’elle n’a pas suffisamment tenu compte du coefficient variable des marées, parce qu’à haute mer - étant donnée la poussée d’Archimède* et l’immanquable variation de température qui en résulte - la hauteur de l’édifice est susceptible d’être modifiée

    ...ou qu’elle n’a pas suffisamment tenu compte du coefficient variable des mariées, parce qu’à haute mère - étant donnée la poussée d’Archimède* et l’immanquable variation de température qui en résulte - la largeur de l’orifice est susceptible d’être modifiée...
    *: prénom du bambin en train d’arriver...
  • DiwanC
    03/01/2011 à 20:26*
    • En réponse à chirstian #143 le 03/01/2011 à 17:20 :
    • « ou qu’elle n’a pas suffisamment tenu compte du coefficient variable des marées
      non, non ! quand on admire autant Rabelais, on n’attend pas... »
    Avant de partir, faudrait peut-être nettoyer un peu le jardin, sinon va pas être contente Syanne... On a quand même fichu le bazar : y’a des mouettes ivres mortes partout, de divins flacons à moitié vides, des gerfauts pas bien frais, une trirème échouée, un petit râblé* qu’a « piqué » les fraises du jardin d’hiver...
    * mais là, suis bien sûre...
    Syanne, si tu nous lis.... 😕
  • DiwanC
    03/01/2011 à 20:32*
    • En réponse à PHILO_LOGIS #144 le 03/01/2011 à 19:28* :
    • « ...ou qu’elle n’a pas suffisamment tenu compte du coefficient variable des marées, parce qu’à haute mer - étant donnée la poussée d’Archimèd... »
    Ah bon ?
    Le vent s’élève, y’a un grain qui s’annonce... je quitte la côte !
  • mitzi50
    03/01/2011 à 20:50
    • En réponse à PHILO_LOGIS #142 le 03/01/2011 à 16:34 :
    • « Tu dis que le jers sait...
      Guère ne sais, ne suis pas informé. Dès lors, je ne ramènerai pas ma fraise ici, en ce jour »
    Oh, tu sais, tu peux me Sa(r)qu - er si tu en as envie....
  • mitzi50
    03/01/2011 à 20:52
    • En réponse à DiwanC #140 le 03/01/2011 à 16:12 :
    • « ...ou qu’elle n’a pas suffisamment tenu compte du coefficient variable des marées, parce qu’à haute mer - étant donnée la poussée d’Archimèd... »
    Les gerfauts volent hors du charnier natal, c’ est bien connu....
  • syanne
    03/01/2011 à 21:05
    • En réponse à chirstian #143 le 03/01/2011 à 17:20 :
    • « ou qu’elle n’a pas suffisamment tenu compte du coefficient variable des marées
      non, non ! quand on admire autant Rabelais, on n’attend pas... »
    La Syanne a une vie, disons… un peu dense ces jours-ci. Toujours rabelaisienne (et rabelaiphile), nonobstant, et bien en phase avec les Sélénites qui comme elle aiment le second degré (nord) et les phares (ouest) de 5 mm. Et comme elle a déjà largement ramené sa fraise ce jour de février 2007, elle vous salue bien bas et vous dit à bientôt, bonne nuit et tutti frutti.
  • cornelius
    06/01/2011 à 18:38*
    • En réponse à DiwanC #141 le 03/01/2011 à 16:21 :
    • « chaque soir, il m’envoie des clins d’oeil toutes les 15 secondes ...
      Ben dis donc ! L’est follement épris ton gardien de phare ! »
    non , pas sûr ... ce n’est peut être qu’un toc automatique. Le gardien a un oeil qui s’éclaire à fréquence constante et dans les champs de fraises c’est Gardéna cette page qui s’éteint de façon programmée .
    Les fraises actuelles peuvent être de variété remontante tandis que les fraises des courtisans n’étaient que rampantes pour tenter de s’attirer un regard royal
    La fraise n’était du reste pas uniquement masculine cette page et fut temporairement l’affaire de fines mouches cette page
    En cherchant à affiner la comparaison entre la fraise d’antan et la fraise actuelle j’ai trouvé que les fraises ramenées aujourd’hui France -venant essentiellement d’Espagne , à l’image de certaines reines Françaises -s’ornaient aussi de mouches * mais que ce sont elles qui s’accouplent ["Les adultes émergent et s’accouplent après la cour – "] alors qu’aux XVI et XVII ème siècles les porteurs de fraises s’en occupaient très bien tous seuls , après avoir enlevé les mouches
    *cette page
    Après avoir ainsi ramené ma fraise pour l’étaler comme de la confiture je m’en vais de ce pas mettre un pantalon pour aller aux fraises et m’en aller fraiser ma pâte
  • gerard5253
    28/06/2014 à 00:16
    Je suis le premier à la ramener pour cette tournée 2014. Avec le roi Georges comme toujours
    Eh donn’ moi ta bouche eh ma jolie fraise
    L’aube à mis des fraises plein notre horizon cette page
  • DiwanC
    28/06/2014 à 00:21*
    Ah ! une expression de saison ! ce n’est pas si fréquent.
    Bon.. vais aller glaner les fraises, tailler les plants, cueillir le sucre et récolter la crème fraîche. Je vous rapporterai des gariguettes, des ciflorettes. Et les toutes premières fraises de Plougastel (les meilleures ! rien à voir avec les trucs plus ou moins fades du grand Sud actuellement sur les marchés). Dégustez-les sans rien ajouter ; elles se suffisent à elles-mêmes.
    Bref... serai pas trop là et ne vais pas la ramener. Ça vous f’ra des vacances ! 😄
    Cadeau pour tytoalba : cette page
  • caius10
    28/06/2014 à 03:03
    • En réponse à cotentine #1 le 21/02/2007 à 01:03 :
    • « lorsqu’une personne amène ou ramène sa fraise, c’est qu’elle arrive ou revient.
      eh oui, comme moi hier ! je ramène ma fraise, la bouche en... »
    cette expression date du XVIeme siècle , epoque où la mode imposait aux hommes de porter une colerette autor du cou, appelee Fraise:
  • Paracas
    28/06/2014 à 06:43
    Hé ben si Gégé pique mon taf matinal j’ai plus qu’à me contenter de faire le café et le thé.....
    J’ai de la confiture de fraises de Ploumazoutgastel, un vrai nanan.......
    Si ça vous dit............
    Bonnes vacances Germaine.........
  • Paracas
    28/06/2014 à 06:51*
    • En réponse à caius10 #153 le 28/06/2014 à 03:03 :
    • « cette expression date du XVIeme siècle , epoque où la mode imposait aux hommes de porter une colerette autor du cou, appelee Fraise: »
    Ave caius........
    Bonjour et bienvenue sur le forum des délires en tout genre.
    Notre God ne la ramènerait pas s’il n’était pas sûr de ses sources. Il aurait laissé l’expression dans "les résistantes"
    Comme il n’est pas près de les sucrer non plus il nous en parle ici et je pense que ta version mériterait vérification.......
    S’pas, God ?.....
  • Paracas
    28/06/2014 à 07:02*
    L’effet papillon........
    Aujourd’hui marque le centième anniversaire de l’assassinat perpétré le 28 juin 1914 contre l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’Empire austro-hongrois, et son épouse la duchesse de Hohenberg.
    Ce jour là, en ramenant sa fraise l’anarchiste Gravilo Princip a tué 20 millions de personnes avec son seul révolver........
    Si cet assassinat n’avait pas eu lieu, il n’y aurait pas eu la guerre de 14.18, qui entraina la crise de 29, qui permit à Hitler de prendre le pouvoir, qui déclencha la guerre de 39.45, qui entraina la shoa donc la création d’Israel et c’est ainsi que le proche orient devint une poudrière qui nous donne bien du souci maintenant.......
    Alors avant de la ramener, réfléchissons y à deux fois........🙂
  • platon07
    28/06/2014 à 07:24
    Une poire pour la soif...
    Peut être avez vous en mémoire cette chaleur poisseuse que génère l’unique polar de James ROSS.
    A l’oméga:
    Une coupe de fraises pour un plaisir sans prix...Prenez en une, qui vous tente.
    La Bretagne actuelle, dans l’enveloppe d’une ahurissante médiocrité d’agro alimentaire sous perfusion, développe, Dieu merci beaucoup, de passions. Difficile d’être original, mais c’est bien cela.
    Un peu partout, des Hommes et Femmes véritables qui me sidèrent. Fi des exécrables 4x4 prétentiards. Tout se passe comme s’ils vivaient, bien simplement, humblement même, rien d’autre qu’un rêve souvent associé à de bien belles histoires d’Amours.
    Fruits de ces amours, entre autres bien sûr: des fraises d’une exceptionnelle saveur.
    Et je me demande, en cet instant, ce que donnerait cette coupe sur la table café-thé-viennoiseries de Bouba.
    Chiche ?!
    Je me répète: saveurs et fraîcheur exceptionnelles...
    Et pourtant, "ramener sa fraise" me semble émettre des relents péjoratifs.
    Belle journée à vous !
  • Paracas
    28/06/2014 à 07:39*
    • En réponse à platon07 #157 le 28/06/2014 à 07:24 :
    • « Une poire pour la soif...
      Peut être avez vous en mémoire cette chaleur poisseuse que génère l’unique polar de James ROSS.
      A l’oméga:
      Une cou... »
    J’ai passé commande à Germaine.........j’vous les ferait au chouchen....
  • Paracas
    28/06/2014 à 07:47
    J’avais un copain qui disait, chaque fois que quelque chose le contrariait:
    "Le jour où y pleut des bites, je suis à poil à quatre pattes dans le jardin en train de ramasser les fraises !"
    Ce qui dit bien ce que ça veut dire.........
  • PHILO_LOGIS
    28/06/2014 à 07:48*
    • En réponse à Paracas #156 le 28/06/2014 à 07:02* :
    • « L’effet papillon........
      Aujourd’hui marque le centième anniversaire de l’assassinat perpétré le 28 juin 1914 contre l’archiduc François-Fer... »
    ’lut Bouba,
    raccourci saisissant de clarté, mais entaché quand même d’une petite erreur. L’assassinat dont au sujet duquel que tu causes ne servit que d’étincelle pour mettre le feu à cette énorme poudrière qui ne demandait qu’à s’enflammer. Ce fut l’argument choisi (et de choix, d’ailleurs) pour tout démarrer. Les forces germaniques étaient prêtes! Même sans cette p....n de Sarah Jehvo , elles auraient quand même ramené leurs fraises
    Il suffit (!) pour s’en convaincre de (re)lire les échanges de courriers officiels et diplodocus diplomatiques entre les souverains et gouvernements de l’époque... Je pourrai donner plus tard dans la journée une référence livresque...
    Et voici la référence:
    "Histoire de la Guerre de 1914 d’après les Documents Officiels"cette page (cette référence n’a trait qu’au volume 2).
    Dans le volume1, deuxième fascicule, page 39, on peut lire, par exemple:
    "Autriche-Hongrie - La mobilisation générale
    Les journaux de Vienne et de Budapest publièrent, le premier août, ce qui suit:
    "D’après une communication officielle du 31 juillet, l’Empereur a ordonné la mobilisation générale de l’armée, de la marine de guerre et des deux landwehr, ainsi que le rappel sous les armes de la Landsturm.
    Ce décret est motivé par la mobilisation ordonnée par la Russie. Cette mesure n’a aucun caractère agressif. Il ne s’agit que d’une mesure de précaution pour protéger absolument la Monarchie..."
    Cette mobilisation russe faisait suite à l’annonce par la France (son alliée sur papier) d’une mobilisation possible en réponse à l’annonce de la mobilisation par l’Empire germanique, qui lui répondait etc. etc. etc...
    La mauvaise foi régnait en maître de tous côtés... La seule chose claire était que l’Autriche-Hongrie se sentait menacée (?) par la Serbie - entre autres - ce qui n’était qu’un spasme (de plus) à l’intérieur de l’Empire Austro-Hongrois moribond. L’Empire germanique, allié de l’Autriche, faisait face à la France et la Grande-Bretagne, qui avaient juré de soutenir la Serbie... etc. etc. etc...
    Par contre, la suite de ton résumé est génial. Plus correct et succint que cela, je meurs!