Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

tomber sur un bec [v]

tomber sur une difficulté ; tomber sur un obstacle imprévu ; tomber sur une fin de non-recevoir ; avoir un pépin

Origine et définition

Cette expression date tout simplement de l'époque où l'éclairage municipal était assuré par des becs de gaz qui avaient la fâcheuse habitude de venir brutalement et de manière plutôt inattendue à la rencontre des gens distraits ou des ivrognes.

Exemples

Si la Fédération achète les yeux fermés, elle peut tomber sur un bec.
Tu es tombé sur un bec George.
Tu pourrais tomber sur un bec et te faire descendre.
Avec les filles, vous êtes tombés sur un bec !
Un jour, tu tomberas sur un bec.

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand reinfallen tomber dans le panneau
Anglais to hit a snag tomber sur un accroc
Espagnol (Espagne) Caer mal Tomber mal
Espagnol (Espagne) Dar en hueso Tomber sur l'os
Espagnol (Espagne) pinchar en hueso faire une piqûre dans l'os
Français (Canada) frapper un noeud
Hébreu עלה על שרטון (ala al sirton) monter sur un écueil
Hébreu עלה על שרטון (ala al sirtonn) go on a clip
Néerlandais sof hebben avoir un flop
Néerlandais op een probleem stuiten tomber sur une difficulté
Néerlandais (Belgique) op een weer zitten être assis sur un noeud
Néerlandais op een knelpunt stoten heurter sur un goulot /bottleneck
Néerlandais zijn tanden stoten se cogner les dents
Néerlandais op je bek gaan ............. se casser la gueule, subir un cuisant échec
Polonais trafila kosa na kamien la faux est tombée sur une pierre
Portugais (Brésil) quebrar a cara se casser la gueule
Portugais (Brésil) topar com uma dificuldade se trouver devant une difficulté
Roumain a-şi rupe dinţii se casser les dents
Roumain a calca pe bec marcher sur le bec
Russe зайти в тупик ne pas savoir que faire dans telle ou telle situation
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « tomber sur un bec » Commentaires

  • deLassus
    11/12/2021 à 17:20*
    • En réponse à SyntaxTerror #93 le 11/12/2021 à 13:41* :
    • « Merci pour ces précisions.
      Ceci étant, le nom de l'auteur de l'exemple est Guy Baartmans. »
    Belle vérification !
    J'ai (trop ?) fidèlement recopié le texte du Livre, qui indique bien BaartSmans !
    L'édition définitive, qui est partiellement accessible sur le Net, reprend l'erreur de God : Cette page.
  • lalibellule
    11/12/2021 à 17:24
    • En réponse à SyntaxTerror #98 le 11/12/2021 à 16:50* :
    • « Où as-tu trouvé la liste ? Il y en a deux (mes 1 et 9) dont je n'avais jamais entendu parler. »
    Kumquat tu dormiras plus savant cette nuit 😆
  • SyntaxTerror
    11/12/2021 à 17:25
    • En réponse à joseta #100 le 11/12/2021 à 17:06* :
    • « J'ai consulté plusieurs listes...
      Ce fruit-là que jadore, se mange beaucoup en Espagne.
      Quant au nº 1, c'est normal que tu ne le connaisse... »
    c'est le même
    Peut-être pas ...
    Les annones sont originaires des terres basses d’Amérique centrale tropicale, hormis le chérimolier, qui vient des hauts plateaux et vallées inter-andines du Pérou.
  • joseta
    11/12/2021 à 18:19
    • En réponse à lalibellule #102 le 11/12/2021 à 17:24 :
    • « Kumquat tu dormiras plus savant cette nuit 😆 »
    Moi aussi: personnellement, je ne connaissais ni 'cédrat', ni 'annone', ni 'corme'. Même si de ce dernier, il y en a beaucoup, on en dit: les cormes d'abondance...
  • joseta
    11/12/2021 à 18:43
    "Je n'aime pas les prises de bec, querelles..."
    Henri
  • Ratanak
    11/12/2021 à 22:55*
    • En réponse à joseta #99 le 11/12/2021 à 17:00 :
    • « - En Espagne les poires ne sont pas bonnes...
      - ben, en Angleterre, elles sont 'pears' !

      1.- ANNONE (Ah, nonne) »
    Finalement, j'avais réussi à retrouver ta corbeille de fruits au complet. 🤗

    Il n'y a que le corme que je ne connaissais pas.

    Pour ce qui est des anones, voilà ce qu'en dit Mlle Wiki :
    Annona est un genre d'arbres tropicaux de la famille des Annonaceae. Ce sont les annones ou anones. Ce genre contient entre 100 et 150 espèces d'arbres ou arbustes tropicaux. De très nombreuses espèces ont un intérêt gastronomique, médical, pharmaceutique, etc. Si quelques espèces se trouvent en Afrique, la plupart se trouvent donc en Amérique. Le nom du genre dérive du Taíno "annon".

    Plusieurs de leurs fruits sont appréciés dans diverses parties du globe, et certains sont nommés en français annone, bien que ce terme désigne particulièrement celui d‘Annona cherimola
    .

    Mon marchand de 4 saisons vend quelquefois de ces "anones", sous ce nom, qui sont généralement des chérimoles, mais quelquefois des pommes cannelle (ou attier) [Annona squamosa].
    J'ai découvert les pommes cannelle lorsque je vivais au Congo (c'était il y a... longtemps) et je les ai retrouvées au Cambodge, où elles se nomment "Sugar apple". Elles sont délicieuses.

    Et donc ton anone n'est pas obligatoirement une chérimole, et pourrait même être si tu en avais envie un corossol [Annona muricata] (très bon aussi)... 😄

    Image externe Image externe
    Cherimole (à gauche) et Pomme cannelle (à droite)


    Image externe
    Corossol

    On peut remarquer que le corossol est couvert de... becs. 🙃


    À demain, bonne nuit !
  • joseta
    11/12/2021 à 23:25*
    Merci pour cette ample et intéressante explication.
    Quand il fait chaud, j'ai ma 'chérie molle', et quand je tombe, j'ai mon 'corps au sol' 😐
    Fais de beaux rêves !
  • deLassus
    12/06/2023 à 13:17*
    • En réponse à deLassus #84 le 10/11/2020 à 08:44* :
    • « Respect de la Parole de God ?

      Dans le livre "Les 1001 expression préférées des français" (2011), la partie Origine est tellement différen... »
    J'ajoute, pour être complet, que dans le Livre, le sous-titre de la page (signification) est :
    "Tomber sur une difficulté ou un obstacle imprévu, sur une fin de non-recevoir".
  • joseta
    02/08/2024 à 08:10*
    QUI SUIS-JE ? nº326

    Je suis un réalisateur (et producteur) américain
    - mon vrai nom est Henri Léopold de Fiennes (aristocratie belge)
    - je débute dans un rôle d’enfant en 1908. J’exerce ensuite différents métiers dans les studios, ce qui fait de moi un excellent technicien
    - j’aborde la mise en scène en 1932, avec une préférence pour le film d’action et le western, mais je suis aussi l’auteur de plusieurs drames et films noirs
    - j’ai dirigé les grandes stars de mon époque: Gary Cooper, James Stewart, John Wayne, Richard Widmark, Marilyn Monroe, Tyrone Power, Steve McQueen, robert Mitchum ou Rita Hayworth
    - pour moi, l’arrivée de la couleur «change profondément l’écriture cinématographique» (ce qui est démontré par un de mes films de 1953)
    - je suis tyrannique sur les plateaux avec les comédiens et les équipes et ma dépendance vis-à-vis des grands studios, me vaut un certain mépris de la critique, notamment en France à la fin des années 1950. Toutefois, certains critiques et cinéphiles tels Patrick Brion ou Bertrand Tavernier, tentent de nuancer cette image en soulignant les nombreuses qualités esthétiques et techniques de mes films
    - comme mes confrères John Ford, Howard Hawks, Delmer Daves ou Anthony Mann, grands apôtres du western, je suis une certaine optique et je défends une certaine vision de l’homme. Mes héros westerniens sont presque toujours des bandits à bon fond, et qui vont s’opposer au Mal absolu de la forme la plus inatendue (ou en tout cas la moins conventionnelle)
    - mes héros, fussent-ils du mauvais bord, sont sensibles à la famille, aux enfants...et, en outre, je ne me défends pas de leur donner une légère touche comique
    - j’ai mon étoile sur le Hollywood Walk of Fame
    - ci-dessous, je vous donne le titre de 5 de mes films:

    Je suis Samuel, connu comme le grand Sam et ce titre, c’est pour toujours. Un jour, pendant le crépuscule, en pleine mer, car je suis marin, je m’aperçus qu’un homme était tombé à l’eau...je me lançai sans perte de temps à son secours et je le sauvai. Et c’est que les gars de la marine, nous sommes comme ça...on ne cherche pas midi à 14 heures !
  • Bichem
    02/08/2024 à 08:45
    • En réponse à Utilisateur supprimé #72 le 24/09/2016 à 16:23* :
    • « À l'attention de joseta et de Diwan
      Déjà que le site s'asphyxie à cause des rediffusions, s'il faut en plus devenir "politiquement correct"... »
    Hello, comment ça va bien ?
    J'avoue je suis tombée sur un bec...
  • deLassus
    02/08/2024 à 10:29
    • En réponse à joseta #109 le 02/08/2024 à 08:10* :
    • « QUI SUIS-JE ? nº326

      Je suis un réalisateur (et producteur) américain
      - mon vrai nom est Henri Léopold de Fiennes (aristocratie belge) »
    Trouvé, mais grâce à Google.
  • atheofv
    02/08/2024 à 10:53
    • En réponse à joseta #109 le 02/08/2024 à 08:10* :
    • « QUI SUIS-JE ? nº326

      Je suis un réalisateur (et producteur) américain
      - mon vrai nom est Henri Léopold de Fiennes (aristocratie belge) »
    Trouvé mais avec Gogol
  • atheofv
    02/08/2024 à 11:01
    • En réponse à Bichem #110 le 02/08/2024 à 08:45 :
    • « Hello, comment ça va bien ?
      J'avoue je suis tombée sur un bec... »
    Il y avait déjà des grincheux dans ce temps là...
  • lalibellule
    02/08/2024 à 16:52*
    • En réponse à joseta #109 le 02/08/2024 à 08:10* :
    • « QUI SUIS-JE ? nº326

      Je suis un réalisateur (et producteur) américain
      - mon vrai nom est Henri Léopold de Fiennes (aristocratie belge) »
    Trouvé ce marquis grâce à son vrai nom
  • joseta
    02/08/2024 à 16:53*
    • En réponse à joseta #109 le 02/08/2024 à 08:10* :
    • « QUI SUIS-JE ? nº326

      Je suis un réalisateur (et producteur) américain
      - mon vrai nom est Henri Léopold de Fiennes (aristocratie belge) »
    JE SUIS
    Image externe
    Henry HATHAWAY
    Sacramento (Californie),1898/Los Angeles (Californie),1985


    Mes films
    1) Le grand Sam
    2) C’est pour toujours
    3) Crépuscule
    4) Les gars de la marine
    5) 14 heures
    Voilà !
  • Clitocybe
    02/09/2024 à 03:56*
    Eh ben les mecs, c'est le désert ! Moi qui avait cru à une oasis pleine de vie, je me ramasse avec quelques contributions rudimentaires. Bon, je ne vous fais pas de reproches. Vous êtes ce que vous êtes. Ou bien c'est le destin ou bien vous êtes destinés à la médiocrité, comme la plupart d'entre nous.

    J'avoue que je suis moi-même médiocre, malgré mon intelligence. Incapable de rapport sociaux significatifs, j'ai connu beaucoup de femmes (étant hétérosexuel), mais sans jamais connaitre l'amour véritable.
    L'amour est-il une illusion, comme je le crois; cet instant passager ou l'Autre devient Vous, où les corps semblent s'abimer dans une étreinte universelle, hormonale.

    Il n'y a aucun partage dans le plaisir du sexe. C'est chacun pour soi.

    Tous les discours religieux ou autres sont des mirages. On tombe toujours sur un bec. Les amantes d'hier disparaissent dans la brume des années, s'enlaidissant.

    Ahhh, où est cette beauté de la jeunesse, ces fesses, ces seins, ces corps a jamais disparus ?
  • joseta
    02/09/2024 à 08:13
    QUI SUIS-JE nº357

    Je suis une écrivaine (et journaliste) sudaméricaine
    - genres: romans, nouvelles, littérature d’enfance et de jeunesse, roman policier, roman historique
    - mes oeuvres ont été écrites dans plus de 40 langues
    - en 1945, après la séparation de mes parents, ma mère déménage à Santiago de Chili, avec ses trois enfants, où nous vivons jusqu’en 1953. Elle épouse un diplomate qui est affecté en Bolivie puis à Beyrouth. En Bolivie, je fréquente une école privée américaine et à Beyrouth, une école privée anglaise
    - en 1958, je retourne au Chili, où j’achève mes études secondaires
    - de 1959 à 1965, je travaille pour la FAO (Food and Agriculture Organization) des Nations unies à Santiago
    - les années 1964-1965 sont occupées par un long séjour en Europe. Je réside notamment à Bruxelles et en Suisse. Je retourne en 1966 au Chili
    - à partir de 1967, je fais partie de la rédaction de la revue Paula. En 1973-1974, je collabore à la revue pour enfants Mampato. Je publie 2 contes pour enfants, ainsi qu’un recueil d’articles. J’anime des émissions à la télévision chilienne
    - en 1973, ma première pièce de théâtre est représentée à Santiago
    - le coup d’Etat du 11 septembre, mené par le général Pinochet rend ma position difficile au Chili, et pour éviter la répression qui frappe les opposants au nouveau régime, je pars pour le Venezuela
    - en 1975, je m’installe à la capitale Caracas, où je resterai 13 ans. Je travaille au journal El Nacional de Caracas, puis dans une école secondaire jusqu’en 1982
    - en 1981, en apprenant que mon grand-père (99 ans) est en train de mourir, je commence à lui écrire une lettre. Qui deviendra le manuscrit de mon premier roman. Publié l’année suivante, ce roman connait un immense succès et est adapté au cinéma
    - j’épouse, en secondes noces, un avocat en 1988 à San Francisco. Je réside depuis à San Rafael, Californie. Ma fille Paula meurt en 1992 des suites de la porphyrie. Cette douloureuse épreuve m’inspire un roman paru en 1994
    - en 2014, sort mon premier roman policier
    - Cette même année je deviens une des prmières citoyennes de la République glaciaire
    - Lorsque j’écris, j’élabore un contexte en choisissant le lieu et l’époque, et à partir de là, les personnages et l’intrigue, viennent d’eux-mêmes. L’humour est partie intégrante de mes oeuvres
    - j’ai reçu de nombreux Prix Littéraires: Meilleur roman de l’année au Chili, meilleur auteur de l’année et meilleur livre de l’année en Allemagne, meilleur roman, Méxique, Prix national de Littérature, Chili, Médaille présidentielle de la Liberté, Prix Malaporte pour l’ensemble de mon oeuvre, etc, etc...
    - un astéroïde porte mon nom, je possède un Doctorat honoris causa de l’Université Harvard
  • atheofv
    02/09/2024 à 10:24
    • En réponse à joseta #117 le 02/09/2024 à 08:13 :
    • « QUI SUIS-JE nº357

      Je suis une écrivaine (et journaliste) sudaméricaine
      - genres: romans, nouvelles, littérature d’enfance et de jeunesse... »
    trouvée
  • lalibellule
    02/09/2024 à 15:17*
    • En réponse à Clitocybe #116 le 02/09/2024 à 03:56* :
    • « Eh ben les mecs, c'est le désert ! Moi qui avait cru à une oasis pleine de vie, je me ramasse avec quelques contributions rudimentaires. Bon... »
    Là j’entends des échos de François Villon qui l’a tout dit avec peu de mots … où sont les neiges d’antan … et puis on sait bien que tout passe, tout casse, tout lasse … on le sait mais on y croit vraiment ? L’énigme de la vie reste entière … avant on pouvait compter sur la belle nature, le cycle de renouvellement chaque printemps… mais on a réussi à dérégler le climat … l’avenir est plus incertain que jamais … oof, assez de philosophie moche, je retourne aux jeux du NYT … bonne journée à tous 🧚🏿
  • lalibellule
    02/09/2024 à 15:25
    • En réponse à joseta #117 le 02/09/2024 à 08:13 :
    • « QUI SUIS-JE nº357

      Je suis une écrivaine (et journaliste) sudaméricaine
      - genres: romans, nouvelles, littérature d’enfance et de jeunesse... »
    Je ne trouve pas.