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Expressio, le dictionnaire des expressions françaises décortiquées, est une encyclopédie des expressions et locutions qui propose l'histoire, l'origine ou l'étymogie des expressions françaises suivantes :
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Forum de discussion autour de l'expression - Mode d'emploi - Nombre de commentaires : 50
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Que pasa, El Condor? Encore personne debout, à c't'heure?
Serais-je donc le premier? Sans vouloir jeter de l'huile sur le feu, vous êtes une bande de fainéants, spa... [ Modifié le 03/11/2007 à 06:40:11 ]
Ce sont les Grecs, et peut-être aussi les Phéniciens, qui dans l'Antiquité, versaient de l'huile sur la mer et l'enflammaient, afin de brûler les vaisseaux (et donc des trirèmes également, spa?) ennemis. Donc, en fait, ils versaient de l'huile sur l'eau...
[ Modifié le 03/11/2007 à 06:40:58 ]
Jeter de l'huile sur le feu : oindre le défunt ? Là, c'est sans rikske aucun. Bonjour de ce très beau jour !
et avec un peu d'huile de coude, tout baigne (dans l'huile bien sûr !)
Dans cette expression, comme dans l'expression familière donnée par Eureka (Brésil), on voit bien que le danger est grand aussi pour celui qui agit. Les Brésiliens seraient moins définitivement inconséquents : ils n'ont pas de châteaux-forts à faire visiter et donc pas de mâchicoulis à commenter. Ca, c'est notre "culture" !
Au prix où est le baril, les Anglais vont chercher une autre expression sinon celle-ci risque de prendre un tout autre sens !
C’est Vallès, L’Insurgé tout feu tout flammes, qui écrivait : « Le Capital mourrait si, tous les matins, on ne graissait pas les rouages de ses machines avec de l’huile d’homme. »
La mer est d’huile, ce matin, mais le soleil n’y a pas encore jeté ses feux. Bonjour à tous !
Ce baril qui flambe risque bien à terme de mettre le feu aux poudres. Saurons-nous, à temps, mettre de l'huile dans les rouages de la diplomatie, et pour de plus doux motifs garder nos flammes ?
Je ne connaissais pas ce poème qui bat comme le rythme du flux ou celui du coeur. Si l'Amiral ne pouponnait pas, mission ô combien essentielle*, il te décernerait la trirème du jour sans aucun doute. J'invente, en son absence et pour cette occasion, la lyre nautique.
*Je ne me moque pas : tous les grands-parents de ce merveilleux site seront d'accord avec moi, j'en suis certaine.
Jeter de l'huile sur le feu : oindre le défunt ? Là, c'est sans rikske aucun.
Cela dépend du défunt : le pharaon Toutencarton est mort sans avoir le temps de lancer les invitations d'usage pour sa succession, alors que les prêtres s'apprêtent à s'occuper de sa dépouille, en y jetant les huiles coutumières, un prophète qui n'est pas du pays s'exclame : Ne jetez pas de l'huile sur le feu ! vous allez déclencher une querelle d'ex-père, et ce sera pire - ami - de l'histoire !
et là, on nage en plein dans le saint chrême !
Bonjour de la Fée Gnante ainsi que de la deal et tante.
La question que tu aurais pu poser est : mais que fait donc Cotentine, elle qui veille souvent pour être la première à causer. A-t-elle organisé une convention personnelle et s'est elle égarée ? Ou s'est-elle endormie sur le clavier et nous la retrouverons tatouée de lettres sur la joue. Peut-être lisait-elle "L'huile sur le feu" d'Hervé Bazin lorsque Morphée lui a ouvert les bras. Quoi qu'il en soit, bonne journée à tous et toutes.
si "mettre de l'huile dans les rouages" c'est faire oeuvre pacificatrice
et "mettre de l'huile sur le feu" c'est inciter à la dispute il faut en conclure que mettre les rouages au feu annulerait tout effet de l'huile. (oui, je sais, un samedi matin, il faut s'y prendre à deux fois , hein ? )
suis comme LPP, je prends mon rôle de Mamie très au sérieux avec mon petit-fils Paul et sa cousine Lilou ! et la seule huile que j'ai mise sur le feu de bon matin est d'olive, dans la poêle ... Avec tous mes enfants (ou presque) en Cotentin ... pas le temps de venir en votre revigorante compagnie !
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Paul et Lilou, un peu contractés, ca ferait pas un peu Pilou, non?
Moi aussi, moi aussi. Il me faut de l'huile de coude pour recevoir mes petits de 20 mois à 12 ans : Cloé - Laura - Alexia - Jimmy, le plus petits. Que du bonheur!
Bonne journée à notre Pépé et aux mamies gâteaux. Bon dimanche à tous. Je garde la plus grande quelques jours. Cours de perfectionnement d'ordinateur prévus. ![]()
Ce baril qui flambe risque bien à terme de mettre le feu aux poudres. Saurons-nous, à temps, mettre de l'huile dans les rouages de la diplomatie... Il faudrait que les Huiles de notre gouvernement se jettent dans le feu de l'action, mais laquelle ? [ Modifié le 03/11/2007 à 12:45:39 ]
QUOI!? Tu veux y jeter la bonne aussi?
Mais on en a encore besoin, de la bonne... C'est qu'elle nous a à la bonne, quand elle s'abonne. Faut la garder. Par contre, en Belle Gique, faudrait y mettre un terme, aux Huiles du Gouvernement, qui ne font que se graisser la patte en affaires courantes, puisqu'elles ne peuvent rien faire d'autre. Le terme, le terme, pense-t-il à y mettre le holà?
L’expression du jour m’évoque un phénomène orthographique spécifique de notre langue.
Aux temps lointains où l’on commence à transcrire la langue vulgaire (entre le IXe et le XIIIe – ce qu’on a appelé « l’époque des jongleurs »), alors que le manuscrit est essentiellement un instrument de reconnaissance (une sorte d’aide-mémoire), l’alphabet latin est bien insuffisant pour rendre compte de tous les sons dont la langue s’est enrichie pendant la période gallo-romaine. (Si d’ailleurs notre orthographe est aujourd’hui extrêmement compliquée, c’est en grande partie parce que nous sommes restés prisonniers de l’alphabet latin, alors qu’il aurait fallu introduire des graphèmes nouveaux pour transcrire les nouveaux phonèmes…) Bref, les premiers copistes doivent trouver pour transcrire les nouveaux sons des solutions de fortune, mais ils vont aussi aller au plus simple : transcrire, le plus fidèlement possible, leur propre prononciation, sans se soucier des ambiguïtés que cela peut provoquer. Ainsi, « huile » et « ville » s’écriront uniformément vile, puisque u et v ne sont pas deux lettres différentes, mais ont seulement des valeurs de position : v à l’initiale et u à l’intérieur. Lorsqu’à partir du XIIIe les centres intellectuels se déplacent des seuls monastères vers les universités, les manuscrits se multiplient et l’on voit apparaître des copistes professionnels, qui vont former la corporation de la Basoche. Ces praticiens sont confrontés à la double nécessité d’écrire vite et clairement, sans risque de confusion, puisque la langue vulgaire est désormais employée dans les textes officiels. Parmi les solutions trouvées, l’ajout d’un h à l’initiale de uile permit simplement de distinguer « huile » de « ville ». Ce h n’avait donc rien d’étymologique (l’étymon ŏlӗum, se retrouve en revanche sans h dans « oléagineux » ou encore « oil », par exemple). Un phénomène analogue existe pour « feue »… mais je sens bien que j’abuse de votre patience et il est d’ailleurs grand temps d’aller mettre l’huile dans la poêle et la poêle sur le feu. Bon appétit ! [ Modifié le 03/11/2007 à 12:52:38 ]
Tu reviens pour "feue" tout à l'heure ? C 'est passionnant de te lire.
tu as la chance d'avoir des petiots, mes enfants n'en sont pas encore là. Heureusement une nièce a pensé à nous faire un petit. Donc bien que je ne sois pas grande, je serai bientôt grand-tante.
@Syanne : merci pour ton érudition, cela me fait toujours plaisir de te lire. Je ne retiens pas toujours tout mais l'essentiel. Que cela n'empêche pas les autres de s'exprimer, les "bêtises" sont aussi les bienvenues. Erudition, humour, critiques, je prends tout et je retiens ce que je peux. ![]()
j'attends aussi pour "feue" dont j'imaginais qu'il venait de "(celui ou celle qui ) fut", et qui n'est plus ?
ces aventures linguistiques sont palpitantes
Ah que, Filou, collé samedi ! La technique est toujours en usage de nos jours, dans la Marine, qui consiste à jeter de l'huile sur l'eau ! "Filer de l'huile" consiste donc, dans une mer très agitée, à se placer au vent d'une embarcation ou d'un homme à la mer à qui porter assistance, puis de répandre, sous le vent bien sûr, un fût d'huile (en principe présent sur le pont de tout gros navire, pour cet usage) qui, en s'étalant sur l'eau, calme les vagues. Technique qui, sans elle, rendrait tout accostage le long de la muraille de la coque beaucoup plus dangereux, voire catastrophique.
A quoi ça sert, que l'Amiral y se décarcasse ? Hmmm ?
mettre un peu d'huile dans une casserole où cuisent des nouilles réduit aussi le bouillonnement et évite les débordements
[ Modifié le 03/11/2007 à 15:56:40 ]
D'où une mer d'huile. C'est pas ça ?
Bon, d'accord pour la trirème du jour à Syanne. Mais ex-æquo avec Pierre de Marbeuf, alors...
Va pour Pierre...
Quand on jeta une huile dans le feu (voir cette page) les rois furent maudits dans notre pays, au delà des descendants de Philippe Le Bel !
Selon le même principe (de 12) : placer un film d'huile à l'interface eau-air pour séparer ces deux fluides, et donc atténuer la violence de leurs interactions, moussaillonne aux nouilles (de 12)...
Et tu verras, au fil du temps passé sur Expressio, tu t'aventureras à naviguer aussi hors de ta casserole (de 12) ! ![]()
L’adjectif feu (ou fou), du lat. pop. *fatudum, et qui signifie en ancien français « qui a accepté son destin », « qui a une bonne ou mauvaise destinée » et « défunt » donne au féminin feue.
Puisque le u et le v, on l’a vu, ne se différencient que par leur positionnement, la transcription feue peut correspondre à deux mots : « feue » = défunte ou « fève » (lat. faba). On va donc, pour éviter dans le second cas une lecture « coagulée » couper le groupe eu au moyen d’une consonne « muette ». Pour feue au sens de « fève », ce sera le b de l’étymon faba, ce qui donnera febue. On retrouve ce recours à des lettres « anticoagulantes » pour le mot feure (l’ouvrier, et en particulier l’ouvrier qui travaille les métaux) : afin que u soit bien prononcé [v], les praticiens lui adjoignent un b, issu lui aussi de l’étymon latin (faber), ce qui donne febure, et explique les différentes graphies modernes du nom de famille : Lefèvre, Lefebvre, Lefébure. L’histoire de l’orthographe française est en fait pleine d’anecdotes qui peut-être pourraient la rendre moins aride, mais elles ne sont au programme qu’à partir des premières années de fac… Une petite devinette, pour finir : connaissant les équivalences respectives entre le u et le v d’une part, le i et le j, d’autre part, comment prononcer, au XIIIe les mots « iure » et « iuer » ? [ Modifié le 03/11/2007 à 18:15:14 ]
jure et hiver ?
C'est une possibilité, en effet... mais il y en a une deuxième pour chacun des mots !
Eh bien, vois-tu, j'étais comme toi, je croyais aussi - sans doute pour l'avoir entendu dire quelque part et pour ne pas avoir vérifé par moi-même - que feu mon oncle ou feu ma tante - ma feue tante - venait de "fut", passé simple de être.
Que nenni, ce feu-là vient du latin "fatum", qui signifie "destin", d'où dérive également d'ailleurs le mot "défunt". Mes sources sont - d'une part le Prof. Cerquiguili, qui sévit amicalement et de facon très érudite sur TV5 Monde et La p'tite Rousse. Ses deux Roberts confirment d'ailleurs. Oui, qui paie dia, par contre, ne donne apparement rien... Et bien voilà, not' Syanne est à nouveau intervenue, avec sagesse et culture, et m'a coiffé au poteau... Mais je ne lui en veux pas, du tout, du tout, du tout... NON, PAS DU TOUT! ![]() ![]() ![]() [ Modifié le 03/11/2007 à 18:22:47 ]
ivre ?
pour répondre à ta devinette, il faudrait peut-être demander à Linda de Sousa, qui est benue - rapellons-le - abec sa balise en carton...
![]() [ Modifié le 03/11/2007 à 18:22:18 ]
Et les équivalences, à propos d'anticoagulants, sont-elles également valables pour les groupes sans gains, à savoir les TONG (toute organisation non gouvernementale)?
![]() [ Modifié le 03/11/2007 à 18:37:28 ]
Bravo, t'en as 3 sur 4 ! Le dernier est plus tordu... il faut se rappeler que u en latin se prononce "ou".
@Filou : merci de ta généreuse magnanimité ! trois rien que pour moi ! ça vaut trois fois trois bises (mais y a pas d'icônes pour ça). Quant à ma "culture", elle se limite aux disciplines littéraires, et ne casse pas trois pattes à un canard. Et ne parlons pas de ma "sagesse"... ça va faire rire tous ceux qui me connaissent !
ta remarque me fait penser à l'histoire suivante :
Un représentant sonne à une maison. La petite Elodie, 4 ans, ouvre la porte. - Bonjour Mademoiselle, je suis Maurice Durand, représentant des aspirateurs Moulinex. Je pourrais voir ta maman? - Pas possible, maman fait le tapin en ce moment. - Glups ... Et par hasard peut-être ta grand-mère habite ici et je pourrais la voir? - Pas possible elle fait le tapin aussi. - Reglups ... Est-ce que tu as une grande soeur que je pourrais voir? - Oui j'ai ma grande sour. Elle s'appelle Ingrid et elle a 12 ans. Mais elle fait le tapin avec maman et mamie. - Rereglups ... Bon, et ton papa, je peux le voir? - Mais non, il est avec maman, mamie et Ingrid. Il fait le tapin avec elles. - Glups ... Glups ... Glups ... Hé bien ça alors, jamais vu ça. Drôle de famille... Et où ils font le tapin? - Ben dans le talon, ils sont en train de décorer le tapin de Noël
là tu m'as presque tout dit : jouer ?
Bingo !
T'as gagné le droit de reiuer même en iuer ou d'être iure, c'est iure.
Pas d'icone, ben ca alors, j'espère bien qu'il n'y a pas d'icone, pour ca. En nature, madame, en nature, y a que ce de vrai!
Oui, mais, quand même, hein: "fatum" ou bien "fatudum"?
S: le factotum de
Les deux, mon factotum ! fatum est le mot latin littéraire (celui qu'on a appris grâce à Cicéron puis Astérix), et *fatudum la forme populaire, introduite par les légions romaines*, et qui a donc été à l'origine de notre mot "feu". D'autres mots, plus savants, comme "fatidique" ou "fatalité", ont plus tard été fabriqués à partir de l'étymon classique.
* Il est à noter, toutefois, que les soldats du camp de Babaorum parlent un latin digne de tacite et Ovide, et Astérix un gaulois très goscinnien..
Bon, moi, les gosses, je m'en vais iuir avec BB, tiens.
Au lit, les mains sur les couvertures, garnements !
Que nenni, nous nous levâmes à 02h45 (heure turque) afin d'emprunter Pegase pour regagner notre Belle Gique natale après une semaine éblouissante de soleil, de détente, d'Ephèse et de Didyme.
A Ephèse, j'ai vécu une petite aventure que je vous narre : sachez que j'aime les oiseaux et que tout est bon pour les observer ! Je savais que la région était réputée pour ses appeaux, je m'en allai donc en acheter un. Les indigènes me voyant arriver, casquette en bandoulière et appareil photo vissé sur le crâne habillé d'un short et d'un polo piqué, ne m'ont pas raté, et je payai l'ustensile un prix surfait. Je me suis fait avoir ! Moralité : ça coûte, l'appeau d'Ephèse ! Happy-Hobbes
Et tu verras, au fil du temps passé sur Expressio, tu t'aventureras à naviguer aussi hors de ta casserole dois je comprendre que l'on me traite de nouille ? [ Modifié le 03/11/2007 à 22:02:38 ]
merci pour ces explications, il est vrai qu'en racontant tout cela aux élèves on pourrait leur apprendre en même temps, avec profit, l'orthographe et l'histoire, je me demande même si cela ne pourrait pas faire l'objet de travaux transversaux au collège ou au lycée, idée à creuser ou à faire creuser.
Ouiiiiiii, mais y a pas que ca!
Les timons classiques permettent aussi d'atteler les... comment? Que dis-tu? C'est pas de ce timon-là qu'il s'agit? Mais c'est pourtant toi qui parle de: "les timons"... Ah? C'est pas la bonne ortografe?
Hello Tsynta et Myrtine ! Soyez les biennes venues chez les oufs d'Est-ce-que-Pressio !
Voilà que je m'absinthe une semaine, et crac, deux nouveaux-elles s'y viennent. Pas mal du tout, cela. C'est du sang neuf qu'il faut à notre God adoré, en permanence ! A bientôt donc sur nos lignes ! Welcome-Hobbes |
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