Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

coûter bonbon [v]

coûter cher ; coûter les yeux de la tête ; être d'un prix très élevé ; être très onéreux ; coûter un bras

Origine et définition

Voilà encore une de ces expressions argotiques sur lesquelles, malgré leur jeune âge (milieu du XXe siècle), on semble ne pas avoir de certitude quant à l'origine.

Certains auteurs proposent 'bonbon' comme étant ici non pas une sucrerie très mauvaise pour les caries et l'embonpoint, mais un simple redoublement expressif de 'bon' pris avec le sens de 'beaucoup', comme on le trouvait autrefois dans l'expression "coûter bon" qui voulait dire 'cher' ou comme il est encore employé dans des locutions comme "un bon bout de temps" ou bien "un bon nombre de...".

Mais il ne faut pas oublier aussi la valeur sexuelle de notre 'bonbon'.
En effet, on emploie aujourd'hui les expressions "à ras du bonbon" pour parler, par exemple, d'une mini-jupe au ras du sexe, dans le cas d'une femme, ou "casser les bonbons" lorsqu'une personne en agace une autre ou bien "se peler les bonbons", équivalent de "se geler les roubignolles", les 'bonbons' étant ici les testicules.

Dans ce cas, compte tenu de l'importance donnée par leur propriétaire à ces parties anatomiques, notre locution est à rapprocher de "coûter la peau des fesses" : on tient tellement à ces parties que leur valeur en est inestimable.

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand sündteuer les deux mots : péché et cher combinés
Anglais to cost an arm and a leg coûter un bras et une jambe
Chinois fleurs
Croate kosta kao Sv. Petra kajgana coûte l'omelette de saint Pierre
Espagnol (Argentine) costar un huevo y la mitad del otro coûter un oeuf et la moitié de l'autre
Espagnol (Espagne) costar un colló coûter une couille
Espagnol (Espagne) costar un huevo coûter un testicule
Espagnol (Espagne) costar un ojo de la cara coûter un oeil du visage
Espagnol (Espagne) costar un riñón coûter un rein
Espagnol (Argentine) cuesta un huevo ça coûte un oeuf
Français coûter la peau des fesses
Français (Canada) coûter un bras
Français (Canada) téter les vaches
Français (Suisse) coûter le lard du chat
Grec της Παναγíας τα μάτια les yeux de la Sainte-Vierge
Italien costare un sacco di soldi coûter un sac de sous
Italien costare un occhio coûter un oeil
Italien costare l'ira di Dio coûter la colère de Dieu
Néerlandais te jouker zijn (Amsterdams/Jiddisch) coûter trop cher
Néerlandais een dure les une leçon qui coute cher
Néerlandais een fortuin kosten // een vermogen kosten coûter une fortune
Portugais (Brésil) custar os olhos da cara coûter les yeux du visage
Roumain a costa cât ochii din cap coûter les yeux de la tête
Roumain a costa o avere coûter une fortune
Roumain a costa o caruta de bani coûter une charrette d'argent
Roumain a costa ochii din cap coûter les yeux de la tête
Roumain a costa un sac de bani coûter un sac d'argent
Roumain a ustura la buzunare piquer aux poches
Roumain costa de te indoaie ça coûte tellement que ça te plie
Roumain costa de te usca ça coûte tellement que ça te sèche
Serbe koštati kô svetog Petra kajgana coûter comme une omelette à Saint Pierre / Coûter l'omelette de Saint Pierre ; la compréhension et, de là, la traduction dépendent de l'origine de l'expression, qui est incertaine.)
Wallon (Belgique) coûter un pont
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Commentaires sur l'expression « coûter bonbon » Commentaires

  • #81
    <inconnu>
    12/12/2010 à 16:52*
    "se peler les bonbons"

    J’ai bien entendu des collègues (du groupe technique lorsque j’étais encore encore activité), dire se peler/geler les couilles. Mais même la première version, proférer en publique fait faire la grimace aux rombières et autres petits bourgeois se trouvant à proximité. Shocking ! Même s’ils ne le disent, leur tête parle pour eux…
    Personnellement je dis plus volontier: je me caille les meules ou je me gêle les fesses, ce qui est tout de même plus facile à dire lorsque l’on est dans la rue (abribus, ou non), ou sur le quai du métro, ou celui de la gare…
  • #82
    deLassus
    12/12/2010 à 18:04
    • En réponse à <inconnu> #81 le 12/12/2010 à 16:52* :
    • « "se peler les bonbons"
      J’ai bien entendu des collègues (du groupe technique lorsque j’étais encore encore activité), dire se peler/geler le... »
    Voir cette page
  • #83
    DiwanC
    12/12/2010 à 18:18*
    • En réponse à <inconnu> #81 le 12/12/2010 à 16:52* :
    • « "se peler les bonbons"
      J’ai bien entendu des collègues (du groupe technique lorsque j’étais encore encore activité), dire se peler/geler le... »
    Se geler les meules sur le quai du métro... Vaste et bucolique programme qui réalise en partie la promesse électorale de Ferdinand Lop qui, lui, voulait prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu’à la mer* ! Reste à savoir si tu as mis Paris à la campagne... ou apporter la campagne à Paris.
    *Étant donné le coût (fallait les bonbons de tous les confiseurs de la capitale),😄
    le projet fut abandonné !
  • #84
    horizondelle
    12/12/2010 à 18:26
    • En réponse à HoubaHOBBES #6 le 19/12/2006 à 08:47* :
    • « "Mais il ne faut pas oublier aussi la valeur sexuelle de notre ’bonbon’."
      Tu oublies le récent "Avoir les bonbons qui collent au papier" qui... »
    Tu oublies le récent "Avoir les bonbons qui collent au papier" qui se dit lorsqu’il fait trrrèèès chaud.
    (Cette fraîche expression m’a été sortie par un ami Suisse.)

    Ce doit TRES local, car par ici, on dit l’inverse: "avoir le papier qui colle aux bonbons" 😄
  • #85
    deLassus
    12/12/2010 à 18:43*
    • En réponse à horizondelle #84 le 12/12/2010 à 18:26 :
    • « Tu oublies le récent "Avoir les bonbons qui collent au papier" qui se dit lorsqu’il fait trrrèèès chaud.
      (Cette fraîche expression m’a été s... »
    C’est grâce à ces nuances charmantes qu’on comprend pourquoi la Suisse est une Confédération !
    C’est un peu hors-sujet du jour, mais nous avons en France les mêmes subtilités. Un de mes amis, qui collectionne les anciens outils agricoles, m’a expliqué que dans les Pyrénées, les formes des mêmes outils, par exemple une faux, pouvaient changer, d’un rien, selon les vallées.
    Mais en France nous avons eu des rois, des empereurs, des présidents de la République et on a voulu TOUT régenter et uniformiser, de Versailles ou de Paris.
  • #86
    <inconnu>
    12/12/2010 à 19:05
    • En réponse à DiwanC #83 le 12/12/2010 à 18:18* :
    • « Se geler les meules sur le quai du métro... Vaste et bucolique programme qui réalise en partie la promesse électorale de Ferdinand Lop qui,... »
    Et alors ? J’ai habité près de 40 ans à Paris… quant à construire les villes à la campagne, Alphone allais a dit sensiblement la même chose: pour lutter contre la pollution, il faut construire les villes à la campagne.
    Qui a piqué l’idée à l’autre ?
  • #87
    DiwanC
    12/12/2010 à 19:11
    • En réponse à <inconnu> #86 le 12/12/2010 à 19:05 :
    • « Et alors ? J’ai habité près de 40 ans à Paris… quant à construire les villes à la campagne, Alphone allais a dit sensiblement la même chose:... »
    Et alors ?

    Rien...
  • #88
    momolala
    12/12/2010 à 19:11
    C’est vrai que ça coûte, les bonbons, si on en croit cette page. Ça rapporte aussi : en donnant un peu de plaisir, beaucoup de caries et parfois de kilos, on possède une belle villa les pieds dans l’eau dans l’Estérel. C’est mon dentiste qui enrage qui me l’a dit. Mais ne dit-on pas menteur comme un arracheur de dents ?
  • #89
    momolala
    12/12/2010 à 19:15
    • En réponse à DiwanC #83 le 12/12/2010 à 18:18* :
    • « Se geler les meules sur le quai du métro... Vaste et bucolique programme qui réalise en partie la promesse électorale de Ferdinand Lop qui,... »
    Je ne connaissais pas ce bon monsieur Lop. Il aurait tenu gaiment sa place sur ce merrrveilleux site ! L’idée de la suppression du wagon de queue du métro reste à creuser.
  • #90
    DiwanC
    12/12/2010 à 19:28
    Ah ! merci chère Momo ! (j’me sentais un peu seule sur c’coup là !...) 😄
    Merci d’apprécier la personnalité de cet hurluberlu, un rien illuminé mais tellement drôle !
  • #91
    chirstian
    12/12/2010 à 19:33
    • En réponse à DiwanC #83 le 12/12/2010 à 18:18* :
    • « Se geler les meules sur le quai du métro... Vaste et bucolique programme qui réalise en partie la promesse électorale de Ferdinand Lop qui,... »
    Ferdinand Lop qui, lui, voulait prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu’à la mer*
    compte-tenu de son orientation, sa prolongation ne peut conduire qu’à la Méditerranée. C’est donc à tort qu’on pourrait penser que le projet de Grand Paris, qui opère la jonction Paris-Le Havre est d’inspiration Lopette.
    D’ailleurs, j’ai beau chercher, je trouve assez peu de points communs entre notre Président et F.Lop. Qui a dit : hélas ? 🙂
  • #92
    chirstian
    12/12/2010 à 19:47
    • En réponse à deLassus #85 le 12/12/2010 à 18:43* :
    • « C’est grâce à ces nuances charmantes qu’on comprend pourquoi la Suisse est une Confédération !
      C’est un peu hors-sujet du jour, mais nous av... »
    mêmes outils, par exemple une faux, pouvaient changer, d’un rien, selon les vallées.
    ce n’est pas faux. Mais si la faux d’ici n’était plus faux là ,que faux-t-il en conclure ? Que ce qui est faux en deçà des Pyrénées est vrai au delà ! Mais on ne s’y retrouvait plus : on se trouvait pris en des_faux. D’où l’idée géniale de supprimer les Pyrénées. Et ainsi la faux reste faux. Et elle coupe tout, même l’ivraie. Quoique... quand la faux est dans l’ivraie le faux est dans le vrai. Et le ver est dans le fruit : si vous me pardonnez cette a-faux-risme.
  • #93
    DiwanC
    12/12/2010 à 19:59*
    • En réponse à chirstian #91 le 12/12/2010 à 19:33 :
    • « Ferdinand Lop qui, lui, voulait prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu’à la mer*
      compte-tenu de son orientation, sa prolongation ne peu... »
    Pour toi et pour Momolala, cette vidéo : à voir ce petit monsieur, un rien étriqué, tellement sérieux, on n’imagine pas sa douce folie et on ne comprend pas "l’acharnement" des anti-Lop !
    Et pourtout le monde, ’videmment !
  • #94
    cornelius
    12/12/2010 à 20:18*
    "ça coûte bonbon " ... un seul ne coûte pas trop mais au pluriel tout dépens de la quantité . Avec les fêtes de Noël , trève des confiseurs oblige (en leur laissant le temps de les fabriquer et à nous de les acheter ), il y en a beaucoup dans les vitrines donc beaucoup de tentations et d’occasion de se laisser tenter Au total cela coute les yeux de la tête entre bonbons de chocolat et autres douceurs dont les coucougnettes * -surtout celles du Vert Galant , certaines confitures ou autres spécialités qui permettent de dire la gourmandise et l’amour de son compagnon (ou sa compagne ) en plus de l’amour de son prochain célébré pour la Noël
    Imaginons une "grève" des confiseurs que ferions nous en période de fêtes ? nous nous mettrions sans doute au fourneau pour concocter des petits plats , des truffes , des bûches afin de continuer à gâter ceux que nous aimons
    et comme beaucoup d’entre nous ne savent sans doute pas plus que moi cuisiner juste pour le nombre de convives nous y retrouverions peut être l’habitude d’ajouter l’assiette du pauvre
    une rêverie dont la réalisation ne coûterai pas bonbon
    Rêver de toute façon ne coûte rien
    *faut il y voir un lien avec "couter la peau des couilles "?
    voircette page et cette page ou encore cette page
  • #95
    mitzi50
    13/12/2010 à 09:32*
    • En réponse à momolala #89 le 12/12/2010 à 19:15 :
    • « Je ne connaissais pas ce bon monsieur Lop. Il aurait tenu gaiment sa place sur ce merrrveilleux site ! L’idée de la suppression du wagon de... »
    Il y a, à son sujet, une autre anecdote, dont il ne fut pas l’ auteur, mais l’ acteur involontaire. Lors de l’ élection de je ne sais plus qui à l’ Académie Française, il y avait 38 votants. Le 39è était très malade, et le 40è, justement, bien qu’ "Immortel", venait de casser sa pipe. Il s’ agissait donc de lui prévoir un remplaçant. Il y avait deux clans, chacun ayant "son" candidat. Impossible de les départager. On s’ en fut donc quérir le malade, avec toutes ses perfusions etc... Nouveau vote. Le même nombre de voix allant aux mêmes deux candidats officiels. L’ académicien malade (ce ne pouvait être que lui) avait voté... pour Ferdinand Lop ! Ce dernier est mort en 1974. Eternel candidat (à la députation, à la présidence...), ses blagues lui avaient valu de ne pouvoir être accrédité. Outre la prolongation du Bd St Michel, il avait aussi proposé d’ aménager des trottoirs roulants afin de faciliter le travail des péripatéticiennes et la construction d’ un pont de 300 mètres de large (au moins) pour y accueillir les clochards (on ne parlait pas encore de SDF). Cette dernière proposition résonne étrangement, de nos jours. Ceci dit, il a tout de même publié quelques textes... car il était avant tout homme de lettres !
  • #96
    PHILO_LOGIS
    13/12/2010 à 10:30
    Ben, c’est l’pompon, là. J’arrive que la boutique est déjà fermée! Et j’ai recu aujourd’hui l’expressio.fr d’hier! A demain, alors, pour celle d’aujourd’hui!
  • #97
    momolala
    14/12/2010 à 07:00
    • En réponse à DiwanC #93 le 12/12/2010 à 19:59* :
    • « Pour toi et pour Momolala, cette vidéo : à voir ce petit monsieur, un rien étriqué, tellement sérieux, on n’imagine pas sa douce folie et on... »
    Pas de langue de bois chez monsieur Lop ! Du moins Arlette n’aurait-elle pu lui reprocher de mentir car dans le Var Lop n’a rien dégauchi. J’aurais appris quelque chose encore une fois sur ce merrrveilleux site.
  • #98
    DiwanC
    19/12/2013 à 01:07*
    Les bonbons de God… euh… s’cusez-moi, je voulais dire : "les bonbons dont parle God" n’étant pas sans évoquer ces parties anatomiques masculines qu’il vaut mieux éviter de casser, de peler, de geler… suis allée lire ce qu’en disait le cher Georges (l’autre ’videmment !)
    Pas de "bonbons"… mais quelque chose qui y ressemble !
    Quand vous ne nous les caressez
    Pas, chéries, vous nous les cassez.
    Oubliez-les, si faire se peut,
    Qu’elles se reposent.
    Quand vous nous les dorlotez pas,
    Vous nous les passez à tabac.
    Oubliez-les, si faire se peut,
    Qu’elles se reposent un peu,
    Qu’elles se reposent.

    Ici, le texte.. qui n’est pas d’une grande, grande légèreté ; il est souriant, c’est déjà ça et ça ne coûte rien !
    😄
  • #99
    Utilisateur supprimé
    19/12/2013 à 01:38*
    • En réponse à deLassus #68 le 12/12/2010 à 10:48* :
    • « Intéressante, ton idée de renouveau sucré du troc !
      Question subsidiaire : si je donne, pour payer mon repas, des gros bonbons à la jeune et... »
    ...si je donne, pour payer mon repas, des gros bonbons à la jeune et jolie blonde de 18 ans qui me sert au restaurant chaque jour, est-ce qu’elle me donnera une sucette pour me faire la monnaie ?

    Nous avons attendu trois ans presque jour par jour pour savoir si tu as essayé de payer la serveuse en bonbons (avec l’encouragement de momolala en #79 en plus) et si tu avais reçu une sucette en tant que monnaie. Alors ? Les esprits curieux veulent savoir. :’-)) Elle doit encore être jeune (21 ans) et jolie...
    Je corrige...j’aurais dû dire jour pour jour je crois, pas jour par jour. 😐
  • <inconnu>
    19/12/2013 à 06:02
    ANAGRAMMES
    Croûton bé bon
    Curent bonobo
    Bobo nocturne
    Croûton né Bob
    Obtenu bronco