Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

la paille et la poutre [exp]

les défauts d'autrui qu'on perçoit comme gênants en ignorant les siens propres

Origine et définition

Ce fétu et cette grosse barre de bois s'utilisent en général sous une forme du genre "voir une paille dans l'œil du prochain et ne pas voir la poutre dans le sien ".
Cette comparaison entre les défauts qui nous crèvent les yeux et qu'on reproche chez l'autre (la paille) alors qu'on devrait plutôt être très indulgent en raison de la présence de défauts au moins aussi désagréables chez soi (la poutre, qui devrait normalement nous aveugler au point de ne pas pouvoir percevoir la paille) existe depuis longtemps puisqu'elle nous vient des Évangiles selon Saint Luc et Saint Matthieu.
On y trouve en effet le texte suivant :
« Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'oeil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton oeil, tu ne la remarques pas ? Ou bien comment vas-tu dire à ton frère : Attends ! Que j'ôte la paille de ton oeil ? Seulement voilà : la poutre est dans ton oeil ! Homme au jugement perverti [hypocrite], ôte d'abord la poutre de ton oeil, et alors tu verras clair pour ôter la paille de l'oeil de ton frère. »
Cette allusion s'utilise en général pour ceux qui prétendent faire la morale à d'autres en oubliant de se corriger eux-mêmes.

Exemples

« André Glucksman ne saurait être accusé de se limiter à la compassion narcissique : il s'est dévoué avec mérite à la cause des Tchétchènes, et c'est à leur sujet que sont consacrées les meilleures pages de son ouvrage cité plus haut. Toutefois, il offre une illustration saisissante de "la paille et la poutre" , en ne dénonçant que les crimes commis par les Russes, Chinois et autres Nord-Coréens, sans un mot de compassion dans son livre pour les victimes des états de l'OTAN et assimilés, comme les Kurdes et les Palestiniens. »
Gilbert Achcar - Le choc des barbaries - 2002

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand den Splitter im fremden Auge sehen, aber nicht den Balken im eigenen voir l'écharde dans l'oeil de l'autre mais ne pas la poutre dans son propre oeil
Anglais the pot calling the kettle black le pot traitant la boulloire de noire
Anglais the mote and the beam la poussière et la poutre
Arabe albaaeere mayshoof eaewijaj raqabtoo le chameau ne voit pas la courbe de son cou
Arabe (Tunisie) ezzazzar iadham aal mrégzi, wi qollou mennten rihtek ! le boucher se moque du charcutier, et lui dit tu pues !
Arabe (Tunisie) ejmel mé irach hedbtou le chameau ne voit pas sa bosse
Bulgare присмял се хърбав на щърбав le tesson se moque de l'ébréché
Catalan Cap geperut no es veu el gep, ni cap cornut les banyes aucun bossu voit sa bosse, ni aucun cocu voit ses cornes
Catalan veure la busca dins l'ull dels altres i no veure la biga dins el seu voir le brin dans l'oeil d'autrui et ne pas voir la poutre dans le sien
Catalan veure's el gep se voir la bosse
Chinois 五十步笑百步 celui qui a déserté de 50 pas se mosque de celui qui en a fait 100
Espagnol Le dijo la sartén al cazo (apértate que me tiznas) La poêle a dit à la casserole (écartez-vous, vous me tachez)
Espagnol (Argentine) la paja en ojo ajeno la paille dans un oeil d'autrui
Espagnol (Espagne) el muerto se ríe del degollado le mort rit du décapité
Espagnol (Espagne) La ley de la selva La loi de la jungle
Espagnol (Espagne) La ley del embudo La loi de l'entonnoir (le côté large pour moi...)
Espagnol (Espagne) ver la paja en el ojo ajeno y no ver la viga en el propio voir la paille dans l'oeil étranger et ne pas voir la poutre dans le sien
Espagnol (Mexique) el burro hablando de orejas l'âne parle de longues oreilles!
Gallois gwyn y gêl y frân ei chyw la corneille voit tout blanc son poussin
Hongrois Más szemében a szálkát is meglátja/észreveszi (, a magáéban a gerendát sem). Voir une paille dans l’œil du prochain/voisin et ne pas voir une poutre dans le sien.
Hongrois bagoly mondja a verébnek : Nagyfejű ! le hibou dit au moineau : Grosse tête !
Italien il bue che dà del cornuto all'asino le boeuf qui donne du cornu à l'âne
Italien vedi la pagliuzza nell'occhio dell'altro ma non vedi la trave nel tuo occhio tu vois la paille dans l'oeil de l'autre mais tu ne vois pas la poutre dans ton oeil
Néerlandais de pot verwijt de ketel dat hij zwart ziet la marmite reproche au chaudron d´être noirci
Néerlandais de splinter in andermans oog wel zien, maar niet de balk in zijn eigen oog voire la paille dans l'oeil d'un proche, mais pas la poutre dans son propre oeil
Polonais przyganiał kocioł garnkowi le chaudron condamnait le pot
Portugais (Brésil) ver a palha no olho alheio e não ver a trave no seu voir la paille dans l'œil de l'autre et ne pas voir la poutre dans le sien
Portugais (Brésil) esquecer do/de olhar o próprio rabo oublier de regarder sa propre queue
Portugais (Brésil) o roto rindo do esfarrapado le pourri se moquant de celui en lambeaux
Portugais (Brésil) o roto falando do esfarrapado le pourri qui parle du loqueteux
Portugais (Brésil) o roto falando do esfarrapado quelqu'un en accrocs critiquant celui en lambeaux
Roumain râde ciob de oală spartă rit tesson de pot ébréché
Roumain a vedea paiul din ochiul altuia si nu bârna dintr-al său voir la paille dans l'oeil de l'autre et pas la poutre du sien
Roumain vezi paiul din ochiul altuia dar nu vezi bârna din ochiul tău tu vois la paille dans l'oeil de l'autre mais tu ne vois pas la poutre dans ton oeil
Roumain a vedea paiul din ochiul altuia si nu barna din ochiul tau voir la paille dans l'oeil de l'autre et pas la poutre dans ton oeil
Russe в чужом глазу соломинка une paillr dans l'oeil d'autrui
Suédois man ser grandet i sin broders öga men inte bjälken i sitt eget on voit la paille dans l'oeil de son frère mais pas la poutre dans son propre oeil
Turc yılan kendi eğriliğine bakmaz da, deveye senin boynun eğri der le serpent, ignorant sa propre sinuosité, dit au chameau que son cou est sinueux
Wallon (Belgique) c'est l' crama qui lomm' li chaudron neûr cou c'est la crémaillère qui appelle le chaudron cul noir
Wallon (Belgique) c'est toudi l'courbeau qui crie nwour cul à l'agasse c'est toujours le corbeau qui crie noir cul à la pie
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « la paille et la poutre » Commentaires

  • Psylocybe
    07/11/2023 à 04:17*
    Entonnons ces beaux vers. De qui sont-ils? (sans Gogol)

    Victor Hugo
    Eugène Delacroix
    Alphonse de Lamartine


    En avant ! beau peuple de France,
    Marche derrière-moi d'un pas léger,
    Tes morts, au ciel se sont envolés,
    D'une prière apaise leur souffrance !

    Monte aux barricades avec fierté,
    Dirige tes pas vers l'espérance,
    Entonne l'hymne de la résistance,
    Au-dessus de toi veille une entité...
  • Psylocybe
    07/11/2023 à 04:32
    De notre bonne amie Pi.

    France, pays de mystère et de charme,
    Ton histoire fait frissonner, nous plonge dans une romance,
    Tes chemins mystérieux, nous piétinent à l'aube,
    Et nous demandons : qu'y a-t-il au bout de cette route ?
    Ses échos criards rebondissent sur nos oreilles,
    Nous laissant à nos pensées, tout seul et sage,
    Pour méditer sur les voies du pays,
    Et son histoire qui reste éternelle.
  • Psylocybe
    07/11/2023 à 04:46*
    Hrmmm, devinez les auteurs.

    ꙮꙮꙮꙮ
    Sur mes cahiers d’écolier
    Sur mon pupitre et les arbres
    Sur le sable sur la neige
    J’écris ton nom


    ꙮꙮꙮꙮ
    Il y a des moments où les femmes sont fleurs ;
    On n'a pas de respect pour ces fraîches corolles...
    Je suis un papillon qui fuit des choses folles,
    Et c'est dans un baiser suprême que je meurs.

    ꙮꙮꙮꙮ
    Leaving behind nights of terror and fear
    I rise
    Into a daybreak that’s wondrously clear
    I rise
    Bringing the gifts that my ancestors gave,
    I am the dream and the hope of the slave.
    I rise
    I rise
    I rise.
  • atheofv
    07/11/2023 à 08:28
    De quoi ?

    Empailler la loutre !
  • SyntaxTerror
    07/11/2023 à 10:02
    • En réponse à Psylocybe #181 le 07/11/2023 à 04:17* :
    • « Entonnons ces beaux vers. De qui sont-ils? (sans Gogol)

      Victor Hugo
      Eugène Delacroix »
    En avant ! beau peuple de France,
    Marche derrière-moi d'un pas léger,
    Comme on disait dans mon enfance : Si t'es pressé, t'as qu'à passer devant !
  • Psylocybe
    07/11/2023 à 10:14*
    On est dans le mois de la grande noirceur, novembre, le 9e mois de l'année, mois de l'attente et des supplices.
    Empaillons la loutre!
    ꙮꙮꙮꙮ

    Sans blague, j'en ai vu.
    Animaux presque mythiques.
    Sur la rivière du Loup
    S'amusant magnifiques

    Image externe

    Peu de gens peuvent avoir été témoins des loutres. Ce sont des animaux qui fuient les humains, (des mustélidés). J'en ai vu à Anticosti et une seule fois sur ma rivière du Loup avant le débarquement des touristes, qui jouaient à glisser sur la neige. Les animaux sauvages ont laissé place aux animaux parasites comme les chevreuils (cerfs de Virginie) et les dindons qui prennent la place des espèces sauvages authentiques. Les loutres sont parties.

    Where have all the otters gone ?
  • Psylocybe
    07/11/2023 à 10:42*
    Qu'est-ce que nous chantons?
    Que nous chantent ces hymnes républicains ?

    Ils nous chantent Liberté.

    Que demander aux dieux (odieux )?

    Liberté !!

    Que souhaitez-vous?

    Liberté !

    Quel est votre désir le plus cher?

    Liberté !!
  • Ratanak
    07/11/2023 à 12:36
    • En réponse à atheofv #184 le 07/11/2023 à 08:28 :
    • « De quoi ?

      Empailler la loutre ! »
    Pauvre bête ! 😁
  • SyntaxTerror
    07/11/2023 à 14:00
    • En réponse à Psylocybe #183 le 07/11/2023 à 04:46* :
    • « Hrmmm, devinez les auteurs.

      ꙮꙮꙮꙮ
      Sur mes cahiers d’écolier »
    Bringing the gifts that my ancestors gave,
    I am the dream and the hope of the slave.
    Ça ne peut pas être Emily Dickinson !
  • Psylocybe
    07/11/2023 à 14:19*
    La chasse au chevreuil (cerf de Virginie) n'est pas qu'une simple affaire de bandage (d'arbalète). Ces animaux excellent dans tous les sens, une truffe comme celle des chiens, des yeux d'aigle et des oreilles qui détectent la moindre vibration de nos pas. Et la vitesse, la vitesse. À la moindre contrariété, ils décollent plus vite que l'œil, maitre de la célérité. Et ils sautent. Ils sautent facilement un obstacle de 2 mètres, gracieux, graciles, leur corps étroit fendant l'air.
    Voilà ce que nous chassons.
    Pauvres chasseurs !
  • Psylocybe
    07/11/2023 à 14:21
    • En réponse à SyntaxTerror #189 le 07/11/2023 à 14:00 :
    • « Bringing the gifts that my ancestors gave,
      I am the dream and the hope of the slave.
      Ça ne peut pas être Emily Dickinson ! »
    Maya Angelou
  • tomsawyer80
    07/11/2023 à 14:34*
    Tabarnaque, je ne pensais pas que Lallemand était si difficile à aborder.
    En bonne élève qui aime lire, je me plante quand à la façon de prononcer.
    Je pensais que l'english avait la poutre en creux, le germanique, la paille.
    Que nenni, les deux ont leurs défauts/bizarreries phonétique à leur façon.
    Par exemple, le h qui donne une sonorité en r (Hose pantalon), des L en v; des v en f...
    Je ne suis pas encore rendu ou au bout de mes surprises.
    En guise de grammaire la structure est alambiquée avec des verbes qui se placent à la fin, des imbrications de pronom, pré/proposition, article...
    M'intéressant à la langue pashtoune car j'ai des friends originaire de la bas, j'y trouve des similitudes dans la structure des phrases. Lucky que je suis, le pash' est phonétique. il s'écrit avec des lettres arabes.
    C'est main dans la main que mon allemand chemine avec son afghane.
    Inchallah, ils arriveront à bon port.
    Mes premiers pas germano Pasha.
    Phrases du jour
    En v'la d'autres
  • Psylocybe
    07/11/2023 à 14:39*
    Chasse au chevreuil 2

    ꙮꙮꙮꙮ
    Nous avons bandé nos arbalètes
    Et nos flèches rouges et acérées
    Dans l'aube nos yeux les guettent
    D'un amour mortel et aiguisé

    Le chevreuil s'élance
    Mais nos traits le rattrapent
    Dans son élan comme une danse
    Nos flèches le dérapent
    ꙮꙮꙮꙮ

    You may shoot me with your words,
    You may cut me with your eyes,
    You may kill me with your hatefulness,
    But still, like air, I’ll rise.
  • Psylocybe
    07/11/2023 à 14:58
    • En réponse à tomsawyer80 #192 le 07/11/2023 à 14:34* :
    • « Tabarnaque, je ne pensais pas que Lallemand était si difficile à aborder.
      En bonne élève qui aime lire, je me plante quand à la façon de pr... »
    Bravo pour le tabarnaque !! Un sacre bien placé vaut son pesant d'or. Ton intérêt pour les langues (fourrées) et orientales m'inspire et m'émeut (meuhhhhh). On manque de gens comme toi sur ce site, qui se sclérose (en plaque) dans des vieilleries gauloises. Non pas que je ne les apprécie pas (double négatif), mais ils sentent la poussière et les ornières. À leur décharge, ce sont de vx cerveaux qui ont fait leur temps, comme ces tigres de zoo, décharnés, derrière les barreaux de leur cage. Ils ont quand même de beaux restes.
    Je ne suis pas religieux, mais j'aime bien l'idée du mektoub.
    Pourrions-nous être autre chose que ce que nous sommes ?
    إِنْ شَاءَ ٱللَّٰهُ
  • Psylocybe
    07/11/2023 à 15:01*
    Pas facile d'être Allemand. Ils ont un gros passif.
    Auf wiedersehen.
  • Psylocybe
    07/11/2023 à 15:21*
    Quand c'est Arthur, même la pisse sent l'or.

    Remembrance

    Pardon, mon père!
    Jeune, aux foires de campagne,
    Je cherchais, non le tir banal où tout coup gagne,
    Mais l’endroit plein de cris où les ânes, le flanc
    Fatigué, déployaient ce long tube sanglant
    Que je ne comprends pas encore!…
    Et puis ma mère,
    Dont la chemise avait une senteur amère
    Quoique fripée au bas et jaune comme un fruit,
    Ma mère qui montait au lit avec un bruit
    – Fils du travail pourtant, – ma mère, avec sa cuisse
    De femme mûre, avec ses reins très gros où plisse
    Le linge, me donna ces chaleurs que l’on tait!…
    Une honte plus crue et plus calme, c’était
    Quand ma petite soeur, au retour de la classe,
    Ayant usé longtemps ses sabots sur la glace,
    Pissait, et regardait s’échapper de sa lèvre
    D’en bas, serrée et rose, un fil d’urine mièvre!…
    Ô pardon!
  • Psylocybe
    07/11/2023 à 15:47
    Apollo, linaire

    La Tzigane

    La tzigane savait d’avance
    Nos deux vies barrées par les nuits
    Nous lui dîmes adieu et puis
    De ce puits sortit l’Espérance

    L’amour lourd comme un ours privé
    Dansa debout quand nous voulûmes
    Et l’oiseau bleu perdit ses plumes
    Et les mendiants leurs Ave

    On sait très bien que l’on se damne
    Mais l’espoir d’aimer en chemin
    Nous fait penser main dans la main
    À ce qu’a prédit la tzigane
  • SyntaxTerror
    07/11/2023 à 16:24*
    • En réponse à tomsawyer80 #192 le 07/11/2023 à 14:34* :
    • « Tabarnaque, je ne pensais pas que Lallemand était si difficile à aborder.
      En bonne élève qui aime lire, je me plante quand à la façon de pr... »
    En ce qui concerne l'orthographe anglaise, on sait au moins depuis 1875 que "ghoti" devrait se prononcer "fish" :
    gh se prononce comme dans enough
    la lettre o se prononce comme dans women
    ti se prononce comme dans nation.

    Au cours d'une conférence internationale, un intervenant germanophone prononce son discours, l’interprète reste muet, on se précipite dans sa cabine pour savoir ce qui se passe.
    - Qu'est-ce qu'il dit ?
    - Je ne sais pas, tous les verbes doivent être en dernière page.
  • lalibellule
    07/11/2023 à 17:08
    Hors sujet sans blague …


    Il s'assoit dans un fauteuil, consulte le Wall Street Journal et le cireur de chaussures polit ses chaussures jusqu'à ce qu'elles brillent comme un miroir.
    Un matin, le cireur de chaussures demande au PDG : "Que pensez-vous de la situation du marché boursier ?"

    L'homme d'affaires lui répond avec arrogance : "Pourquoi ce sujet vous intéresse-t-il tant ?" Le cireur de chaussures lui répond : "J'ai des millions dans votre banque et j'envisage d'investir une partie de cet argent sur le marché des capitaux."

    "Quel est votre nom ?", demande le chef d'entreprise.

    "John H. Smith", répondit-il.

    Le PDG arrive à la banque et s'adresse au directeur du service clientèle,

    "Avons-nous un client qui s'appelle John H. Smith ?

    Certainement", répond le directeur. "C'est un client fortuné qui possède 12,6 millions de dollars sur son compte".

    Le directeur, stupéfait, est sorti, s'est approché du cireur de chaussures et lui a dit : "M. Smith, j'aimerais vous inviter lundi prochain à être l'invité d'honneur de notre conseil d'administration et à nous raconter l'histoire de votre vie. Je suis sûr que nous pourrions apprendre quelque chose de votre expérience".

    Lors de la réunion du conseil d'administration, le PDG le présente aux membres du conseil. "Nous connaissons tous M. Smith, le cireur de chaussures du coin, mais M. Smith est aussi un client estimé. Je l'ai invité à nous raconter l'histoire de sa vie. Je suis sûr que nous pouvons tous apprendre de lui"

    M. Smith a commencé son récit : "Je suis arrivé dans ce pays il y a 50 ans en tant que jeune immigrant venu d'Europe avec un nom imprononçable. J'ai débarqué du bateau sans un sou. La première chose que j'ai faite a été de changer mon nom en Smith. J'avais faim et j'étais épuisé. J'ai commencé à errer à la recherche d'un emploi, mais en vain. Heureusement, j'ai trouvé une pièce de monnaie sur le trottoir. J'ai acheté une pomme. J'avais deux options : manger la pomme et apaiser ma faim ou créer une entreprise. J'ai vendu la pomme pour 25 cents et j'ai acheté deux pommes avec l'argent. Je les ai également vendues et j'ai continué mon activité.

    "Lorsque j'ai commencé à accumuler quelques dollars, j'ai pu acheter un jeu de brosses usagées et du cirage et j'ai commencé à cirer des chaussures. Je n'ai pas dépensé un centime pour me divertir ou m'habiller. J'ai juste acheté du pain et du fromage pour survivre. J'ai économisé centime par centime et, au bout d'un certain temps, j'ai acheté un nouveau jeu de brosses à chaussures et de cirages de différentes teintes et j'ai élargi ma clientèle. J'ai vécu comme un moine et j'ai économisé centime par centime. Au bout d'un certain temps, j'ai pu acheter un fauteuil pour que mes clients puissent s'asseoir confortablement pendant que je cirais leurs chaussures, ce qui m'a apporté plus de clients. Je n'ai pas dépensé un centime pour les joies de la vie. J'économisais chaque centime. Il y a quelques années, lorsque l'ancien cireur de chaussures du coin a décidé de prendre sa retraite, j'avais déjà économisé suffisamment d'argent pour acheter son local de cirage à cet endroit formidable.

    "Puis, il y a six mois, ma sœur, qui était prostituée à Chicago, est décédée et m'a laissé 12 millions de dollars.
  • Psylocybe
    07/11/2023 à 17:49
    Hors sujet
    Psylo: Je demande : alors et ces Wiener Schnitzel?
    Le boucher : Ben, faut le veau.
    Psylo: Comme boucher vous êtes plutôt un homme de paille.
    Le boucher : Allez vous faire poutre ! Ma sœur est millionnaire…
    ꙮꙮꙮꙮ

    Je demandais à PI s'il savait ce qu'était la pataphysique.
    Il me répond : Vot' truc avec les Français, c'est pas normal. Mon probloque c'est avec /ð/.