Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions
Le contenu présenté peut contenir des termes inappropriés liés à votre recherche.

en boucher un coin [v]

remplir d'étonnement ; réduire au silence ; étonner ; être en admiration ; en stupéfaction ; étonner autrui

Origine et définition

Qu'est-ce qu'un coin ?
Lorsqu'il est dédoublé, c'est le cri du canard. Mais lorsqu'il est seul, de quoi s'agit-il ? Du coin de paradis, du petit coin, du coin qui servait à frapper les pièces de monnaie, du coin de la rue, du coin qui sert à éclater une buche de bois... ?
Il semble que c'est plutôt vers cette dernière signification qu'il faut se tourner. En effet, la définition officielle du mot dans ce cas-là est quelque chose comme "angle rentrant ou saillant formé par l'intersection de deux lignes ou de deux plans ; par métonymie, partie d'une chose où se forme un tel angle".
Lorsque cette expression est apparue à la fin du XIXe siècle, elle voulait dire "rendre muet (d'étonnement)", ce qui est une paraphrase de "fermer la bouche". Le 'coin' serait ici une métaphore désignant la bouche par un de ses 'coins' (les angles rentrants à la jonction des lèvres).
En boucher un coin ne serait donc qu'une forme familière de "fermer / boucher la bouche" ou "empêcher de parler", l'étonnement étant la cause du silence.

Exemples

« Et elle finit entre haut et bas sur une expression triviale que jamais la baronne n'avait entendue. "Comme le langage est révélateur !" songeait la vieille dame soudain calmée. Il arrivait parfois à sa fille de Paris et surtout à ses petits-enfants de risquer devant elle un mot d'argot, mais jamais ils ne se fussent servis d'une expression aussi vulgaire. Qu'avait-elle dit exactement ? " Ça vous en bouche un coin…" Oui c'est cela qu'elle avait dit. »
François Mauriac - Le sagouin

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand jemandem das Maul stopfen clouer le bec à qn
Allemand jemanden verblüffen stupéfier qn
Allemand jemanden zum Schweigen bringen faire taire qn ; réduire qn au silence
Anglais (USA) to throw for a loop balancer en boucle
Anglais to be gobsmacked recevoir un smack sur la gueule
Anglais (Canada) to be stunned être ébèté et confus
Anglais to be speechless être sans voix
Anglais to be flabbergasted en être baba
Arabe Hayrrane Etonner
Autre deixar amb un pam de nas laisser avec un nez d'un empan !
Espagnol (Espagne) dejar con la boca abierta laisser avec la bouche ouverte
Espagnol (Espagne) dejar boquiabierto / Dejar boquiabierta laisser bouche bée
Espagnol (Espagne) dejar mudo laisser muet
Espagnol (Espagne) dejar pasmado / boquiabierto laisser pantois / bouche bée
Français (Canada) avoir son voyage
Français (Canada) en boucher un trou
Français (Canada) en boucher une surface
Hébreu הדהים אותו il l'a époustouflé
Italien rimaner di stucco rester de plâtre
Néerlandais (Belgique) met stomheid slaan / geslagen zijn être frapper de / frapper de surdi-mutité
Néerlandais daar zakt de bek van los ça fait tomber la bouche ouverte
Néerlandais iemand achterover doen vallen van verbazing faire qqn tomber à la renverse
Néerlandais iemand de mond snoere boucher la bouche à qqn
Néerlandais iemand met de oren doen klapperen faire qqn claquer avec les oreilles
Néerlandais met je mond vol tanden staan se trouver avec la bouche pleine de dents
Néerlandais paf staan être réduit au silence, être bouche bée
Polonais szczeka mi opadla la machoire m'en est tombée
Portugais (Brésil) calar a boca de alguém taire la bouche de qqn
Portugais (Brésil) ficar embasbacado lasisser bouche bée
Roumain a face pe cineva sa ramana paf faire quelqu'un rester paf
Roumain a lasa cu gura cascata laisser bouche bée
Roumain a lasa mut de uimire laisser muet d'étonnement
Roumain a lasa masca laisser masque
Roumain a-i lua piuitul lui prendre/enlever le piaillement
Roumain a-i taia macaroana lui couper le bucatino
Tchèque omracit étourdir
Ajouter une traduction

Si vous souhaitez savoir comment on dit « en boucher un coin » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemand, cliquez ici.

Ci-dessus vous trouverez des propositions de traduction soumises par notre communauté d'utilisateurs et non vérifiées par notre équipe. En étant enregistré, vous pourrez également en ajouter vous-même. En cas d'erreur, signalez-les nous dans le formulaire de contact.

Voir aussi


Commentaires sur l'expression « en boucher un coin » Commentaires

  • #81
    <inconnu>
    02/01/2010 à 18:00
    • En réponse à deLassus #73 le 02/01/2010 à 15:18* :
    • « Pour les amateurs de Céline, j’ai enfin retrouvé le passage de Mort à Crédit d’où est extraite la citation du TLFi.
      Je ne résiste pas... Vo... »
    "Il voulait licher tous les bols..."
    Ça se dit? licher?
  • #82
    deLassus
    02/01/2010 à 18:09*
    • En réponse à <inconnu> #81 le 02/01/2010 à 18:00 :
    • « "Il voulait licher tous les bols..."
      Ça se dit? licher? »
    En tout cas c’est dans le dictionnaire ! TLFi 1994 ci-dessous en extraits.
    Moi je ne dis pas "je liche", mais je me fais des lichettes de pain pour les oeufs coque.
    LICHER, verbe trans.
    Pop. et fam.
    A. Lécher. V’là ç’te pauv’ Nioule qui s’en allait... licher son doigt dans la cour! (MARTIN DU G., Gonfle, 1928). Pendant qu’il se livre à cette opération, Zazie liche la mousse de son demi (QUENEAU, Zazie, 1959).
    B. P. ext.
    1. Embrasser. Synon. bécoter. C’est-i ta sœur, la femme aussi, que tu lichais à tomber de cheval? (LA VARENDE, Dern. fête, 1953).
    Emploi pronom. Tous les jours, c’est pareil : ça se liche, ça ferme la fenêtre et on ne voit plus rien (COLETTE, Cl. école, 1900).
    2. Boire, manger, généralement avec excès, avec gourmandise. Elles lichaient ainsi la goutte, sur un coin de l’établi (ZOLA, Assommoir, 1877) :
    Vautré sur le pont, il serre étroitement dans ses bras, comme s’il était en train de prendre le pucelage d’une fille, un demi-muid de vin de Samos, dont il a fait sauter la bonde et il liche avec des cris de jouissance ce vin qui dégouline et qui gicle.
    CENDRARS, Bourlinguer, 1948.
    DÉR. Lichot(t)er, (Lichoter, Lichotter)
  • #83
    deLassus
    02/01/2010 à 18:22*
    • En réponse à <inconnu> #81 le 02/01/2010 à 18:00 :
    • « "Il voulait licher tous les bols..."
      Ça se dit? licher? »
    Et j’ai bien raison de me faire des lichettes !
    Toujours extrait du TLFi :
    LICHETTE, subst. fém.
    Pop. et fam.
    A. Petit morceau de nourriture. Ne pas avoir une lichette de pain, ni une goutte de vin dans le corps (ZOLA, Assommoir, 1877, p. 775). Il mangeait le lard sur le pain, à la paysanne, une lichette contre son pouce pour éviter de le graisser (POURRAT, Gaspard, 1922).
    B. P. ext. Petit morceau, petite quantité de quelque chose. Il se baissa une seconde, pour puiser, du bout de sa brosse, dans la gamelle placée au bas de lui, une petite lichette de cirage (COURTELINE, Gaîtés esc., Pipe, 1891).
    Rem. Région. (Belgique). ,,Attache fixée à l’intérieur du col d’un vêtement, permettant de le suspendre`` (BAETENS 1971)
  • #84
    chirstian
    02/01/2010 à 18:25
    • En réponse à <inconnu> #80 le 02/01/2010 à 17:57* :
    • « Etant très étourdie, je ne suis pas douée pour corriger les fautes des autres. D’aillleurs, je ne m’aime pas trop ça.
      Ton élève chinoise a r... »
    C’est vrai, il n’y a pas que la Joconde, c’est sans doute le mystère sur l’identité de son modèle qui attire le monde.
    pas du tout : c’est la finesse de ses jambes: les cuisses de vierge les plus excitantes jamais peintes ! Satan bouche un coin, non ? 😏
  • #85
    deLassus
    02/01/2010 à 18:34
    • En réponse à chirstian #84 le 02/01/2010 à 18:25 :
    • « C’est vrai, il n’y a pas que la Joconde, c’est sans doute le mystère sur l’identité de son modèle qui attire le monde.
      pas du tout : c’est... »
    Pour certains (je ne mange pas de ce pain-là, moi), c’est l’HENAURME SERVICE TROIS-PIECES qui est caché sous les jupes !
    Sacré Léonard !
  • #86
    cotentine
    02/01/2010 à 18:49
    • En réponse à deLassus #78 le 02/01/2010 à 17:46* :
    • « Tu as gagné le droit de tout relire encore, pour me signaler les fautes de frappe.
      Pour la ponctuation, qui est (un peu...) spéciale chez Cé... »
    tu aurais pu nous les montrer ces tableaux d’Arcimboldo cette page ou encore mieux cette page ... qui fascinent depuis mille ans Milan
  • #87
    cotentine
    02/01/2010 à 18:54
    • En réponse à <inconnu> #79 le 02/01/2010 à 17:54 :
    • « Susceptible?...Cotentine? Ah ! (étonnée...j’ai perdu mon petit papier mémento émoticones...) »
    (étonnée...j’ai perdu mon petit papier mémento émoticones...)

    😮 pas besoin de ton p’tit qu’a le pain calepin il te suffit de cliquer là-haut sur Mode d’emploi ou aller à cette page (la 4 ème) 😉
  • #88
    <inconnu>
    02/01/2010 à 19:17*
    • En réponse à cotentine #87 le 02/01/2010 à 18:54 :
    • « (étonnée...j’ai perdu mon petit papier mémento émoticones...)
      😮 pas besoin de ton p’tit qu’a le pain calepin il te suffit de cliquer là-hau... »
    Texte centré, je sais pas ce que ça fait. J’essaye :
    BONNE ANNEE

    C’est magique! Je le découvre grâce à toi. Ca m’en bouche un coin.
  • #89
    deLassus
    02/01/2010 à 19:17
    • En réponse à cotentine #86 le 02/01/2010 à 18:49 :
    • « tu aurais pu nous les montrer ces tableaux d’Arcimboldo cette page ou encore mieux cette page ... qui fascinent depuis mille ans Milan »
    Je n’aurais pas pu, j’aurais DU !
    Mais au Louvre je n’en ai vu que 4, disposés ensemble dans la galerie des peintres italiens, et je n’ai pas eu le temps de chercher ces quatre-là.
    JE FAIS UNE PAUSE COMIQUE, que je dédie à tous nos amis belges :
    - Mon pseudo est deLassus, en l’honneur de Roland de Lassus, compositeur flamand dont j’ai eu la chance de chanter quelques oeuvres avec mes chorales
    - Ca se prononce DE LASSUSSE
    - Je viens d’entendre sur Radio Classique unautre belge célèbre, Philippe Geluck, l’auteur du Chat. Parlant des (rares) compositeurs belges, il a indiqué que si on place l’accent au mauvais endroit, ça donne le titre d’un film X : "Rolande la suce !"
    30 ans de chorales, et on ne me l’avait pas encore faite aussi clairement !
    Oh, pardon ... Ca m’en bouche un coin !
  • #90
    <inconnu>
    02/01/2010 à 19:18
    • En réponse à deLassus #85 le 02/01/2010 à 18:34 :
    • « Pour certains (je ne mange pas de ce pain-là, moi), c’est l’HENAURME SERVICE TROIS-PIECES qui est caché sous les jupes !
      Sacré Léonard !... »
    Un trans à son époque ????? Ça alors, c’est plus que de jouer au bouchon ! 😄
  • #91
    melilou
    02/01/2010 à 19:48
    • En réponse à deLassus #82 le 02/01/2010 à 18:09* :
    • « En tout cas c’est dans le dictionnaire ! TLFi 1994 ci-dessous en extraits.
      Moi je ne dis pas "je liche", mais je me fais des lichettes de pa... »
    je me fais des lichettes de pain pour les oeufs coque.

    Chez moi on dit des mouillettes... mais je ne voudrais pas que l’on s’égare à nouveau...!!!
  • #92
    tytoalba
    02/01/2010 à 20:37
    • En réponse à deLassus #83 le 02/01/2010 à 18:22* :
    • « Et j’ai bien raison de me faire des lichettes !
      Toujours extrait du TLFi :
      LICHETTE, subst. fém.
      Pop. et fam. »
    Tu m’en bouches un coin. Je connaissais le mot lichette pour une petite quantité de chose à boire ou à manger, même que l’endroit où on le fait s’apellerait une licherie (Larousse). J’ai découvert dans ce dictionnaire que "se licher la pomme", c’était s’embrasser. Ce qu’on ne manque de faire en ce début d’année.
    Je confirme qu’en Belle Gique, la lichette est bien une " Attache fixée à l’intérieur du col d’un vêtement, permettant de le suspendre`` (BAETENS 1971)"
    Pour ton information (au cas où) , De Lassus est né et a vécu ses 12 premières années à 5 kilomètres de chez moi. Voir à cette page. Mais je n’étais pas née et ne peut donc confirmer. 🙂
  • #93
    deLassus
    02/01/2010 à 21:30*
    • En réponse à tytoalba #92 le 02/01/2010 à 20:37 :
    • « Tu m’en bouches un coin. Je connaissais le mot lichette pour une petite quantité de chose à boire ou à manger, même que l’endroit où on le f... »
    Si ça veut bien marcher, petit cadeau à la Belle Gique : Le Trésor de la Langue Française informatisé.
    Je fais quand même un test, parce que là, ce sont des milliers de pages d’un coup d’un seul !
    Si le test est concluant, je chercherai les dates de ce monumental ouvrage en ligne.
    Ca a l’air de marcher parfaitement. Les dates de construction de ce dico sont 1971-1994
    Attention : je prends souvent des articles dans ce dico, comme tout à l’heure pour licher et lichette : il faut faire des copier/coller d’extraits de pages, pas de pages entières. (conseil judicieux et déjà ancien d’Elpépé au néophite que j’étais).
    cette page
    Entraine - toi, c’est bluffant, et tiens-moi au courant, j’ai d’autres bottes secrètes à ta disposition !
  • #94
    tytoalba
    02/01/2010 à 21:49
    • En réponse à deLassus #93 le 02/01/2010 à 21:30* :
    • « Si ça veut bien marcher, petit cadeau à la Belle Gique : Le Trésor de la Langue Française informatisé.
      Je fais quand même un test, parce que... »
    Merci, je l’avais déjà dans mes favoris.
    Et tout à fait entre nous, même s’il m’arrive de surfer sur le net pour des explications, je préfère encore mes vieux dictionnaires, j’aime tourner les pages, sentir le papier sous mes doigts. Et quand je trouve quelque chose d’intéressant, je partage avec les autres.
    Pour ce qui est des copier/coller, quand je peux indiquer la page, je le fais. Je trouve cela plus facile, mais chacun fait comme il le sent. 🙂
  • #95
    deLassus
    02/01/2010 à 21:59
    • En réponse à tytoalba #94 le 02/01/2010 à 21:49 :
    • « Merci, je l’avais déjà dans mes favoris.
      Et tout à fait entre nous, même s’il m’arrive de surfer sur le net pour des explications, je préfè... »
    Je me doutais bien que tu étais déjà équipée de cet outil !
    Mais comme tu avais l’air de découvrir, j’ai voulu faire l’intéressant>>> bien fait pour moi !
    Tu as de la chance d’avoir des vieux dictionnaires. Moi je n’ai en tout et pour tout que le Larousse du XXème siècle (1932 je crois) des débuts d’instit’ de mon pauvre père. Il me sert de support d’une table basse et n’est pour cette raison pas d’une consultation pratique !
    Grâce à expressio, je suis devenu un peu malade du copier/coller à base de dictionnaires. Après tout, j’ai il y a deux ans environ arrêté tout tabac et tout alcool ou vin.. Il faut bien se droguer avec quelque chose !
  • #96
    PHILO_LOGIS
    02/01/2010 à 22:02
    • En réponse à tytoalba #94 le 02/01/2010 à 21:49 :
    • « Merci, je l’avais déjà dans mes favoris.
      Et tout à fait entre nous, même s’il m’arrive de surfer sur le net pour des explications, je préfè... »
    Merci, Tyto. Moi aussi, je préfère faire un renvoi - surtout aprés avoir bien geuletonné!
    Parce que, il faut bien l’avouer, tout ramener sur le tapis, après l’avoir ingurgité mais pas digéré, hein, ca fait pas propre, quand même! 😛
  • #97
    PHILO_LOGIS
    02/01/2010 à 22:04*
    • En réponse à melilou #91 le 02/01/2010 à 19:48 :
    • « je me fais des lichettes de pain pour les oeufs coque.
      Chez moi on dit des mouillettes... mais je ne voudrais pas que l’on s’égare à nouvea... »
    Dis-moi, Melilou, tu s’rais pas Belge, des fois? Pasque les mouillettes dans l’oeuf à la coque, c’est de chez nous, ca, hein, fieu!
  • #98
    PHILO_LOGIS
    02/01/2010 à 22:09*
    Pour les ’tits nouveaux/nouvelles:
    si vous voulez nous voir vous faire votre fête, communiquez-nous vos dates d’anniversaire.
    Attention: je n’ai pas parlé des dates de naissance.
    Esplication: vous êtes né(e)s le 18 brumaire de l’an XII. Dites-nous: 18 brumaire. L’année, on s’en fout. Elle n’est arrivée qu’une seule fois. L’anniv., lui, il vient tous les ans.
    Vous avez remarqué que j’ai parlé de brumaire et non de bromure, hein... L’usage en est différent... 😛
  • #99
    deLassus
    02/01/2010 à 22:16*
    • En réponse à PHILO_LOGIS #97 le 02/01/2010 à 22:04* :
    • « Dis-moi, Melilou, tu s’rais pas Belge, des fois? Pasque les mouillettes dans l’oeuf à la coque, c’est de chez nous, ca, hein, fieu! »
    Je sais bien que je suis horripilant avec mes copier/coller, mais rien n’indique dans cette littérature que mouillette soit spécifiquement belge.
    Dictionnaire de L’Académie française, 1st Edition (1694)
    Mouillette. s. f. v. Quelques-uns appellent ainsi les apprestes qu’on fait pour manger des oeufs frais à la coque. Faire des moüillettes.
    Dictionnaire de L’Académie française, 4th Edition (1762)
    MOUILLETTE. s.f. On appelle ainsi les apprêtes qu’on fait pour manger les oeufs frais à la coque. Faire des mouillettes.
    Jean-François Féraud: Dictionaire critique de la langue française (Marseille, Mossy 1787-1788)
    MOUILLETTE, s. f. MOUILLOIR, s. m. MOUILLûRE, s. f. [Mou-gliè-te, glioar, (une seule syllabe) gliû-re: 2eè moy. au 1er, lon. au 2d.] Le 1er, se dit des aprêtes ou tranches de pain fort minces, qu’on fait pour manger les oeufs à la coque
    MOUILLETTE (Page 134)
    Dictionnaire de L’Académie française, 6th Edition (1832-5)
    MOUILLETTE. s. f. Petit morceau de pain long et mince, qu’on trempe dans les oeufs à la coque. Faire des mouillettes.
    Dictionnaire de L’Académie française, 8th Edition (1932-5)
    MOUILLETTE. n. f. Petit morceau de pain long et mince qu’on trempe dans les oeufs à la coque. Faire des mouillettes.
  • cotentine
    02/01/2010 à 22:21*
    • En réponse à PHILO_LOGIS #97 le 02/01/2010 à 22:04* :
    • « Dis-moi, Melilou, tu s’rais pas Belge, des fois? Pasque les mouillettes dans l’oeuf à la coque, c’est de chez nous, ca, hein, fieu! »
    Tu te moques de moi, filo ? les MOUILLETTES , c’est aussi chez moi, en Normandie ... et sûrement ailleurs ! 😄
    là, tu n’en bouches un coin à personne !
    zut, coiffée au poteau par ce maniaque du dico ... qui saute sur un mot comme ... :’-)) cette page