Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

pour des prunes [adv]

pour rien ; pour des clopinettes ; pour des queues de cerises

Origine et définition

Il y a déjà longtemps que la prune ne désigne pas que le fruit.
En moyen français, depuis le XIIIe siècle, une 'prune' pouvait aussi être :
* Un coup ("il s'est pris une prune, un pruneau") ;
* De la chance (une bonne aubaine) ou de la malchance (un coup du sort), selon le cas ;
* Quelque chose sans aucune valeur ("ne pas valoir prune" voulait dire "ne rien valoir" et "ne preisier/prisier une prune", c'était "n'avoir aucune estime pour quelqu'un").
C'est bien évidemment de cette dernière signification que notre expression est née au début du XVIe siècle, "ne preisier une prune" datant de la fin du XIIe.
Mais pourquoi une prune ne valait-elle déjà rien ?
Eh bien nous allons devoir remonter jusqu'aux premières croisades, au XIIe siècle.
En effet, une histoire raconte que, de la seconde qui fut un échec, les Croisés, vers 1150, ramenèrent des pieds de pruniers de Damas dont ils avaient pu se régaler des fruits sur place.
On peut alors parfaitement imaginer (mais là, nous entrons peut-être dans une légende) que, alors qu'ils faisaient au roi le compte-rendu de leur expédition, celui-ci très en colère se serait écrié : "Ne me dites pas que vous êtes allés là-bas uniquement pour des prunes !", sous-entendant "pour rien".
L'entourage du roi puis le peuple aurait alors diffusé dans le pays ce sens très particulier de la 'prune'.

Exemples

« Si j'ai fait mettre le téléphone dans toutes les pièces, ce n'est quand même pas pour des prunes »
Georges Duhamel - La passion de Joseph Pasquier

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand (Suisse) für die Katze pour le chat
Allemand für'n Arsch pour le cul
Allemand umsonst pour rien
Anglais for nothing pour rien
Anglais (Australie) not worth a fig il ne vaut pas une figue
Anglais (USA) for peanuts pour des cacahuètes
Anglais (Irlande) For buttons. Pour des boutons.
Arabe (Algérie) matas'wach franck elle ne vaut même pas un sou
Arabe عاد بخفي حنين il revient avec les chaussures de Honein
Arabe (Algérie) على دورو (3la rab3a douro 4) c'est juste pour 20 centimes
Espagnol (Argentine) al divino boton au bouton divine
Espagnol (Espagne) ¡ Pa' na' ! (= Para Nada) pour rien !
Espagnol (Espagne) com un zero a l'esquerra comme un zéro à gauche
Espagnol (Espagne) en balde gratuitement
Espagnol (Espagne) para nada pour rien
Espéranto por nenio pour rien
Français (Canada) pour des pinottes pour rien
Grec τσάμπα και βερεσέ gratis et à crédit
Grec άνθρακες ο θησαυρός le trésor était du charbon
Hongrois egy köszönömért pour un „merci”
Hébreu לריק vide
Italien per niente pour rien
Néerlandais (Belgique) voor spek en bonen pour du lard et des haricots
Néerlandais voor de flauwekul pour de la foutaise
Néerlandais voor de kat z'n viool pour le violon du chat
Néerlandais voor de kat zijn kut pour le cul du chat
Néerlandais voor noppes pour rien
Portugais (Portugal) a troco de nadapor uma ninharia en échange d’un rien
Portugais (Brésil) por uma merreca pour un peu de fric
Portugais (Brésil) a toa en étourdi
Portugais (Brésil) a preço de banana au prix d'une banane
Roumain de pomana pour la charité
Roumain pe o gură/îmbucătură de pâine pour une bouche/bouchée de pain
Roumain pe ochi frumoşi pour de beaux yeux
Russe за царское спасибо (za tsarskoye spassiba) pour un merci du tsar
Russe za krassivye glazki pour de jolis petits yeux
Russe za spassibo pour un merci
Turc i̇ncir çekirdeğini doldurmamak ne pas remplir le pépin d'une figue
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « pour des prunes » Commentaires

  • #81
    chirstian
    22/11/2006 à 14:39
    • En réponse à God #70 le 22/11/2006 à 13:43 :
    • « Ta manière d’écarter l’option des Croisés aussi brutalement ne me va pas du tout.
      C’est un avis lié à ta perception du succès ou des échecs... »
    Donc, même si c’est à prendre avec des pincettes, comme beaucoup d’autres origines, rien n’interdit de penser qu’ils y sont bien allé pour des prunes.
    objection votre Honneur ! On peut effectivement dire que l’objectif religieux (Jerusalem, Dieu le veut etc...) a été détourné, dès la seconde croisade (j’imagine que les historiens sont divisés sur ce point).
    Mais la question n’est pas : est-il légitime de dire que "les croisés ont été pour des prunes" aux croisades ? Mais bien : est-ce que l’expression du jour vient de là ?
    Or,si nous sommes d’accord sur le fait que des expressions telles que "ne pas valoir prune" datent du XI et XII, c’est bien que la prune était déjà très commune dans notre pays, avant toute croisade. Le passage de "ne pas valoir prune" à "travailler pour des prunes" me semble évident , et ne nécessite pas une explication spécifique.
    Je conteste donc la phrase : "Mais pourquoi une prune ne valait-elle déjà rien ? Eh bien nous allons devoir remonter jusqu’aux premières croisades, au XIIe siècle." : la croisade (même la plus ancienne) n’explique pas les expressions antérieures de même sens.
    Ce que je croix c’est donc que, comme cette expression existait , il était possible de l’appliquer après coup à une croisade, en jouant sur le fait que le seul acquis aurait été ... une nouvelle variété de prunes.
    Encore un verre de prune ?
    *on trouve déjà dans la Bible mention de la mirabelle , dans le vers célébre :
    "s’approchant du miroir, où il se mire, Abel,"
    etc...
  • #82
    SyntaxTerror
    22/11/2006 à 14:42
    • En réponse à Rikske #71 le 22/11/2006 à 13:50* :
    • « Tiens, d’après le lien, la mirabelle et la quetsche seraient tout de même deux variétés de prunes ? Qu’en dit SyntaxTerror 27 ? »
    Allons bon, je suis mis t’en cause.
    Il me paraît évident que les mirabelles ne poussent pas sur des pommiers, n’en déplaise à Isaac Newton. On peut les considérer comme des prunes.
    Je faisais une distinction entre les pruniers (Reine-Claude, Quetsche, etc) qu’on obtient en greffant (ou entant) une branche de la variété désirée sur un prunus et les mirabelliers qui s’obtiennent sans greffe, juste par semis (on s’aime).
    Je lis aussi qu’il existe un Prunus Spinosa ! Ca doit donner des livres de philosophie, faut rajouter du sucre !
  • #83
    <inconnu>
    22/11/2006 à 14:49
    • En réponse à Rikske #75 le 22/11/2006 à 14:02* :
    • « Manque plus que la mirabelle de Toul et celle de Verdun... »
    Et la prune d’ente alors ? là nous sommes dans le vif du sujet puisque WIKIPEDIA
    nous dit que la prune de DAMAS ramenée dans le Sud-Ouest au retour de la seconde croisade a été greffée avec un prunier locale. Ce croisement a donné une prune appelée d’ENTE. C’est cette prune séchée qui nous donne le vrai pruneau
    d’Agen. Prune récoltée non pas à Agen mais à Ste LIVRADE et à VILLENEUVE S/
    LOT. Maintenant le pruneau d’agen est devenu un argument de vente et il n’a rien à voir avec le véritable. D’où la nécessité de bien lire la provenance sur l’étiquette.
    La prune d’ente séchée au soleil que je mangeais dans mon enfance alors qu’elle était encore souple, gorgée de soleil , était un vrai régal.
  • #84
    eureka
    22/11/2006 à 14:51
    • En réponse à PHILO_LOGIS #63 le 22/11/2006 à 13:12 :
    • « tu m’intrigues. Qui es-tu? Nous pourrons parler de ton totem en apparté si tu demandes mon adresse mail à God. Pour moi, c’est OK... »
    je suis bien aise
    qu’intrique il y ait
    en "aparté, ne t’en déplaise
    pour moi aussi c’est OK
    à toi mon adresse demander
    et God sera fort aise
    de te la communiquer
    Battons le fer sorti des braises
    faisons monter la mayonnaise
    aux expressi-oeufs bien frais
    Nous danserons la javanaise
    et enfin pour "entracter"
    pourquoi pas la marseillaise
    à capella chanter
    Oh punaise !!
    c’est moi qui l’ai pondé (pour la rime, c’est un pauêeeeeeeeeeeeeeeme)
    waou !!
  • #85
    God
    22/11/2006 à 14:52*
    • En réponse à chirstian #81 le 22/11/2006 à 14:39 :
    • « Donc, même si c’est à prendre avec des pincettes, comme beaucoup d’autres origines, rien n’interdit de penser qu’ils y sont bien allé pour d... »
    Dis-moi chirstian, t’as fumé quoi, là ? C’est quoi ton XIe et ton XIIe, là ?
    La prune était connue avant le XIIe, on l’admettra sans problème, ainsi que tu l’as indiqué. Mais tu écris toi-même en 17 que l’association de la prune a une faible valeur date au plus tôt de la deuxième moitié du XIIe ("ne preisier une prune"). Or, le retour de Damas avec les pruniers de là-bas, supposé être à l’origine de cette association, est daté du début du même siècle.
    On ne peut donc rejeter d’une pichenette cette possibilité aussi simplement que tu t’obstines à le faire.
  • #86
    SyntaxTerror
    22/11/2006 à 14:57
    • En réponse à <inconnu> #83 le 22/11/2006 à 14:49 :
    • « Et la prune d’ente alors ? là nous sommes dans le vif du sujet puisque WIKIPEDIA
      nous dit que la prune de DAMAS ramenée dans le Sud-Ouest... »
    Tout à fait, j’y ai fait allusion en (26).
    On a aussi greffé des supplétifs Vietnamiens à Sainte Livrade.
    Ca donne à peu près ça :
    Passeu-moi le canard laqué, cong !
  • #87
    <inconnu>
    22/11/2006 à 15:07*
    • En réponse à chirstian #81 le 22/11/2006 à 14:39 :
    • « Donc, même si c’est à prendre avec des pincettes, comme beaucoup d’autres origines, rien n’interdit de penser qu’ils y sont bien allé pour d... »
    L’objectif des croisades a fait naître un sentiment d’épuration ethnique « nécessaire » à la sécurisation des axes routiers comme de la préservation de lieux dits saints. Devenu un « devoir », il était largement appliqué et transcendé par l’appât du gain en tous genres quand cela n’était pas un goût immodéré à fendre en deux d’autres hommes, bafouant là le Commandement
    « Tu ne tueras point ».
    Ce qui aurait dû n’ être qu’une transhumance basée sur la foi réelle et sincère s’est transformée en une mauvaise foi à tuer pour mieux exister. L’homme aime à servir et à se servir de ses mauvais génies. Mais en ce cas, il n’en est que le seul responsable ! La jeune Eglise papale de l’époque comprise.
    Le Spirituel vous le dit : Dieu est absout de ces monstruosités qu’il n’a pas souhaité mais n’oublie pas et pour autant de châtier ses mauvais fils en leur mettant en mémoire douloureuse des prunes efficaces tel le remord, la peine et le regret : douleurs dévorantes.
    Face à soi, on ne voit que soi et honnir ses actes vils et cruels est alors permis.
    La porte ouverte à la Rédemption en somme.
    La prune est donc l’Ambassadrice de la Tempérance.
    Mais qui mange trop devient trop gourmand, assurément.
    Désolé, mais l’expression du jour appelle aussi des réflexions spirituelles.
    Dois-je m’excuser d’ailleurs ?
    Amitiés à Toutes et Tous.
  • #88
    Rikske
    22/11/2006 à 15:10
    • En réponse à <inconnu> #87 le 22/11/2006 à 15:07* :
    • « L’objectif des croisades a fait naître un sentiment d’épuration ethnique « nécessaire » à la sécurisation des axes routiers comme de la prés... »
    Pour ceux que le sujet intéresse, un livre, entre autres: "Les croisades vues par las Arabes", d’Amin Maalouf. Sorti en poche il y a quelques années.
  • #89
    God
    22/11/2006 à 15:11
    • En réponse à <inconnu> #87 le 22/11/2006 à 15:07* :
    • « L’objectif des croisades a fait naître un sentiment d’épuration ethnique « nécessaire » à la sécurisation des axes routiers comme de la prés... »
    T’excuser toi-même, certainement pas ! Mais nous demander de t’excuser, éventuellement. 😉
  • #90
    <inconnu>
    22/11/2006 à 15:23
    • En réponse à God #89 le 22/11/2006 à 15:11 :
    • « T’excuser toi-même, certainement pas ! Mais nous demander de t’excuser, éventuellement. 😉 »
    Sans excuse, on ne chemine pas bien loin mais si l’excuse vient de quelqu’un d’autre, y voir là une demande à peine dissimulée, voilée, de s’inviter au chevet de ce quelqu’un d’autre.
    L’excuse est la meilleure carte d’invitation.
    A charge du commis d’en faire bon usage.
  • #91
    Elpepe
    22/11/2006 à 15:26*
    • En réponse à chirstian #20 le 22/11/2006 à 09:25 :
    • « Un coup ("il s’est pris une prune, un pruneau") ;
      d’où vient cette notion de coup ? Des promenades sous les arbres, durant lesquelles on pr... »
    D’autant, mon cher Chirstian, que le pruneau désignant le coup reçu descend, sémantiquement, en droite ligne du francisque moyen "ramponneau", qui désignait un grand pruneau bien lourd, et qui faisait très mal quand on le recevait sur la tronche.
    Tout ça si on porte quelque crédit à "Ferdinand de Saussure et son traité de linguistique générale", par Edmond Brua.
    Evidemment...
    @ Chirstian_46 : "Un jour, voulant commenter le résultat d’une croisade, un chroniqueur a utilisé l’expression"... Le chroniqueur en question s’appelait Leoni Zitroni, sauf erreur.
  • #92
    <inconnu>
    22/11/2006 à 15:28*
    • En réponse à SyntaxTerror #26 le 22/11/2006 à 09:54 :
    • « Ca tombe comme à Gravelotte !
      J’ai été raté de peu par un cocotier, ce doit être douloureux, en revanche, je me suis déjà pris des marrons s... »
    Excuse-moi. je m’étais arrêté aux séquelles du cerveau. C’est sans doute pour cela (les séquelles) que je n’ai pas lu jusqu’au bout.
  • #93
    <inconnu>
    22/11/2006 à 15:48
    • En réponse à momolala #73 le 22/11/2006 à 13:59 :
    • « Que les enfants peuvent être cruels !
      Bon, reflexion faite, plus tard c’est méchantes vannes, coups bas et trahisons en tout genre, c’est pa... »
    Moi je te trouve bien pessimiste, tristement pessimiste. Tous les jeunes, d’hier et d’aujourd’hui ont fait de plus ou moins grosses bétises. Est-ce pour cela qu’il n’y a plus d’espoir pour eux ? Ce serait désespérant. s ’ils ressentent cette opinion, pourquoi ferait-ils l’effort de changer? Heureusement il y a un grand nombre d’éducateurs qui travaillent à leur réinsertion avec bonheur. Ils faut les pousser vers l’avant et non pas les laisser s’enfoncer encore plus bas. Il a toujours de l’espoir.
  • #94
    Elpepe
    22/11/2006 à 15:53*
    • En réponse à Rikske #40 le 22/11/2006 à 10:19 :
    • « Comment ? Les prunes du Pape sont une variété de couilles ? Euh, non, c’est l’inverse que je voulais dire, enfin... »
    Sans compter les couilles de Mozart (Mozart Kugeln, voir cette page), que File_chez_le_pâtissier connaît bien, et qui ont une autre gueule que celles du Pape, entre nous soit dit...
  • #95
    Elpepe
    22/11/2006 à 16:21
    • En réponse à <inconnu> #69 le 22/11/2006 à 13:41 :
    • « Frites, béquilles, brûlure indienne, morsure de cheval et j’en passe...
      Que les enfants peuvent être cruels !
      Bon, reflexion faite, plus tar... »
    "Petula Perrot aussi, ça fait PP, peut-être ne suis-je pas celle que vous croyez, gniark, gniark, gniark !!!"
    GAFFE ! C’est une Schtroumpfette noire !
  • #96
    Elpepe
    22/11/2006 à 16:26
    • En réponse à Rikske #75 le 22/11/2006 à 14:02* :
    • « Manque plus que la mirabelle de Toul et celle de Verdun... »
    Manque plus que la mirabelle de Toul et celle de Verdun...

    Sans compter la mirabelle de Cadix, qu’a des yeux tout autour, kif-kif la pomme de terre à frite belge...
  • #97
    chirstian
    22/11/2006 à 16:28
    • En réponse à God #85 le 22/11/2006 à 14:52* :
    • « Dis-moi chirstian, t’as fumé quoi, là ? C’est quoi ton XIe et ton XIIe, là ?
      La prune était connue avant le XIIe, on l’admettra sans problèm... »
    tiens, j’aurais abusé de ma prune ?
    l’association de la prune a une faible valeur date au plus tôt de la deuxième moitié du XIIe ("ne preisier une prune"). Or, le retour de Damas avec les pruniers de là-bas, supposé être à l’origine de cette association, est daté du début du même siècle.
    pas "au plus tôt" : la première source vérifiée d’une expression prouve son existence au plus tard à l’époque de la source !
    Je cite :
    "sachez que les plus grands auteurs de l’Antiquité en ont parlé : Caton, Martial, Ovide et Pline chez les romains et plus avant Athénée, Théocrite, Hippocrate et Galien, Dioscoride. Ils citent surtout la prune de Damas, dite « damascène » comme la meilleure d’entre les prunes ce qui est confirmé au Moyen-Age, car cette prune était convoyée à grand frais dans des boîtes en plomb garnies de glace. Au Moyen-Age, toujours, on mangeait les prunes en début de repas, car considérée, à la suite des anciens, comme un fruit froid et putrescible ; cette habitude dura jusqu’au XVIème siècle où la prune devint fruit de dessert.
    La légende raconte que ce sont les croisés qui rapportèrent les pruniers en Europe en revenant des croisades, nous venons de voir qu’il n’en est rien, cependant, ils ramenèrent certainement les habitudes culinaires qu’ils découvrirent là-bas."
    (P Chazallet)
    Sur la chronolgie :
    "prunelle" (petite prune) est attestée depuis le XI , en fait ses sources sont antérieures à celles de "prune" , mais il est évident que ce dernier l’a précédé.
    Le sens de "prune = faible valeur" est effectivement attesté 2° moitié XII, donc au plus tard à cette époque.
    Si les croisés avaient ramené la prune de damas à la fin de la seconde croisade (2° moitié XII), je pense qu’il aurait fallu du temps pour qu’elle soient connue , cultivée en quantité , qu’elle perde sa valeur au point de donner naissance à cette expression, non ?
    Je persiste et signe !
    A quand l’expression : faire la tournée des grands ducs pour des prunes ?
  • #98
    Elpepe
    22/11/2006 à 16:38
    • En réponse à momolala #77 le 22/11/2006 à 14:04 :
    • « Ah mais God, tu ne l’as pas dit "de Damas" dans ta définition ! ...
      😉 Bon allez, maintenant que j’ai versé un peu de l’huile des frites belg... »
    la culture de la prune en Afrique du Nord

    Des nèfles ! Atso, tu n’auras rien là-dessus, vu qu’on était plutôt des espécialistes des agrumes, moutons, vignobles et céréales, ac’ la Mitidja qu’ vot’ Bosse*, à coté, c’est le Couine Mairie de et son canot gonflab’ !
    *Beauce, prononcé pataouète.
  • #99
    SyntaxTerror
    22/11/2006 à 16:41
    • En réponse à chirstian #97 le 22/11/2006 à 16:28 :
    • « tiens, j’aurais abusé de ma prune ?
      l’association de la prune a une faible valeur date au plus tôt de la deuxième moitié du XIIe ("ne preis... »
    Bon, disons que la prune connue en France avant les croisades avait peu de valeur.
    C’est pour cette raison qu’on prisait la prune "de Damas".
    Ceci étant, vous n’avez pas l’impression de nous casser les prunes à force de vouloir couper les poils de prune en quatre ???
  • PHILO_LOGIS
    22/11/2006 à 16:42*
    • En réponse à Rikske #88 le 22/11/2006 à 15:10 :
    • « Pour ceux que le sujet intéresse, un livre, entre autres: "Les croisades vues par las Arabes", d’Amin Maalouf. Sorti en poche il y a quelque... »
    Livre fantasitique, s’il en est. Je l’ai lu et ne peux que le recommander activement. Faudra cependant faire les bouquinistes, j’ai cherché la version poche il y a près d’un an maintenant (à la F..C, pour ne pas la nommer). Il me fut dit "èpuisé", et le vendeur ne parlait pas de l’auteur... De lui-même, peut-être?