Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

se faire des cheveux blancs [v]

se faire un sang d'encre ; se faire de la mousse ; se faire du mouton ; s'inquiéter ; se faire du souci

Origine et définition

La première forme date de la deuxième moitié du XIXe siècle, la deuxième de la fin du même siècle (selon Gaston Esnault) et la troisième du début du XXe (on la trouve chez Aristide Bruant en 1911, par exemple).
Pour ce qui est des cheveux, le point de départ est simple : on a pu constater chez certaines personnes qui avaient subi un choc émotionnel important, que ce soit de graves soucis ou une grosse frayeur, que leurs cheveux avaient viré au blanc très rapidement (le temps d'une nouvelle pousse, pas en quelques heures ).
Il n'en a pas fallu plus pour ce phénomène remarquable et remarqué donne naissance à se faire des cheveux blancs, généralement raccourcie en se faire des cheveux, comme une métaphore symbolisant parfaitement les soucis ou l'inquiétude.
Venons-en maintenant au mouron.
Il s'agit d'une plante répandue dans les régions tempérées d'Europe où elle pousse en grosses touffes abondantes. C'est de ces touffes qu'est née la métaphore argotique qui, au XVIIIe siècle, désigne aussi bien les cheveux qu'une touffe de poils. En se basant sur cette acception et en faisant l'impasse sur le petit détail de la couleur, se faire du mouron est donc bien identique à « se faire des cheveux ».
Et si cette forme de la locution est arrivée assez tardivement, on trouve déjà en 1768, selon le DHLF (), l'expression imagée ne plus avoir du mouron sur la cage pour dire « être chauve ».
Pour finir, attaquons-nous à la mousse. Si vous vous êtes déjà promené dans les bois pendant que le loup n'y était pas, vous avez pu constater, sur certaines des pierres qui ne roulent pas[1], un beau dépôt vert, d'apparence frisée et touffue, quoiqu'assez ras : de la mousse ; pas celle qu'on trouve au sommet du pichet de bière, mais celle qu'on peut, avec beaucoup d'imagination et de croyance en l'existence des petits hommes verts, assimiler à une touffe de cheveux posée sur le crâne poli du gros caillou.
C'est ce qu'ont fait ceux qui ont adapté se faire des cheveux en se faire de la mousse.
[1] Car il est bien connu que pierre qui roule n'amasse pas mousse.

Exemples

« Qui peut se targuer aujourd’hui de rassembler dans ses concerts autant de gamins à peine majeurs que de quinquas nostalgiques ? Même les Rolling Stones ou AC/DC peuvent se faire des cheveux blancs face à l’impressionnant renouveau du public d’Indochine. »
Emmanuel Marolle - Le Parisien - Article du 26 juin 2010
« J'estime qu'entre pères de famille, on n'a pas le droit d'agir déloyalement
- Ne te fais pas de mouron, conseilla la soeur. Cet homme-là, il suffit de le regarder : de l'employé honnête, voilà ce que c'est. »
Marcel Aymé - Le chemin des écoliers - 1946
« Elle allait tomber à la renverse. Mais le cocher la retint.
- Allons, allons, ma petite ! Te fais pas de mousse... Je comprends. C'est tous des mufles qu'il y a là-dedans. »
Aristide Bruant - La loupiote - 1911

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand sich graue Haare wachsen lassen se laisser pousser des cheveux gris
Allemand sich Sorgen machen se faire des soucis
Anglais get gray hair from avoir des cheveux gris de quelque chose
Anglais (USA) to have one's hair go grey se faire des cheveux gris
Arabe يقلق من شيء Se faire du souci
Arabe (Algérie) chab rasou melmachakel les soucis lui ont blanchi la tête
Espagnol (Espagne) Comerse la cabeza Se manger la tête (= Se prendre la tête / Se faire du souci)
Espagnol (Espagne) fer-se mala sang se faire du mauvais sang
Espagnol (Espagne) hacerse mala sangre se faire du mauvais sang
Français (Canada) se faire du mauvais sang se faire du mauvais sang
Grec με τρώνε τα βάσανα se faire manger par les soucis
Hébreu אכל את עצמו (akhal ètt atsmo) mangé lui-même
Hébreu דאג יותר על המידה soyez plus inquiet
Italien stare in pensiero rester en pensée
Néerlandais (Belgique) er grijze haren van krijgen en recevoir des cheveux gris
Néerlandais grijze haren krijgen obtenir des cheveux gris
Néerlandais sores of tsores hebben avoir de problèmes ou soucis
Néerlandais zich sappel maken se faire 'sappel'. S'occuper de trop à la fois
Portugais (Brésil) encher a cabeça remplir la tête
Portugais (Brésil) esquentar a cachola échauffer la caboche
Roumain a-i scoate peri albi lui sortir des cheveux blancs
Roumain a scoate cuiva faire pousser des cheveux blancs
Serbe osedecu se faire des cheveux blanc
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « se faire des cheveux blancs » Commentaires

  • Kyrikou
    11/10/2018 à 21:49
    • En réponse à joseta #160 le 11/10/2018 à 21:37 :
    • « Bien vu pour 'oca' et le gigogne. 🙂
      (Je suis en train de regarder le match amical Pays de Galles-Espagne. À la mi-temps,on mène 3 à 0) »
    Bon match et Merki même si mon score est bien nullos ce soir.....
    Vais pas m'faire de mouron pour ça quand même 🙂
  • SyntaxTerror
    11/10/2018 à 21:55
    • En réponse à joseta #156 le 11/10/2018 à 20:37* :
    • « - Dis, l'hostie c'est fait avec quoi ? Une plante ?
      - peut-être...l'abbé la donne...
      - la belladone ?
      1) ALOÈS (Allô, est-ce…) »
    21 sur 22.
    Sans dèc, Nopal ? Je connais le figuier de Barbarie, mais, Nopal, jamais entendu ...
    "et pis c’est à" ne pouvait pas être un hasard.
    La Une diffuse France-Islande. Aucune idée de la marque, je ne savais pas que l'Islande avait une équipe de foot !
  • Kyrikou
    11/10/2018 à 22:30
    • En réponse à SyntaxTerror #162 le 11/10/2018 à 21:55 :
    • « 21 sur 22.
      Sans dèc, Nopal ? Je connais le figuier de Barbarie, mais, Nopal, jamais entendu ...
      "et pis c’est à" ne pouvait pas être un hasa... »
    Bah, t'es comme moi, t'y connais rien 😉
    Epicétou
  • deLassus
    17/11/2020 à 07:31*
    Respect de la Parole de God ?

    Impeccable : le chapitre Origine et définition et l'exemple sont, à quelques menus détails près, conformes à ce qu'on trouve dans le livre "Les 1001 expressions préférées des français (2011).

    Bravo Reverso pour n'avoir touché à rien !!!
  • deLassus
    18/04/2021 à 20:39
    • En réponse à deLassus #164 le 17/11/2020 à 07:31* :
    • « Respect de la Parole de God ?

      Impeccable : le chapitre Origine et définition et l'exemple sont, à quelques menus détails près, conformes... »
    J'ajoute, pour être complet, que dans le Livre le titre de la page est : "Se faire des cheveux (blancs) / de la mousse", ce qui est plus conforme à l'URL.
  • lalibellule
    28/09/2022 à 00:12*
    • En réponse à deLassus #165 le 18/04/2021 à 20:39 :
    • « J'ajoute, pour être complet, que dans le Livre le titre de la page est : "Se faire des cheveux (blancs) / de la mousse", ce qui est plus con... »
    Mouron/mouton ... c’est un mouton de Panurge qui se laisse aller continuer dans l’erreur ... ?
  • lalibellule
    28/09/2022 à 00:14*
    J’apprends grâce à Michel Feltin-Palas de L’Express
    que le picard sera (ou plutôt l’est déjà commençant avec cette rentrée) enseigné « dans quelques établissements des Hauts-de-France. »

    Il cite aussi un bouquin qui prétend que les langues régionales de France ont été systématiquement rejetées par « l’État » par des moyens qui humiliaient les enfants qui osaient laisser s’échapper un mot de leur langue naturelle à l’école surtout à la récré ...

    Il paraît qu’en breton on pourrait entendre cette phrase : j’entends une odeur...

    Voici le titre de son article : Contre-enquête sur le "suicide linguistique" des Bretons
  • lalibellule
    28/09/2022 à 00:20*
    Se faire un sang d’encre, quelle image!
    Mais en ce cas on serait un « blue blood » par métamorphose.
  • lalibellule
    28/09/2022 à 00:37
    Les rousses se font des cheveux blancs, jamais gris. C’est normal. 😎 Et j’en suis contente.
  • deLassus
    28/09/2022 à 00:40*
    • En réponse à lalibellule #167 le 28/09/2022 à 00:14* :
    • « J’apprends grâce à Michel Feltin-Palas de L’Express
      que le picard sera (ou plutôt l’est déjà commençant avec cette rentrée) enseigné « dans... »
    Intéressé par ce sujet, j'ai cherché l'article de Feltin-Palas.
    Sous la forme normale d'article de l'Express, il est réservé aux seuls abonnés. Normal.
    Mais il se peut que je l'aie trouvé sous une autre forme.
    Est-ce le même article ?
  • deLassus
    28/09/2022 à 00:46*
    • En réponse à lalibellule #169 le 28/09/2022 à 00:37 :
    • « Les rousses se font des cheveux blancs, jamais gris. C’est normal. 😎 Et j’en suis contente. »
    Un moment, j'ai cru lire "les Russes se font des cheveux blancs". Attention : hors sujet !
  • Psylocybe
    28/09/2022 à 01:10
    Des chevaux blancs, des chevelles, courant sur le plaine d'Europe. Saurons-nous contenir ces hordes venues d'Asie? Ils déferlent sur les hauts-fonds et les marais entourant la Vistule et le Balaton, des slaves certes, mais au sang asiate; slaves certes, mais descendants de Gengis-Khan.
    La Russie s'est mis le pied dans un méchant triangle des Bermudes. Ou bien ils se retirent avec perte et fracas (Bye bye Vladimir) ou encore ils essayent de s'installer, et tout le monde en souffrira :l'OTAN ne pourra jamais tolérer qu'on empiète sur un de ses territoires. L'Ukraine (la frontière) est une expérience territoriale.
    Comment l'Occident n'a pas compris qu'on ne pouvait contenir la Russie par la simple dissolution de ses frontières?
  • Psylocybe
    28/09/2022 à 01:32*
    Comme vous le savez, je suis un amateur de tous les patois français, qu'ils soient d'Acadie ou de France, I love the French languages, et je les parle, avec un peu de pratique. Dernièrement, avec la tempête, j'ai été au Cap Breton; on y parle encor français avec un fort accent rosbiffe.
    Le français s'éteint-t-il en Amérique?
    Eh ben oui, les amis. French is gonna be gone.
    Non pas qu'on n'a pas essayé de le faire survivre.
    Espérons que ce sera pas du russe, encor que mon âme slave s'en réjouit(isse).
  • lalibellule
    28/09/2022 à 01:35*
    • En réponse à deLassus #170 le 28/09/2022 à 00:40* :
    • « Intéressé par ce sujet, j'ai cherché l'article de Feltin-Palas.
      Sous la forme normale d'article de l'Express, il est réservé aux seuls abon... »
    Ton lien ne me mène pas à son article.
    Mais si je cherche « suicide linguistique des bretons «  j’y arrive. Et il paraît que tu peux recevoir ses écrits gratuitement.

    Voici l’article en entier ... aussi in toto 😉 :

    Contre-enquête sur le "suicide linguistique" des Bretons
    Le nombre de locuteurs du breton était estimé à 1,1 million en 1902. On n'en compte plus que 200 000 aujourd'hui. L'historienne Rozenn Milin révèle les raisons profondes qui ont conduit à ce bouleversement.
    VOUS SOUHAITEZ RECEVOIR GRATUITEMENT CETTE LETTRE D'INFORMATION ? >> Cliquez ici
    C'est un phénomène a priori incompréhensible : dans l'ouest de la Bretagne, une population entière a changé de langue en l'espace d'une ou deux générations. Or aucun peuple n'abandonne de gaîté de coeur sa langue naturelle. Il y faut un motif impérieux, sur lequel s'est penchée l'historienne Rozenn Milin dans une thèse qu'elle va soutenir à l'Université de Rennes 2 ce 29 septembre (1).
    Ce renversement paraît d'autant plus étrange qu'il n'y a pas eu dans cette région de violence physique extrême, comparable à celle subie par les Amérindiens lors de l'arrivée des Anglais, des Espagnols et des Portugais, par exemple. Les Bretons ne se sont pas non plus trouvés dans la même situation que les migrants, contraints d'apprendre l'idiome de leur nouveau pays. Non. Eux sont restés sur place et, sans contrainte apparente, ont cessé de transmettre la langue de leurs ancêtres à leurs enfants. Un supposé "suicide linguistique".
    Pour tenter de percer à jour ce mystère, certains chercheurs ont mis en avant les effets conjugués de la Première Guerre mondiale, du service militaire et de l'urbanisation, qui ont brassé les populations, phénomène encore amplifié par les médias, agents majeurs de diffusion du français. D'autres encore ont estimé que ce renoncement de masse aurait été librement consenti, soutenant que les Bretons auraient opté pour la langue nationale dans une sorte d'élan volontaire leur permettant d'embrasser la modernité et de s'élever socialement.
    Certains de ces facteurs doivent être pris en compte, écrit Rozenn Milin, mais, selon elle, ils ne suffisent pas à comprendre ce qu'il s'est passé. Et cela pour une raison simple : les Bretons auraient très bien pu apprendre le français en plus et non à la place de leur langue historique. Après tout, le bilinguisme se pratique dans une bonne partie du monde. S'ils ont opté pour le monolinguisme, brisant ainsi le lien séculaire qui les reliait à leurs aïeux, il a donc fallu une autre raison, extrêmement profonde. Et cette raison, démontre l'historienne, est celle-ci : la volonté de l'Etat d'éliminer les langues régionales en ayant recours à des procédés humiliants au sein des écoles de la République, véritable bras armé de cette opération d'éradication culturelle.
    Certains seront surpris par les termes employés ci-dessus. A tort. Car il faut toujours le rappeler : en faisant du français la seule langue de l'instruction et des diplômes, la France a empêché les langues dites régionales de devenir des langues de promotion sociale. Ce faisant, elle les a associées dans les représentations collectives à l'inculture, à la grossièreté, à l'ignorance. Seul le français est devenu synonyme d'élévation intellectuelle et morale.
    Mais il y a eu pire. A juste titre, Rozenn Milin s'est penchée avec minutie sur un objet souvent considéré comme anecdotique alors qu'il a été utilisé par des milliers d'instituteurs. Cet outil, c'est le "symbole" - que l'on appelle aussi "le signal", "le sabot" ou "la vache". Peu importe son nom, en réalité, car la méthode, particulièrement perverse, était toujours la même. Elle consistait, écrit l'historienne, à "affubler d'un objet dégradant les enfants laissant échapper un mot en leur langue maternelle dans la cour de récréation. Les fautifs devaient ensuite épier leurs petits camarades afin d'en dénicher un autre qui, à son tour, commettrait "l'erreur" ou "la faute", afin de lui remettre l'objet. Le "symbole" circulait ainsi tout au long de la journée, et le dernier à le porter était puni."
    C'est ainsi que, chez ces petits élèves, la pratique de la langue bretonne a été rapprochée des notions de punition, de coups, de douleur, etc. C'est là, insiste Rozenn Milin, l'un des arguments qui ressort le plus pour justifier la non-transmission, comme le montrent les centaines de témoignages qu'elle a rassemblés dans sa thèse. "Il s'agissait d'une ficelle à laquelle on suspendait une bobine de fil, se souvient l'une de ces pauvres enfants. On l'accrochait autour du cou de la coupable. Ainsi tous les élèves pouvaient constater sa faute. "Tiens donc, celle-ci (...) ne sait pas encore le français. Quelle arriérée !""
    Ce que l'on apprend encore en lisant Rozen Milin, c'est que le "symbole" n'a pas été une exclusivité de l'école publique française. La même méthode avait été employée jusqu'au XVIIIe siècle pour interdire aux élèves de parler... français et favoriser la langue de prestige de l'époque : le latin ! On apprend aussi que la technique a été "exportée" dans certaines colonies, notamment en Afrique, où elle a parfois encore cours (avec des crânes de singe, par exemple). On apprend enfin que d'autres pays - le Royaume-Uni, l'Espagne, le Japon - en ont également fait usage.
    Conclusion ? Oui, au cours du XXe siècle, des milliers et des milliers de parents bretons ont "décidé" de ne pas transmettre leur langue à leurs enfants. A ceci près qu'il s'est agi d'un choix sous contrainte ! Leur décision aurait évidemment été différente si la France n'avait pas rendu le breton "inutile" pour trouver un emploi et sortir de la misère ; si son école n'avait pas recouru avec le symbole à des méthodes dignes d'un autre âge et si ces méthodes n'avaient pas développé chez les enfants un sentiment que les linguistes appellent la "honte de soi".
    Dès lors, oser dire que les Bretons (ou les Normands ou les Auvergnats ou les Francs-Comtois ou les Guyanais) ont "choisi" de passer au français revient à commettre une erreur de raisonnement fondamentale. Et à reprocher aux victimes d'avoir fait ce qu'elles ont pu pour s'adapter à un système profondément injuste.
    RETROUVEZ DES VIDÉOS CONSACRÉES AU FRANÇAIS ET AUX LANGUES DE FRANCE SUR MA CHAÎNE YOUTUBE
    (1) Du sabot au crâne de singe. Histoire, modalités et conséquences de l'imposition d'une langue dominante. Bretagne, Sénégal et autres territoires, par Rozenn Milin.
  • deLassus
    28/09/2022 à 03:10
    • En réponse à lalibellule #174 le 28/09/2022 à 01:35* :
    • « Ton lien ne me mène pas à son article.
      Mais si je cherche « suicide linguistique des bretons «  j’y arrive. Et il paraît que tu peux recev... »
    Merci beaucoup.
    Je verrai ça ... demain !
  • Psylocybe
    28/09/2022 à 05:54
    C'est pas pour rien que laLibellulle bretonne. Lisez, les amis, lisez! Après tout, nous ne vous devons rien sur ces rivages des fleuves d'Amérique, si ce n'est ce besoin de culture française, car le français malgré vous, comme un fer forgé à la main, recèle à la fois le matériau, le fer, et ses adjuvants, comme le molybdène, le tungstène et surtout le vanadium fruit de toutes les vanités.
    Beyond steel by Lalibellule.

    langues bien pendues
  • atheofv
    28/09/2022 à 09:27
    Hébreu אכל את עצמו (akhal ètt atsmo) mangé lui-même

    Un cas d'auto-anthropophagie !
  • atheofv
    28/09/2022 à 09:30
    • En réponse à deLassus #171 le 28/09/2022 à 00:46* :
    • « Un moment, j'ai cru lire "les Russes se font des cheveux blancs". Attention : hors sujet ! »
    On parle pourtant bien de Russes blancs...
  • atheofv
    28/09/2022 à 09:37
    Bouba au siècle dernier évoquant le cas de Marie Antoinette qui la nuit précédant son exécution vit ses cheveux devenir blancs.
    Il présentait cela comme une légende, sauf que ce cas n'est pas isolé, et que l'explication existe désormais :

    "cheveux blancs"

    Le lendemain l'Autrichienne était étêtée (Comme quoi on peut être et être étêtée)
  • atheofv
    28/09/2022 à 09:50*
    Je ne suis pas un adepte de youtube, mais on vient de m'envoyer cette vidéo qu fera sans nul doute plaisir à Psylo et aux amoureux de la langue française :

    méthode québecoise

    Si ce n'est pas du bidon bien sûr...