Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

remuer le couteau dans la plaie [v]

tourner le couteau dans la plaie ; enfoncer le couteau dans la plaie ; entretenir une souffrance morale ; réveiller une souffrance morale ; retourner le fer dans la plaie ; raviver avec insistance une douleur morale ; raviver une peine ; raviver un chagrin ; toucher la corde sensible ; augmenter une douleur morale

Origine et définition

Voilà une nouvelle expression dont l'origine, facile à comprendre, ne cache aucun piège.
Imaginez Charlotte Corday face à Marat, Jacques Clément face à Henri III ou bien Ravaillac face à Henri IV. Chacun, muni de son poignard, le plante dans sa cible.
Déjà, il est incontestable, si le coup n'est pas immédiatement mortel, que ça fait très mal (croyez-moi sur parole sans tenter l'expérience !). Mais si, en plus, pour être sûr de parachever son œuvre, l'agresseur s'amuse à tourner et retourner le couteau dans l'orifice ainsi ouvert dans la chair du bientôt passé de vie à trépas, cela ne fait qu'accentuer très fortement la souffrance.
Nous avons donc là une belle et sadique métaphore attestée au milieu du XIXe siècle où des paroles sont assimilées au couteau, arme aisément manipulable par tout un chacun, comme le sont les paroles vénéneuses, et l'effet très désagréable produit est comparé à la plaie qui fait souffrir.
Au final, il y a moins de sang sur la moquette et pas mort d'homme, mais la douleur psychologique est bel et bien là.

Exemples

« Au début, j'ai fait des gorges chaudes devant ses réflexions ridicules et pris plaisir à lui remuer le couteau dans la plaie en affirmant qu'il encourait seul la responsabilité de la présence indue de mobilier militaire dans son appartement. »
Aimé Baldacci - Souvenirs d'un Français d'Algérie, Volume 2 - 1984

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand den Finger in die Wunde legen poser/ mettre le doigt dans la plaie
Allemand salz in die Wunde streuen répandre du sel dans la plaie
Allemand jemandem das Messer in der Wunde umdrehen remuer le couteau dans la plaie de quelqu'un
Anglais rub it in frotter dans
Anglais to twist the knife in the wound tourner le couteau dans la blessure
Anglais twist the knife in the wound. Variante : tourner le couteau dans la plaie variante : tourner le couteau dans la plaie
Anglais (USA) to rub salt in the wound frotter du sel dans la plaie
Arabe (Maroc) koub el malha fi jarha verse du sel sur la plaie
Espagnol (Espagne) poner el dedo en la llaga mettre le doigt dans la plaie
Espagnol (Espagne) Recochinearse S'acharner avec ironie
Espagnol (Espagne) posar el dit a la llaga mettre le doigt sur la plaie
Espagnol (Espagne) hurgar en la herida fouiller dans le plaie
Espagnol (Argentine) poner sal en la herida mettre du sel dans la blessure
Espagnol (Argentine) meter el dedo en la llaga mettre le doigt dans la plaie
Français (Canada) tourner le fer dans la plaie
Hongrois megforgatja a kést a sebben tourner le couteau dans la plaie
Hébreu ליבה את האש (liba ètt haèch) préparez le feu
Hébreu לשים מלח על הפצע (lassim melah alapetsa) mettre du sel sur la blessure
Italien girare il coltello nella piaga tourner le couteau dans la plaie
Italien mettere il dito sulla piaga mettre le doigt sur la plaie
Norvégien å strø salt i såret verser du sel dans la plaie
Néerlandais (Belgique) zout in de wonde strooien mettre du sel dans la plaie
Néerlandais zout in de wond wrijven frotter du sel dans la plaie
Néerlandais inwrijven frotter dans
Néerlandais in te wrijven se frotter
Néerlandais lekker inpeperen bien poivrer quelqu'un
Néerlandais (Belgique) het mes 'dieper) in de wonde draaien tourner le couteau dans la plaie
Néerlandais (Belgique) de vinger op de wonde leggen mettre le doigt sur la plaie
Néerlandais zout in de wond strooien verser du sel dans la plaie
Néerlandais een gevoelige snaar raken toucher une corde sensible
Persan نمک روی زخم کسی پاشیدن (namak rooyé zakhmé kasi pashidane) saupoudrer du sel sur la blessure de quelqu'un
Polonais dotknąć do żywego toucher au vivant
Polonais kopać leżącego donner un coup de pied à l'allongé
Polonais trafić w czuły punkt frapper le point sensible
Portugais (Portugal) pôr o dedo na ferida mettre le doigt dans la blessure
Portugais (Portugal) colocar o dedo na ferida mettre le doigt sur la blessure
Portugais (Brésil) enfiar o dedo na ferida mettre le doigt dans la plaie
Roumain a presăra sare pe rană saupoudrer la plaie de sel
Roumain a răsuci cuţitul în rană tourner le couteau dans la plaie
Suédois strö salt i såret saupoudrer la plaie de sel
Suédois vända kniven i såret tourner le couteau dans la plaie
Turc yarasını deşmek fendre sa plaie
Turc yarayı kanırtmak tourner le couteau dans la plaie
Wallon (Belgique) remuer / tourner le revolver dans le trou de balle
Ajouter une traduction

Si vous souhaitez savoir comment on dit « remuer le couteau dans la plaie » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemand, cliquez ici.

Ci-dessus vous trouverez des propositions de traduction soumises par notre communauté d'utilisateurs et non vérifiées par notre équipe. En étant enregistré, vous pourrez également en ajouter vous-même. En cas d'erreur, signalez-les nous dans le formulaire de contact.

Voir aussi

Variantes

  • Remuer la plaie autour du couteau
  • Faire tourner la raie autour du Cousteau
  • Remuer le revolver dans la plaie
  • Remuer les longs-couteaux dans la plaine
  • Retourner le bateau dans la baie.
  • Remuer le couteau dans l'appelé (chez les militaires)
  • Remuer le coton dans la plaie

Commentaires sur l'expression « remuer le couteau dans la plaie » Commentaires

  • #81
    momolala
    26/09/2013 à 15:55
    • En réponse à mickeylange #67 le 26/09/2013 à 12:12 :
    • « Tourner la lame... oui mais laquelle se demandait Elpépé avec son couteau de marin.
      "
      Mais zun jour où il avait abusé du couscous, il tombi... »
    Ah, c’est ça, la voile ruinée accrochée dans le hall du Phare ? Marceeeeel ! une tournée en souvenir du Marin, grand maître du couteau suisse et du GPS !
  • #82
    momolala
    26/09/2013 à 15:57
    • En réponse à joseta #76 le 26/09/2013 à 14:06 :
    • « Moi je remue les cette page dans les plats ! »
    Faut les attraper avant de les remuer, ceux-là, et pas avec du miel comme les mouches, mais avec trois grains de sel sur la queue, comme les oiseaux.
  • #83
    Utilisateur supprimé
    26/09/2013 à 16:34*
    La Queue Sectile
    Si tu sépares le lézard de sa queue d’un coup sec de couteau tu auras de la difficulté à remuer le couteau dans la plaie...pendant que tu restes bouche bée à la vue de cette queue détachée qui n’en finit pas de remuer c’est que le lézard entretemps ne perd pas sa tête et il prend congé.
  • #84
    Enkidou
    26/09/2013 à 16:35*
    Duel au couteau
    Il faisait un brouillard à couper au couteau
    En ce matin d’automne. Je m’étais levé tôt.
    Ce con n’aurait pas dû remuer le couteau
    Dans la plaie, ruminai-je, écartant mon manteau
    Et de ma main gantée effleurant mon couteau.
    L’autre avait le visage en lame de couteau.
    Pourquoi donc ce bâtard m’a-t-il mis le couteau
    Sous la gorge ? Cuillers, fourchettes et couteaux,
    Certes je les avais vendus sous le manteau :
    Etait-ce assez pour que nous fussions à couteaux
    Tirés ? J’étais transi malgré mon paletot
    Et malgré mon bonnet de commandant Cousteau.
    Pourquoi donc ce matin, et non pas ce tantôt ?
    Ce peintre du dimanche, roitelet du pinceau,
    Saurait-il donc passer de la brosse au couteau ?
    Mais l’heure avait sonné : je veux mourir plutôt
    Qu’être déshonoré, me disais-je in petto.
    Il tira son surin, et visa le cou, tôt.
    La feinte était naïve, le coup était pataud :
    Il vint s’empaler sur ma lame de pointeau.
    Et c’est lui qui finit la journée à l’hosto.
    Moralité : celui qui tire son coup tôt
    N’y reviendra, à mon avis, pas de sitôt.
  • #85
    ergosum
    26/09/2013 à 16:35
    • En réponse à gamindeparis #21 le 02/09/2011 à 11:53 :
    • « Le coup tôt dans l’appelé ...
      Ça ne vous rappelle pas un militaire, sergent chef je crois, qui s’empressait chaque fois que possible de sodo... »
    Ça ne vous rappelle pas un militaire, sergent chef je crois, qui s’empressait chaque fois que possible de sodomiser les petits nouveaux qui arrivaient dans sa compagnie

    Sans doute avait-il fait ses classes chez les Perfides, dont les ancêtres avaient montré leur savoir-fer lorsque, pour se débarrasser du roi Edouard II: ils "se saisirent d’Edouard et le jetèrent sur un lit, lui mirent un coussin sur le visage pour étouffer ses cris, l’assujettirent sur le lit au moyen d’une table qu’ils renversèrent sur son corps et, au travers d’un tuyau de corne (pour ne pas laisser de traces), lui enfoncèrent un fer rouge dans les entrailles"
    C’est qu’on avait de la délicatesse, en ce temps-là, chez les Perfides !
  • #86
    DiwanC
    26/09/2013 à 16:58*
    Remuer le couteau dans la plaie

    Petit tour chez M’sieur Rey…
    Couteau : on le trouve d’abord coltel (vers 1130) mais dès 1316, il devient couteau. Issu du latin cultellus, il désigne tout ce qui est tranchant : rasoir, couteau bien sûr, coutre de la charrue (c’est-à-dire la partie tranchante du soc).
    Petit arrêt sur cette locution tombée en désuétude : Le couteau de Jeannot qui faisait référence au couteau à pain d’une famille, transmis de génération en génération.
    Passons à plaie : du latin plaga, coup… et de la blessure qui en résulte. Ensuite A. Rey donne des infos fort intéressantes sur les origines mais un peu compliquées et qui risqueraient de lasser les lecteurs (s’il y en a qui s’arrêtent à cette contrib. !) entraînant des désabonnements. D’où un manque à gagner de plusieurs zlotys pour Sa Divinité et la menace de sa mise sur la paille, ce qui nous jetterait dans la détresse et la désolation… au moins. Donc, je passe.
    Euh… juste une chose : Rey ne mentionne pas l’expression du jour. Il relève mettre le doigt sur la plaie (1835), soit déceler un point douloureux. Ce qui est quand même moins barbare que de trifouiller dans une ouverture à l’aide d’un coltel.
    Allez… à très plus ! C’est l’heure du thé ! 🙂
    Source : D.H.L.F.
  • #87
    DiwanC
    26/09/2013 à 17:10
    • En réponse à Enkidou #84 le 26/09/2013 à 16:35* :
    • « Duel au couteau
      Il faisait un brouillard à couper au couteau
      En ce matin d’automne. Je m’étais levé tôt.
      Ce con n’aurait pas dû remuer le co... »
    Eh bé ! toi, tu sais jouer du couteau !
  • #88
    Enkidou
    26/09/2013 à 17:50*
    • En réponse à DiwanC #86 le 26/09/2013 à 16:58* :
    • « Remuer le couteau dans la plaie
      Petit tour chez M’sieur Rey…
      Couteau : on le trouve d’abord coltel (vers 1130) mais dès 1316, il devient... »
    Rey ne mentionne pas l’expression du jour

    Voici donc ce que ce cher M. Rey aurait pu dire.
    L’expression du jour vient non pas de la marine, une fois n’est pas coutume, mais de l’informatique.
    Les informaticiens, et bien plus encore ceux qui ne le sont pas, s’arrachent souvent les cheveux à cause des applets Java (ce sont des trucs utilisés pour animer les pages web).
    Ils utilisaient donc l’expression "faire l’applet Java" pour dire "faire suer" : lorsqu’un collègue commençait à leur courir sérieusement sur le haricot, ils lui disaient ainsi "arrête de faire l’applet Java".
    L’expression tomba un jour dans l’oreille d’un béotien. Ignorant tout du langage de programmation appelé Java, il pensa bien sûr à la java qui s’en va quand le jazz est quand le jazz est là. Et transforma l’expression "faire l’applet Java" en "Faire la java dans l’applet".
    De "faire la java", on passa à "danser la java", puis à l’image des danseurs de java, et surtout de leurs jambes, qui remuaient en tous sens. L’expression "faire la java dans l’applet" devint ainsi : "remuer les guibolles dans l’applet".
    L’expression, ne signifiant plus rien, se transforma rapidement. Dans un premier temps, "les guibolles" devint "la guibolle", puis, après un séjour dans l’Aubrac, "Laguiole". L’expression devint "remuer Laguiole dans l’applet".
    L’expression était devenue totalement absconse. L’Académie, alertée par un groupe d’Expressionautes, s’y attaqua donc, et conclut qu’on avait mis "Laguiole" pour "le couteau" (par antonomase), et "l’applet" pour "la plaie" (par homonymie approximative) : c’est ainsi que notre expression "remuer Laguiole dans l’applet" devint finalement "remuer le couteau dans la plaie", revenant ainsi peu ou prou à sa signification d’origine.
    Je ne vois pas d’autre explication.
  • #89
    mickeylange
    26/09/2013 à 18:17
    • En réponse à Enkidou #88 le 26/09/2013 à 17:50* :
    • « Rey ne mentionne pas l’expression du jour
      Voici donc ce que ce cher M. Rey aurait pu dire.
      L’expression du jour vient non pas de la marine,... »
    Moi qui croyais que God ne pouvait pas se tromper !
    Après tant et tant d’années d’admiration, découvrir qu’il est faillible 😢
    Je vais me faire seppuku mais sans tourner le couteau.
  • #90
    Utilisateur supprimé
    26/09/2013 à 18:56
    • En réponse à Enkidou #84 le 26/09/2013 à 16:35* :
    • « Duel au couteau
      Il faisait un brouillard à couper au couteau
      En ce matin d’automne. Je m’étais levé tôt.
      Ce con n’aurait pas dû remuer le co... »
    L’après duel
    Au sanctuaire tranquille au fond de son château
    Il prend un petit verre, il fallait le Cointreau
    Lent’ment ses mains cessaient de faire le vibrato
    Un retour à la normale de ses signes vitaux
    D’un coup arrive sa femme quelque peu hystéroe
    Mon dieu mon dieu qu’elle s’exclame presque en stéréo
    La prochaine fois pourra ne pas être du gâteau
    Il faut que tu arrêtes ces conneries machoes.
  • #91
    DiwanC
    26/09/2013 à 19:27*
    • En réponse à mickeylange #89 le 26/09/2013 à 18:17 :
    • « Moi qui croyais que God ne pouvait pas se tromper !
      Après tant et tant d’années d’admiration, découvrir qu’il est faillible 😢
      Je vais me fai... »
    Je vais me faire seppuku…

    Ah bah non ! Ça va faire désordre… Expressio va être éclaboussé… God soupçonné d’obscurantisme… Sa réputation ternie à tout jamais, alors que not’ pauv’ dieu n’est pas coupable … euh… plutôt que "coupable", aujourd’hui, il vaut mieux employer fautif !
    Donc ce n’est pas la faute à Sa Divinité… ni à Voltaire d’ailleurs, lui passait son temps à jeter les plus candides par terre ; pas plus qu’à Rousseau qui, lui, poussait les vieilles dames dans le ruisseau. Non le coupable, c’est Rey et son orchrestre équipe de chercheurs : ces gens-là pondent un dico. soi-disant historique, de 3 000 pages, tiré sur papier bible, imprimé corps 10 (que ça te vrille les yeux à décrypter un truc pareil) et passent sous silence l’origine heureusement sortie de l’apple par Enkidou ! [Re-euh… rappelle-moi : c’est quoi son métier à God ?].
    Reste que si tu dois absolument te seppuku-harakiriser, choisis bien l’arme : pas de couteau suisse (et surtout pas celui avec la lime à ongle, les petits ciseaux, le tourne-vis, l’ouvre-boîte, le tire-bouchon, la scie à bois, la scie alytique, les raquettes, le stylo à bille, la loupe, le décapsuleur,… [voir @67]. Trop compliqué, tu risquerais de te blesser), ni tes couteaux d’artissss (tu risquerais de te tacher ) ; ni un couteau à huîtres, ça ferait amateur…
    Allez ! bonne chance !
    P.S. Si on peut encore éviter l’irréparable : je viens de t’obtenir une consultation en urgence dans un service "Psy", car tu sembles un rien dépressif. N’hésite pas à joindre la Spécialiste. Son adresse : docbeebee-rillettes@foldingue.com.
    🤡
  • #92
    joseta
    26/09/2013 à 20:50*
    Ne pas confondre
    Un chat espiègle et un autre, amateur de lait: la plaie et lape-lait.
  • #93
    mickeylange
    26/09/2013 à 20:53
    • En réponse à DiwanC #91 le 26/09/2013 à 19:27* :
    • « Je vais me faire seppuku…
      Ah bah non ! Ça va faire désordre… Expressio va être éclaboussé… God soupçonné d’obscurantisme… Sa réputation ter... »
    je viens de t’obtenir une consultation en urgence dans un service "Psy", car tu sembles un rien dépressif. N’hésite pas à joindre la Spécialiste. Son adresse : docbeebee-rillettes@foldingue.com.

    Non mais t’as vu le tarif qu’elle pratique ?
    Trop chère pour moi en fin de mois...
  • #94
    charmagnac
    27/09/2013 à 10:02
    • En réponse à ergosum #85 le 26/09/2013 à 16:35 :
    • « Ça ne vous rappelle pas un militaire, sergent chef je crois, qui s’empressait chaque fois que possible de sodomiser les petits nouveaux qui... »
    C’est sûrement celui-là !
    cette page
  • #95
    DiwanC
    03/08/2016 à 02:20*
    C'est tellement difficile de vivre avec cette plaie qui - on le sait bien - ne guérira jamais...
    Pourtant on voulait croire aux belles paroles des amis qui disaient :
    - Patiente... avec le temps, la souffrance va s'apaiser...
    Le temps a passé... mais la sorcière est toujours là ! Il suffit d'un "Rappelle-toi quand...", d'un "Tu te souviens du jour où..." petites phrases anodines qui serrent le cœur et rouvrent la plaie plus sûrement qu'un coutelas.
    Et blotti dans cette déchirure, cette blessure qui ne guérira pas*, d'un coup le chagrin est là comme s'il était né hier...
    Le jeune Maxime raconte au vieux Georges.
  • #96
    ipels
    03/08/2016 à 04:51
    Faut faire des Mac Gyver de nous-mêmes. Faut ôter le couteau.
  • #97
    Paracas
    03/08/2016 à 06:27
    Un couteau ce doit être terrible mais une baïonette ce doit être pire
    "On rêve de Rosalie la baïonette, pas de Ninon"
    Je ne vois d'ailleurs pas pourquoi on appelé cet engin de mort une "baïonette".
    Pour avoir des amis Basques, je sais que les gens de Bayonne sont des gens bons.....
    Du gâteau basque avec le café ?
  • #98
    Paracas
    03/08/2016 à 06:30*
    • En réponse à ipels #96 le 03/08/2016 à 04:51 :
    • « Faut faire des Mac Gyver de nous-mêmes. Faut ôter le couteau. »
    C'est ça.....et avec le couteau entre les omoplates, y ferait comment McGyver ?
    Faut réfléchir mon vieux, faut réfléchir.....🙂
  • #99
    Paracas
    03/08/2016 à 06:42*
    Lorsque j'ai intégré la caserne pour effectuer mon service national, hormis le chauffeur du GMC* qui est venu nous chercher à la gare, la première personne que j'ai vue a été le coiffeur.
    L'époque était aux cheveux longs sauf à l'armée où les oreilles devaient être dégagées..
    Le merlan me fit asseoir et attaqua ma tignasse à la mode avec son outil de prédilection: la tondeuse ....
    Nous étions au petit matin et il s'y entendait le bougre pour remuer le cou tôt de l'appelé......**
    * GMC (Général Motors Compagnie) à ne pas confondre avec BMC ( Bordel Militaire de Campagne)
    ** Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans.......
    ( Et, si vous voulez mon avis, la suppression du service militaire c'est pas ce que Chichi a fait de mieux. Ça remettrait les pendules à l'heure à certains)
  • joseta
    03/08/2016 à 07:07
    • En réponse à Paracas #99 le 03/08/2016 à 06:42* :
    • « Lorsque j'ai intégré la caserne pour effectuer mon service national, hormis le chauffeur du GMC* qui est venu nous chercher à la gare, la pr... »
    Ça, ça me 'plaie' bien...
    (d'ailleurs en ce moment, j'étais en train de réflechir à un jeu de mots avec 'l'appelé'; tu m'as pris de vitesse)