Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

au pied levé [adv]

sans avoir le temps de se préparer ; à l'improviste ; en si peu de temps ; dans l'mmédiat ; sans préparation ; immédiatement ; spontanément

Origine et définition

Voilà une métaphore qui existe depuis le XVe siècle et qui est relativement simple à comprendre.

Imaginez-vous debout quelque part. Soudain, l'envie d'aller ailleurs vous prend, que ce soit pour aller aux toilettes, vous faire cuire un oeuf ou bien cueillir des fleurs pour votre dulcinée dans le magnifique parterre devant le château de la comtesse chez laquelle vous avez été invité.
Que faites-vous alors ? Eh bien vous levez d'abord un pied (un seul à la fois, de préférence) avec la ferme intention de le poser un peu plus loin en avant puis de recommencer l'opération avec le pied resté à sa place, et ainsi de suite (imaginez la scène au ralenti).
Si, au moment où votre pied est levé, prêt à avancer, quelqu'un vous dit soudain "passe-moi le sel !", il vous prend incontestablement à l'improviste, sans que vous ayez eu le temps de vous préparer à sa demande[1].

Au début, cette expression s'employait uniquement lorsqu'on s'adressait à quelqu'un au moment où il s'apprêtait à partir (le pied déjà levé), mais elle s'est rapidement généralisée à toutes les situations où quelqu'un est pris à l'improviste ou n'a pas le temps de se préparer à ce qu'on lui demande.
Elle se disait d'abord "à pied levé" au milieu du XVe siècle, avant de devenir au pied levé au milieu du XVIe.

[1] Sauf dans le cas, peu probable, où votre désir de vous éloigner venait justement du fait que vous sentiez venir la demande et que vous n'aviez strictement aucune intention de la satisfaire.

Exemples

« Car il en fallait un mensonge chaque fois pour faire tête à ce terrible "D'où viens-tu ?" qui m'attendait en travers de la porte (...). Je devais répondre là, sur le palier, au pied levé, avoir toujours une histoire prête »Alphonse Daudet - Les contes du lundi

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand in die Bresche springen sauter dans la brèche
Allemand stehenden Fusses avec le pied posé
Allemand aus dem Stegreif de l'étrier
Allemand dem Stegreif passerelle
Allemand hals über Kopf cou par-dessus la tête
Allemand kurzfristig à court terme
Anglais (USA) on the fly à la volée
Anglais All of a sudden Tout d'un coup / Soudainement
Anglais (Canada) to fly by the seat of one's pants voler par le fond de ses pantalons
Anglais at a moment's notice à tout moment
Anglais at the drop of a hat à la baisse d'un chapeau
Anglais at the last minute à la dernière minute
Anglais off the cuff par le poignet
Anglais on short notice à court préavis
Arabe عالطاير à la volée
Chinois 在短 short
Espagnol (Argentine) a tontas y locas de manière idiote et folle
Espagnol (Argentine) al tuntun à l'improviste
Espagnol (Espagne) a bote pronto au bond prompt
Espagnol (Espagne) a contrapié contre-pied
Espagnol (Espagne) De buenas a primeras De bonnes à premières
Espagnol (Espagne) de improviso à l'improviste
Espagnol (Espagne) De repente Soudainement / Tout à coup
Espagnol (Espagne) de sopetón à la taloche
Espagnol (Espagne) Sobre la marcha Chemin faisant / Sans préparation
Français (Canada) a l'improviste à l'improviste
Français (Canada) a pied levé même sens
Gallois ar yr adain en vol
Hongrois kapásból au pied levé
Hébreu ללא הכנה (lelo hakhana) sans préparation
Italien su due piedi sur les deux pieds
Italien sul momento sur le moment
Italien su due piedi sur deux pieds
Italien all'improvviso à l'improviste
Néerlandais (Belgique) op staande voet au pied debout
Néerlandais onvoorbereid non préparé
Néerlandais hals over kop le cou par-dessus la tête
Néerlandais op stel en sprong organisé et d’un bond
Néerlandais (Belgique) op den boef à la bouffe
Néerlandais als de gesmeerde bliksem comme (un) éclair lubrifié
Néerlandais met de noorderzon vertrekken partir avec le soleil du Nord
Néerlandais in een poep-en-een-scheet dans un caca et un pet
Néerlandais als de wiedeweerga (intraduisible) partir ou agir au pied levé
Néerlandais in een vloek en een zucht en un injure et un soupir
Polonais Z marszu En marchant
Portugais (Brésil) de chofre d'un coup
Portugais (Brésil) de surpresa de surprise
Portugais (Portugal) de improviso d'improvise
Portugais (Portugal) de supetão de supposition
Portugais (Portugal) em cima da hora à la dernière minute
Portugais (Brésil) em cima da hora au dernier moment
Roumain la repezeală à l'improviste
Roumain pe nepregătite sans préparatifs
Roumain pe nepusă masă sans avoir la table mise
Roumain pe nepÉtats-Unis masa sur une table qui n'a pas été mise
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « au pied levé » Commentaires

  • #21
    <inconnu>
    14/02/2007 à 10:40
    • En réponse à syanne #20 le 14/02/2007 à 10:33 :
    • « L’expression me semble bien venir de la marine. Voir le manuel préparatoire au permis hauturier, page 12, paragraphe 3 : "Le pied marin". Po... »
    Bravo !
    Pépé, je crois qu’il faut examiner cette candidature avec la plus grande attention !
  • #22
    <inconnu>
    14/02/2007 à 10:42
    • En réponse à Elpepe #19 le 14/02/2007 à 10:16 :
    • « QUESTION :
      Y a-t-il corrélation entre un pied levé et un pont-levis ? Un coude levé ? Pierre-Levée (77) ? Un pré lavé ? Un relevé, même banc... »
    Demande à Pierre Encrevee ! cette page
  • #23
    <inconnu>
    14/02/2007 à 10:49*
    • En réponse à Elpepe #16 le 14/02/2007 à 10:01 :
    • « Je veux la Meuh Meuh Meuh moi aussi... non mais !
      Voir_8. Que n’en plus, la 3M (ou triplème) est attribuée pour la contribution à la promot... »
    J’vais lui en mettre des marins moi... et des grecs. 😉
    C’est au pied du mât qu’on voit le maquereau !
  • #24
    Elpepe
    14/02/2007 à 10:58
    • En réponse à syanne #20 le 14/02/2007 à 10:33 :
    • « L’expression me semble bien venir de la marine. Voir le manuel préparatoire au permis hauturier, page 12, paragraphe 3 : "Le pied marin". Po... »
    Bonjour, Syanne. Joli, très joli même. Nonobstant les récriminations des abonnés-réclamateurs_(tous-des-mâles-pétris-d’honneurs-et-de-miroirs-aux-alouettes-réunis)_2_4_13, tu concours brillamment pour la triplème du jour, là, avec branle-bas_Hobbes_2 (prononcez : [bRälbaәpsede]). Le jury, réuni en congrès extraordinaire, rendra son verdict à l’heure de la Perrot. 😄
  • #25
    momolala
    14/02/2007 à 11:07
    • En réponse à Elpepe #10 le 14/02/2007 à 08:37 :
    • « Oh, la môme... Oh, là, là... C’est la Saint-Valentin, qu’on va fouiner vers l’aine Verlaine et ses poteaux ?
      Tiens, je digresse : ça ne vous... »
    Ah que non ! Je préfère à toutes les "journées de" les 364 jours restants et tous les non-anniversaires. J’aime bien ce poème : c’est un des tous premiers croquis que j’ai tentés car je voulais comprendre comment il pouvait se tenir, un pied contre son coeur. C’était il y a longtemps, pendant un cours de dissection poétique oublié, mais j’ai longtemps gardé mon dessin. Quant à Verlaine, poète certes, mais pédophile aussi, y a pas d’quoi l’vanter.
  • #26
    Elpepe
    14/02/2007 à 11:07
    • En réponse à <inconnu> #23 le 14/02/2007 à 10:49* :
    • « J’vais lui en mettre des marins moi... et des grecs. 😉
      C’est au pied du mât qu’on voit le maquereau ! »
    La bave du crapaud n’constitue point les flots,
    matelot Bonobo. Mets ça dans l’caberlot. 😄
  • #27
    momolala
    14/02/2007 à 11:14
    A bien y réfléchir, je crois pouvoir apporter, de mémoire, une précision à l’explication de God : au XVIème siècle, la soldatesque se déplaçait essentiellement à cheval ; aussi quand des cavaliers arrivaient à bride abattue, ils freinaient des quatre fers et, hop, en un tournemain descendaient de leur monture, un pied dans l’étrier, l’autre LEVE encore au dessus de la selle quand, le contrordre venant après l’ordre, on leur intimait illico de repartir, ce qu’ils exécutaient sur le champ, au pied levé. On a conservé cette expression dans les chemins de fer où les locomotives errant seules sur les voies désertes effectuaient de hasardeuses marches avant puis arrière, "haut le pied".
  • #28
    <inconnu>
    14/02/2007 à 11:17
    Au pied levé du lit, le corps suit, l’esprit aussi.
    Mais où est donc passé le pied de ma biche, celui qui par effraction entre dans mon intimité ? Celle-là, de sa grâce, elle me botte dis-je.
    Aux pieds lovés ce soir, dessous la table au restaurant, les amoureux s’emmêleront d’abord un peu les crayons pour ensuite écrire en bonne marche dans une chambre feutrée, la suite de leur idylle ; puis, en lacets, ils feront en sorte de prendre leur pied bien haut pour le bonheur d’une œillade complice.
    Mon Dieu, que tel supplice est bon ! On dit même qu’un tel Calice n’aurait pas de fond.
    Aux pieds levés, tendus vers le ciel, nous affirmerons bien haut que plus jamais nous ne marcherons avec des semelles de plomb. Est-ce Scarpin qui se moquerait de nous ? Ah ah ah, quel talon avez-vous là Achille !
    Chérie, ton pied levé évitera les pièges mortels de nos ennemis, je t’aiderai à survoler tout ceci et nous irons nous épanouir dans le Piémont. J’y ai une maison. Après tout, à chacun Savoie non ?
    Ton pied levé ne demande qu’à se reposer, c’est dans sa nature que de s’affirmer ancré à terre. Précipitamment ou non, au pied levé, cette injonction, nous indiquera la marche à suivre.
    Assurément, au petit matin, une fois sortis du cirage, se dire et se redire que chaussures aux pieds, nous avons trouvées.
    Et une fois au dehors, je t’emmènerais en promenade sur une barque, celle de notre vie, de notre bonheur, alors tu me diras :
    « Ce serait le pied André* si tu ramais plus vite ! »
    Je te répondrais alors : « Mais Chérie, après tous ces efforts de cette nuit, je suis un peu las ! »
    Comme toute femme embrumée au caractère haut perché, tu me rétorquerais : « Tais-toi Eram* ! ».
    Notre histoire, c’est sûr ne demande qu’à être brossée de ses impuretés. C’est qu’il faut briller pour être remarqué et être en devenir : remarquable.
    Chérie, je t’Aime comme tu es et me place à vie à tes pieds de Cendrillon.
    *célèbres marchands de chaussures.
  • #29
    Elpepe
    14/02/2007 à 11:19
    • En réponse à momolala #25 le 14/02/2007 à 11:07 :
    • « Ah que non ! Je préfère à toutes les "journées de" les 364 jours restants et tous les non-anniversaires. J’aime bien ce poème : c’est un des... »
    y a pas d’quoi l’vanter

    juste pour la phonétique, Momolala. Loin de moi l’idée de faire l’apologie de tels travers !
    Et pour le tralala des "fêtes" à date fixe, avec obligation d’être gai et de bonne humeur, et généreux envers les commerçants de tout poil, je vois que nos points de vue sont très proches.
    Ainsi, tu croques ? Alors, God, c’est pour bientôt, Paint Express I/O (et l’éditeur de partoche) ? Avec tous les talents artistiques qu’il y a sur le site et ne demandent qu’à s’exprimer, si c’est pas malheureux... 😄
  • #30
    <inconnu>
    14/02/2007 à 11:31
    • En réponse à <inconnu> #23 le 14/02/2007 à 10:49* :
    • « J’vais lui en mettre des marins moi... et des grecs. 😉
      C’est au pied du mât qu’on voit le maquereau ! »
    C’est quoi l’pépé, un crapaud qu’a l’pied marin ?
  • #31
    Elpepe
    14/02/2007 à 11:44
    • En réponse à momolala #27 le 14/02/2007 à 11:14 :
    • « A bien y réfléchir, je crois pouvoir apporter, de mémoire, une précision à l’explication de God : au XVIème siècle, la soldatesque se déplaç... »
    Là, j’chus d’accord en plein : le pied levé est celui qui, en descendant de cheval, quitte son étrier. Toujours le pied droit, par convention, puisque tous les chevaux sont habitués à être montés par leur flanc gauche. Le pied levé peut sans doute aussi être compris comme, à la monte du cheval sur le départ, le pied gauche déjà dans son étrier, alors que le droit est encore à terre. Dans les deux cas, le corps est en nette transition d’un état d’équilibre à un autre, donc en position instable, susceptible d’entraîner de graves brûlures au pourpoint (d’où l’expression "à brûle-pourpoint", très proche de sens). En effet, pendant tout ce temps de transition, si vous intervenez "au pied levé" de façon cavalière, le cavalier ne peut retirer le fer à repasser posé sur son pourpoint, vu qu’il a les deux mains occupées sur le pommeau de la selle, et le pourpoint brûle... C’est malin !
    Do you pige that, or may I make you a design ?
  • #32
    SyntaxTerror
    14/02/2007 à 12:34
    J’ai bien peur que tout le monde fasse fausse route avec cette histoire d’étrier.
    L’expression vient de la prostitution !
    En outre, faut-il avoir le pied levé pour être pris au débotté ?
    Je ne vois plus apparaître la moutarde du Cotentin ! Auprès de qui dois-je réclamer ?
  • #33
    Elpepe
    14/02/2007 à 12:41*
    Bon, alors : à l’heure d’la Perrot qu’est point là, le jury d’la trirème s’a réuni en sa galère, et décide, en son âme et conscience, ce qui suit :
    article 12 : la trirème du jour est attribuée, ex-æquo, à Houbanne_2 et Syhobbes_20, pour leurs magnifiques contributions à la gloire de la Marine, du vocabulaire marin et des embruns qui vous fouettent le visage, dès que vous ouvrez la porte de ce site avec la clé de 12 que God vous a remise.
    Maintenant que la Perrot est finie, elle va passer à la casserole table, hein ? Allez, bon appétula, et les autres aussi.
  • #34
    Elpepe
    14/02/2007 à 12:52
    • En réponse à SyntaxTerror #32 le 14/02/2007 à 12:34 :
    • « J’ai bien peur que tout le monde fasse fausse route avec cette histoire d’étrier.
      L’expression vient de la prostitution !
      En outre, faut-il... »
    Je ne vois plus apparaître la moutarde du Cotentin

    Petit veinard...
  • #35
    <inconnu>
    14/02/2007 à 12:55
    Bonjour à vous !!
    je suis avec assiduité et expectative les arguties qui émane des prophètes de la langues française ici rassemblés autour de God notre chef spirituel !! (au début faut toujours cirer les pompes c’est bien connu !)
    Donc le temps pour moi était venu et je tenais à soumettre mon idée sur ce pied levé qui nous provient à vrai dire non pas des hauturiers ou autre cavalier émérite mais des maison closes qui regorgeaient de malins plaisirs à qui voulait bien y pénétrer !
    Au départ vers le début du XIXe ce fut des militaires, fidèles clients de la débauche futile qui nommèrent le con de ces dame le pont-levis symbolisant le point de passage obliger pour pénètrer en leur antre faute de quoi il ne restait qu’à se jetter dans le fossé boueux !!!
    Ainsi il n’était pas rare d’entendre crier dans le fond des chambres de ces "hotels particuliers " avec force et autoriter "au pont-levis garce " et les passant dans la rue d’en bas de comprendre "au pied levé garce" ce qui parraissait somme toute normal devant un tel établissement..
    Ces femmes "au pieds levés" étaient donc toujours prises par le temps car le temps c’est de l’argent mais en ce jour de la st valentin,s’il vous plait mesdames, laissez nous nous promener dans les dédales de votre chatte oh !!
  • #36
    Elpepe
    14/02/2007 à 12:59
    • En réponse à <inconnu> #35 le 14/02/2007 à 12:55 :
    • « Bonjour à vous !!
      je suis avec assiduité et expectative les arguties qui émane des prophètes de la langues française ici rassemblés autour... »
    Salut Golden. T’as un bon parachute ?
  • #37
    eureka
    14/02/2007 à 13:02*
    J’m’suis pourtant pas levée ni partie du pied gauche c’matin ! Ca fait deux plombes que j’fais le pied de grue à attendre qu’ça connexe, ça m’a donné des cors aux pieds ! Ca me f’ra les pieds, j’avais qu’à m’pointer plus tôt. Là mainant plus envie de rester les pieds et poings liés !
    Allez au pied-levé, un pied chaussé et l’autre nu, et ne trainant pas des pieds j’met le pied au plancher !
    Bon j’vas pas m’donner des coups de pied dans les chevilles, ni tenir le pied sur la gorge de qui que ce soit, ni être casse-pieds, mais ça saute aux yeux comme un coup de pied au cul que je ne mens pas cent pieds à la gorge. J’arrête pas de marner d’arrache-pied et du matin au soir je cherche, j’arrête pas de chercher à pied et à cheval, et si je cherche, c’est passque c’que j’ai dans la tête j’l’ai pas aux pieds, et comme j’ai bon œil et bon pied je les vois venir tous ces pieds nickelés (que certains ont même des fournis sous les pieds) qui font des pieds et des mains pour les avoir les lauriers, mais moi j’dis que ceux là quand on leur donne un pied, ils vous prennent la jambe. Mais j’vas pas m’laisser marcher sur les pieds hein ! Et pi’ on est pas là pour lutter des pieds et des mains pour l’avoir c’te déco, non ? Nous avons un pied dans cette maison, ou personne n’a pied sur personne, et que si jusqu’ici on a pas le pied levé c’est d’abord passqu’on est pas bêtes comme nos pieds, qu’on a pas un pied dans deux chaussures ou qu’on sait pas sur quel pied danser, mais surtout que les uns cherchent pas à couper l’herbe sous le pied des uns-autres. C’est tellement le pied, qu’on pourrait nous bénir des pieds, tiens !
    J’espère que passque God l’aime pas qu’on fasse des blagues (cf. hier) qu’au pied levé y nous fute une mise à pied (ou tout au moins ceuzécelles qui ont font), qu’on pourra pù mett’ les pieds zici !
    Le jury (on est pas pied-noir quand on est d’Al Djazair ?) ayant les deux pieds sur terre bien qu’étant sur mer, y perd jamais pied, et, et surtout un PIED MARIN comme pas un, que même quand il barbotte dans les plus profondes profondeurs y a toujours pied, c’est vous dire qu’not gentleman-marin-jury-sizan’un y risque pas de donner du pied ou de s’emmêler les pieds !
    Hé ppda, j’espère que je n’aurais pas un pied de nez, s’pas ? et qu’si la petite rosette-maison (pas la celle à filou) m’revient j’aurais les doigts de pieds en bouquet de violettes !
    Bon certains dirons que j’aurais mieux fait de glisser du pied que de la langue, mais s’y sont pas content je leur tire la langue d’un pied de long.
    Chais pas s’qui s’passe, mais là c’matin on me zieute de la tête aux pieds, c’est p’têt que mon nez est en pied de marmite ou c’est passque qu’acoz qu’c’est la St Valentin j’ai un pied de rouge sur la figure ! Je m’en bat…les pieds de tout’ façons !
    Que j’aie mis les pieds dans le plat ou que je m’y suis prise comme un pied,
    je finirais toujours par retomber sur mes pieds !
    En cette Saint Valentin, je souhaite qu’il y ait beaucoup d’amour et que tous cheminent autrement que des pieds et qu’y prennent leur pied ! Les pieds sous la table et champagne d’abord siouplé ! Y en a qui vont pas s’priver d’faire du pied….
    Que malgré tout, nous demeurassions sur nos pieds ! Amen
    Bonne Saint Valentin à toutes nos Valentines et tous nos Valentinos
  • #38
    <inconnu>
    14/02/2007 à 13:13
    • En réponse à Elpepe #36 le 14/02/2007 à 12:59 :
    • « Salut Golden. T’as un bon parachute ? »
    pieds levés, pieds sur terre faut pas devenir sectaire, courbe l’échine et lève tes pieds, le sang doit circuler dans tes artères !!
  • #39
    Elpepe
    14/02/2007 à 13:48
    • En réponse à <inconnu> #38 le 14/02/2007 à 13:13 :
    • « pieds levés, pieds sur terre faut pas devenir sectaire, courbe l’échine et lève tes pieds, le sang doit circuler dans tes artères !! »
    Malentendu ? Golden, parachute... ras-les-vagues, camarade.
  • #40
    <inconnu>
    14/02/2007 à 14:07
    • En réponse à momolala #27 le 14/02/2007 à 11:14 :
    • « A bien y réfléchir, je crois pouvoir apporter, de mémoire, une précision à l’explication de God : au XVIème siècle, la soldatesque se déplaç... »
    L’image de l’étrier est effectivement une source possible de "lever le pied" - on ne le lève pas tellement quand on se prépare à se grouiller pedibus, car il y aurait danger du déséquilibre marin bien décrit tout à l’heure par El Pepe.
    On peut le voir de nos jours dans la posture préparatoire de nos vaillants gendarmes vélocipèdes attendant de se lancer à la poursuite d’un cycliste passé au feu orange rougeoyant - un pied levé sur la pédale, étrier des temps modernes.