Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

faire un four [v]

échouer ; ne pas avoir de succès ; être en situation d'échec ; subir un échec

Origine et définition

L'origine exacte de cette expression n'est pas connue.
Mais les différents auteurs d'ouvrages sur les citations s'accordent en général sur l'association entre l'obscurité du four (au XVIIe siècle, four était une métaphore très utilisée pour désigner l'obscurité d'un lieu) et l'obscurité de la salle de théatre où on a éteint les lumières, soit pour en faire l'économie en raison du très faible nombre de spectateurs présents, soit pour inciter ces derniers à partir et ne pas être obligé de jouer la pièce à fonds perdus.

Compléments

Expression utilisée généralement pour une pièce de théatre ou plus largement pour un spectacle.

Exemples

Vous venez de faire un four.
Sans vedette, tu feras un four.
Le pauvre, il vient de faire un four.

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Anglais (USA) to bomb tomber comme une bombe, s'autodétruire comme une bombe
Anglais (USA) to lay an egg pondre un oeuf
Anglais to flop / to be a flop être un fiasco
Espagnol (Argentine) ir para atrás aller marche en arrière
Espagnol (Espagne) Fracasar Echouer
Espagnol (Espagne) fracaso rotundo échec total
Espagnol (Espagne) sufrir un fracaso subir, essuyer un échec
Français (Canada) faire patate échouer lamentablement
Français (Canada) faire un fiasco faire un fiasco
Français (Canada) frapper un mur
Français (Canada) se casser la gueule / les dents
Gallois mynd ar chwâl s'éparpiller
Hébreu לא עלה יפה il n’a pas réussi
Italien fare fiasco faire un fiasco
Néerlandais een zeperd krijgen subir un traitement au savon
Néerlandais vallen als een baksteen tomber comme une brique
Néerlandais een fiasco, een debacle un echec ou subir un echec
Néerlandais een volledige crash, catastrofe échouer complètement
Néerlandais een sof, een afgang, een miskleun un echec, ou subir un echec
Néerlandais een grandioze mislukking un échec complet
Portugais (Brésil) dar com os burros n'água finir avec les ânes dans l'eau
Portugais (Brésil) fazer fiasco faire fiasco
Portugais (Brésil) quebrar a cara casser sa figure
Portugais (Portugal) Borregar; cair em águas de bacalhau
Roumain a o da în bară la donner en barre
Roumain un fiasco total un fiasco total
Roumain a face un rahat faire une crotte
Russe с треском провалиться échouer avec éclat
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « faire un four » Commentaires

  • #41
    chirstian
    17/08/2010 à 21:36
    • En réponse à syanne #34 le 17/08/2010 à 17:27* :
    • « Alors, cher deLassus, en tant qu"amie de Colette", je ne saurais trop te recommander de venir au spectacle qui, loin d’être un four, contrib... »
    une souscription pour que cette demeure d’écrivain
    peut-on parler d’une demeure d’écrivain ? Colette y a passé sa jeunesse, mais l’a quittée en 1891 longtemps avant d’avoir écrit ses premières pages. Et j’avoue, personnellement, ne pas y avoir retrouvé grand chose de Colette-Claudine. Mais si une association peut la faire vivre, je ne peux qu’y souscrire !
  • #42
    mitzi50
    17/08/2010 à 21:43
    • En réponse à PHILO_LOGIS #35 le 17/08/2010 à 17:30 :
    • « Kèskesè? Je n’ai jamais dit "c’est complètement nul", ni même laissé sous-entendre un truc pareil. Si je dis que tu vas faire recette et enf... »
    Je suis étonnée !!!! Jamais je n’ ai voulu déformer vos propos ! Mais étant une "petite nouvelle" dans votre grande famille, j’ ai voulu essayer de mieux expliquer mon point de vue général. Cotentine, qui me connaît bien, sait que j’ ai probablement loupé une bonne carrière d’ avocat. Je trouve des circonstances atténuantes même... au Diable en personne ! Sans doute me suis-je exprimée de façon maladroite ou obtuse. Je vous prie donc de bien vouloir m’ en excuser. Au fur et à mesure des commentaires vous me connaîtrez mieux, même à distance. Et si quelquechose vous choique, n’ hésitez pas à me le dire. Je suis en tissu synthétique... Infroissable, donc ! Bonne nuit.
  • #43
    chirstian
    17/08/2010 à 21:45
    • En réponse à PHILO_LOGIS #5 le 17/08/2010 à 07:53* :
    • « Cette expressio.fr de notre [slurp] petit Godemichou adoré [/slurp] me rappelle un souvenir de ma tendre jeunesse, quand je dragais les fill... »
    les moins de vingt dents
    m’est avis que tu n’as pas fait un four, tu as pris un râteau, non ?
  • #44
    mitzi50
    17/08/2010 à 21:49
    • En réponse à syanne #31 le 17/08/2010 à 16:26 :
    • « En fait, Polaire n’a été ni un personnage des Claudine ni une amante de Colette. Elle a joué en 1902 Claudine dans la comédie que Willy a co... »
    Absolument d’ accord avec vous. Mais ces dénigrements (village et même mère : Claudine est orpheline de mère, "une bien désagréable femme", fait-elle dire à son père, le spécialiste ès mollusques - et dans "Claudine s’ en va, le "double" de Colette avant qu’ elle ne s’ émancipe, Annie, elle aussi, n’ a jamais connu sa mère, "femme plus à plaindre qu’ à blâmer". Polaire n’ a pas été son amante, mais elles devinrent assez amies.
  • #45
    mitzi50
    17/08/2010 à 22:01
    • En réponse à syanne #31 le 17/08/2010 à 16:26 :
    • « En fait, Polaire n’a été ni un personnage des Claudine ni une amante de Colette. Elle a joué en 1902 Claudine dans la comédie que Willy a co... »
    Désolée de faire ainsi une réponse en deux parties, mais mon chat a sauté sur mon bureau !!!!! Je disais donc qu’ elle devinrent assez amies, liées sans doute pas l’ agacement qu’ elles éprouvaient à se voir exhibées comme des caniches !
    Et quand je parlais de jouer la pantomime "dévêtue" il est exact qu’ elle n’ a jamais joué ni dansé nue, mais il faut songer à l’ époque : être divorcée était déjà scandaleux, aimer les femmes était mieux admis que l’ homosexualité masculine (pourquoi ? mystère !) mais avoir "un collier de chien" au cou sur lequel était gravé "j’ appartiens à M. de Morny" ne pouvait qu’ être très mal vu, alors, montrer un sein, pensez donc ! Alors que découvrir plus que sa cheville était déjà d’ un érotisme torride...
    Enfin je vous que nous avons la même admiration pour cet écrivain, que d’ aucuns ne considèrent que comme "auteur de dictées)... (Fichtre ! des dictées comme ça, je parie qu’ on en voit peu sur les cahiers d’ écoliers).
  • #46
    PHILO_LOGIS
    17/08/2010 à 22:07
    • En réponse à mitzi50 #42 le 17/08/2010 à 21:43 :
    • « Je suis étonnée !!!! Jamais je n’ ai voulu déformer vos propos ! Mais étant une "petite nouvelle" dans votre grande famille, j’ ai voulu es... »
    Chère Mitzi50, il n’y a pas de petite nouvelle ou de petit nouveau, par Minou! Cotentine, qui me connais bien aussi, sait que je m’enflamme rapidos. Ton point de vue original était très clair, et j’ai interprété ton explication complémentaire comme étant une réponse directe à mon commentaire (peut-être trop) succin. Alors, les buccins ont sonné le rappel des troupes.
    Et voilà comment on crée un mâle entendu qui eût pu durer des siècles (même s’il n’avait que deux ans quand mon père, ce héros au coeur si doux, est né...
    Allez, Victor, retourne prendre tes petites pilules roses et va dormir...
    On efface tout et on recommence!
  • #47
    mitzi50
    17/08/2010 à 22:08
    • En réponse à chirstian #41 le 17/08/2010 à 21:36 :
    • « une souscription pour que cette demeure d’écrivain
      peut-on parler d’une demeure d’écrivain ? Colette y a passé sa jeunesse, mais l’a quitt... »
    C’ est vrai que Colette n’ a vécu que ses années de jeunesse à Saint Sauveur en Puisaye. Mais elle l’ évoque à tant de reprises, qu’ on peut parler de la maison de Sido et Colette. La maison où elle "se fit presbytère sur un mur"... ne sachant pas que le presbytère n’ était que... la maison du curé, et autres souvenirs. Donc ce serait bien qu’ elle soit ouverte aux visites, et que le cadre où Colette vécut ses années d’ enfance soit "reconstitué" autant que faire se peut !
  • #48
    mitzi50
    17/08/2010 à 22:12
    • En réponse à PHILO_LOGIS #46 le 17/08/2010 à 22:07 :
    • « Chère Mitzi50, il n’y a pas de petite nouvelle ou de petit nouveau, par Minou! Cotentine, qui me connais bien aussi, sait que je m’enflamme... »
    Pas de problème, je suis in-frois-sable, il n’ y a pas de mâle-entendu (d’ ailleurs le bruit du canon a rendu sourd ce z’ héros au sous-rire si... mou ?
  • #49
    syanne
    17/08/2010 à 23:53
    • En réponse à chirstian #41 le 17/08/2010 à 21:36 :
    • « une souscription pour que cette demeure d’écrivain
      peut-on parler d’une demeure d’écrivain ? Colette y a passé sa jeunesse, mais l’a quitt... »
    Ce n’est, c’est vrai, « que » sa maison d’enfance, et si elle y revient beaucoup dans son œuvre, jusque dans ses derniers écrits ce fut plus peut-être un ressort littéraire qu’une véritable nostalgie, car elle n’y retourna guère au cours de sa vie, s’attachant à d’autres lieux d’élection, comme Rozven en Bretagne ou la Treille muscate à Saint Tropez, sans parler de son dernier logis, au Palais-Royal.
    Mais cette maison lui est restée chère, c’est indéniable, et c’est un patrimoine. L’association qui veut lui redonner vie a un magnifique projet qui ne se bornerait pas, loin de là, à la faire visiter, pas plus que la transformer en musée, puisque ce musée existe déjà dans le château de Saint-Sauveur.
    J’ai eu la chance de visiter deux fois le jardin de Sido, et l’on y retrouve malgré le temps qui passe, l’abandon et les changements, d’émouvants échos des souvenirs décrits par Colette : la glycine centenaire, les grands pins, le « jardin du haut » et le « jardin du bas »…
    Si tu es intéressé par ce projet, à ta disposition par le canal 12 !
  • #50
    syanne
    18/08/2010 à 00:06*
    • En réponse à mitzi50 #47 le 17/08/2010 à 22:08 :
    • « C’ est vrai que Colette n’ a vécu que ses années de jeunesse à Saint Sauveur en Puisaye. Mais elle l’ évoque à tant de reprises, qu’ on peut... »
    "se fit presbytère sur un mur".

    "curé sur un mur", en fait.
    " Mais qui me dira ce qu’est ma fille devant elle-même ?
    À son âge — pas tout à fait huit ans — j’étais curé sur un mur." ( "Le curé sur le mur" chapitre de La Maison de Claudine.)
    On y trouve en effet l’anecdote savoureuse du mot "presbytère"
    " Le mot "presbytère" venait de tomber, cette année-là, dans mon oreille sensible, et d’y faire des ravages. [ ... ] Enrichie d’un secret et d’un doute, je dormais avec le mot et je l’emportais sur mon mur. "Presbytère !" Je le jetais, par-dessus le toit du poulailler et le jardin de Miton, vers l’horizon toujours brumeux de Moutiers. Du haut de mon mur, le mot sonnait en anathème : "Allez ! vous êtes tous des presbytères !" criais-je à des bannis invisibles."
    Je suis ravie de découvrir ici une amatrice de Colette ! J’ai quant à moi particulièrement apprécié, outre la biographie de Pichois et Brunet, Secrets de la chair, Une vie de Colette, de Judith Thurman et Le génie féminin, tome III : Colette de Julia Kristeva. Et je ne saurais trop te suggérer la lecture de Comme une flore, comme un zoo, joli florilège de métaphores colettiennes, de Régine Detambel.
    A tous, je dis à bientôt, m’en allant sur les routes de France pour un petit dépaysement avant la rentrée. Bonne semaine sur Expressio !
  • #51
    mitzi50
    18/08/2010 à 10:22
    • En réponse à syanne #50 le 18/08/2010 à 00:06* :
    • « "se fit presbytère sur un mur".
      "curé sur un mur", en fait.
      " Mais qui me dira ce qu’est ma fille devant elle-même ? »
    Tout à fait exact. Mais, sans vouloir me chercher d’ excuse, la maison est pleine, j’ ai la crève, et hier soir j’ ai confondu je joli petit escargot jaune.... avec Colette. Je ne dispose pas de sa biographie, mais de ses oeuvres complètes éditées par Gallimard dans la collection "la Pléiade", ce qui est génial pour ce qui est des notes et variantes. Claude Pichois y a d’ ailleurs grandement collaboré. Bonnes vacances !
  • #52
    syanne
    18/08/2010 à 11:22
    • En réponse à mitzi50 #51 le 18/08/2010 à 10:22 :
    • « Tout à fait exact. Mais, sans vouloir me chercher d’ excuse, la maison est pleine, j’ ai la crève, et hier soir j’ ai confondu je joli petit... »
    C’est une merveilleuse édition que la Pléiade, en effet, encore qu’elle ne soit pas tout à fait complète en ce qui concerne Colette, qui n’y est entrée que tardivement. Le regretté Claude Pichois expliquait un jour, lors d’un colloque, que la réputation de Colette "écrivain pour dames" (!), tenace auprès de nombreux universitaires, a longtemps tenu ses oeuvres à l’écart de la prestigieuse collection. C’est grâce au crédit dont lui-même disposait en tant que spécialiste de Baudelaire qu’il a pu imposer notre poyaudine aux réticents. Et elle est superbe, l’édition qu’il a dirigée et dont Alain Brunet, malheureusement mort lui aussi, a remarquablement élaboré la bibliographie (ce qui m’a permis de me rendre compte que j’avais, dans ma propre collection, quelques éditions originales, pas en très bon état, hélas).
    Bon, cette fois je pars pour de bon ! Bonne semaine expressionautique !
  • #53
    lafeepolaire
    18/08/2010 à 14:58
    • En réponse à deLassus #30 le 17/08/2010 à 15:47 :
    • « ...pour une amie, un peu à l’avance pour moi, nos anniversaires respectifs
      Comment veux -tu qu’on te le souhaite, ton anniversaire ? Tu n’e... »
    Non, tu n’es pas "bigleux"(je n’oserais jamais employer un pareil terme), je ne suis pas sur cette fameuse liste.
    Merci également à tous ceux qui ont apporté leur contribution sur le sujet Colette.
    Un film retraçant sa vie était sorti il y a plus de 20 ans et il me semble que Macha Méryl (pas sûre de l’orthographe) y tenait le rôle de Colette adulte.
    Quelqu’un a-t-il plus de renseignements à ce propos ?
    Merci.
  • #54
    marmotinou
    20/08/2010 à 19:22
    • En réponse à PHILO_LOGIS #7 le 17/08/2010 à 08:16 :
    • « A-t-il fait chaud, voire torride, sous tes draps? Si oui, alors peut-être... 😛 »
    arfff.. pas même une allumette pour allumer ma cigarette, alors tu vois... pas de feu, pas de fumée, même je suis toujours avec mon tabac...
  • #55
    DiwanC
    25/08/2018 à 02:20*
    Grand jour et même très grand jour
    car ce n'est pas un mais deux souhaitages !
    Bon anniversaire LaFée
    Bon anniversaire Joseta

    Marceeel ! Prépare les verres !

    😄
  • #56
    DiwanC
    25/08/2018 à 02:35*
    • En réponse à lafeepolaire #19 le 17/08/2010 à 11:41 :
    • « Chers Filo et chers autres expressionautes,
      Contrairement à ce que certaines mauvaises langues auraient voulu éventuellement laisser accroir... »
    Curieuse coïncidence... Il y a 8 ans - déjà 8 ans... - tu relatais une première soirée passée en compagnie de God, Momo, Lange, Cotentine, BeeBee ! Pour mon bonheur, d'autres rendez-vous ont suivi, des amitiés sont nées. Magie d'Expressio, mêêêrveilleux site ! 🙂
  • #57
    Utilisateur supprimé
    25/08/2018 à 04:33
    ANAGRAMME
    Fournira feu
  • #58
    Paracas
    25/08/2018 à 05:58*
    Hé ben moi je lui dirais de vive voix et lui ferais la bise pour son anniversaire à la fée...et y aura même momolala.....tra la la la lèèèèèèèèèèèèèèèèreuuuuuuuuuuuu........🙂
    Y feliz cumpleaños itou à mon Maître....
    On boira un coup à votre santé à tous...😛
  • #59
    Paracas
    25/08/2018 à 06:05
    Ah il en a connu des fours à l'époque de l'impasse Florimond chez la Jeanne avant d'être révélé au grand public....
    C'est la période des vaches maigres et de la bohème, mais qu'aurait été son oeuvre s'il n'avait pas eu cette source d'inspiration ?
    Son auberge est ouverte aux gens sans feu ni lieu,
    On pourrait l'appeler l'auberge du Bon Dieu

    le café arrive
  • #60
    Paracas
    25/08/2018 à 07:04*
    four était une métaphore très utilisée pour désigner l'obscurité d'un lieu

    Ceci me rappelle une anecdote
    C'était il y a une cinquantaine d'années, à l'époque où trônait la cuisinière à bois qui servait de chauffage pour l'unique pièce à vivre de la maison
    Un jour d'hiver la grand mère d'un copain se lève, bourre sa cuisinière de bois, ouvre la porte du four pour que la chaleur se diffuse dans la pièce et vaque à ses occupations tandis que le chat vient s'installer sur la porte ouverte pour ronronner de plaisir bien au chaud comme l'affectionnent les greffiers
    Dans la matinée, la mémé ne voyant plus très bien (on n'avait pas encore inventé la DMLA ni les opérations de la cornée) ne voit pas le matou -noir-, claque la porte -noire- propulsant le bestiau dans le four surchauffé et part faire ses courses..
    Je vous laisse imaginer la suite....😕
    Pour le coup le fait d'être noir, c'est au pauvre chat que ça n'a pas porté chance....