Les expressions françaises décortiquées
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prendre le large [v]

mettre les voiles ; partir ; s'en aller ; s'éloigner ; s'éclipser ; s'enfuir ; prendre la poudre d'escampette

Origine et définition

Voilà deux expressions de même sens dont personne ne pourra nier l'origine maritime.

Le 'large', même un montagnard sait qu'il s'agit de ce qui est loin d'une côte maritime (du côté mer, bien sûr !). Et prendre le large, c'est aller vers le large, donc s'éloigner de la côte et des gens qui y sont en train d'agiter leur mouchoir pour dire adieu à celui qui a pris la mer et s'en va vers l'aventure au galop avec une possibilité de non retour, tellement la mer peut être capable de faire disparaître qui elle veut.

Et, lorsque c'est à bord d'un voilier qu'on quitte le plancher des vaches, pour prendre le large, il faut d'abord hisser (ou mettre) les voiles.

Nous avons donc ici affaire à deux métaphores maritimes qui illustrent un départ, un éloignement et, par extension, une fuite.
La première des deux date du XVe siècle.
La seconde, dans sa forme actuelle, est beaucoup plus récente puisque attestée vers 1900, mais elle existait déjà sous la forme "bander ses voiles" au XVIIe.

Exemples

« "Je viens de rentrer. J'étais fait comme un voleur", cria-t-il, de loin, en s'ébrouant sous le robinet (…) moi, je me suis dit que c'était bête de se faire pincer : j'ai pris le large (…) »
Roger Martin du Gard - Les Thibault
« Je retrouve mes copains et je leur explique l'affaire à ma façon, que mon gars avait été buté par les phalangistes. Ça m'a fait monter dans leur estime. Après ce coup là, il ne restait plus qu'à mettre les voiles. »
Alain Sergent - Je suivis ce mauvais garçon

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand abhauen couper
Allemand das Weite suchen chercher le lointain
Anglais break away s’évader
Anglais take off décoller
Espagnol (Espagne) pirarse se tirer / S'éclipser
Espagnol (Espagne) remar mar adentro avancer au large
Espagnol (Espagne) poner pies en Polvorosa s'enfuir / Mettre les pieds à Polvosora
Espagnol (Espagne) tomar las de Villadiego prendre celles de Villadiego
Espagnol (Espagne) largarse partir / s'éclipser
Espagnol (Espagne) ahuecar el ala gonfler l'aile
Espagnol (Argentine) mandarse a mudar s'en aller / Partir
Français (Canada) faire de l'air
Français (Canada) sacrer le camp s'en aller
Français (France) partir avec la paille au cul
Gallois ei heglu hi prendre ses jambes à son cou
Hongrois lelép filer, se tirer
Hébreu נשא רגליו (nissa raglav) portait ses pieds
Italien filarsela se barrer
Italien spiegare le vele déployer les voiles
Italien tagliare la corda couper la corde
Néerlandais het voor gezien houden considérer comme l'avoir vu
Néerlandais m smeren, ertussenuit knijpen s'enfuir, s'en aller rapidement
Néerlandais er van doorgaan prendre la fuite
Néerlandais het ruime sop kiezen / De zeilen hijsen prendre la large / hisser les voiles
Néerlandais de wijk nemen s'esquiver, s'en aller rapidement
Néerlandais het hazenpad kiezen choisir le chemin des lièvres
Portugais (Brésil) dar no pé donner au pied
Portugais (Brésil) picar a mula piquer la mule
Portugais (Brésil) pirulitar-se devenir une sucette
Portugais (Brésil) Tomar chá de sumiço boire du thé d'escampette
Roumain a dispărea în ceaţă disparaitre dans le brouillard
Roumain a-și lua lumea in cap mettre le cap sur le monde
Roumain a sterge putina essuyer le tonneau
Roumain a ridica pânzele hisser les voiles
Roumain a ridica ancora lever l'ancre
Roumain a-i da pinteni lui donner des coups d'éperons
Roumain a-şi lua tălpăşiţa prendre la plante des pieds
Roumain a-şi lua picioarele la spinare prendre les jambes à son dos
Roumain a se tira se tirer
Roumain a se eclipsa s'éclipser
Roumain a o şterge l'essuyer
Serbe odmagliti partir dans la brume
Turc yelken açmak hisser les voiles
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « prendre le large » Commentaires

  • Clitocybe
    14/03/2024 à 07:20*
    Et malgré ses trois angles, on le divise toujours par deux pour en savoir la surface. Seulement toi et moite, l'amant n'a qu'à bien se tenir. On me demande souvent: Professeur, quelle est la surface d'un homme; je rétorque, demandez-moi quelle est la surface d'une femme et, à vue de nez, incluant les fesses et les mamelles, c'est environ 2 m2, ce qui est pas rien.
    Eh ben, je suis content que Bichem connaisse Guy des Cars. Un homme qui écrivait sans gêne pour les femmes, plus gravide que Maupassant ou Montherlant... (suite effacée pour cause de contrôle parental).
  • deLassus
    14/03/2024 à 07:45
    • En réponse à deLassus #252 le 26/02/2021 à 05:44 :
    • « Respect de la Parole de God ?

      Cette expression n'a pas été reprise dans le livre "Les 1001 expressions préférées des français" (2011).... »
    Bravo Reverso pour n'avoir touché à rien !!!

    Un gros détail qui m'avait échappé début 2021 : il y avait au départ deux expressions, prendre le large ET mettre les voiles.
    Voir l'URL de la page, et surtout la construction du chapitre Origine et définition.
    Alors : Pas vraiment bravo Reverso !
  • deLassus
    14/03/2024 à 08:30*
    Autre chose... God nous dit :
    La seconde [Mettre les voiles], dans sa forme actuelle, est beaucoup plus récente puisque attestée vers 1900

    C'est ce que Sa Divinité a trouvé chez Rey/Chantreau, qui citent Chautard ("La vie étrange de l'argot", livre non numérisé mais en ma possession), lequel indique cette date sans citation.

    Pour ma part, je n'ai trouvé cette expression qu'en 1903 (Le Journal, 28/09/1903) :
    Cette page. Double clic au milieu de la colonne 6.
  • joseta
    14/03/2024 à 09:22
    QUI SUIS-JE ? nº224

    Je suis un peintre italien
    - mouvement: baroque
    - mon oeuvre, puissante et novatrice révolutionne la peinture du XVIIème siècle par son caractère naturaliste, parfois brutal, et l’emploi appuyé de la technique du clair-obscur allant jusqu’au ténébrisme. Je connais la célébtité de mon vivant
    - j’obtiens, en effet, un succès foudroyant au début des années 1600
    - j’entre ensuite dans une périodde difficile; en 1606, après de nombreux démêlés avec la justice des États pontificaux, je blesse mortellement un adversaire au cours d’un duel: je dois alors quitter Rome et je passe le reste de ma vie en exil, à Naples, à Malte et en Sicile
    - les sources du XVII ème siècle ont longtemps propagé un portrait de moi peu flatteur
    - après un longue période d’oubli critique, il faut attendre le début du XX ème siècle pour que mon génie soit pleinement reconnu. Mon succès populaire donne lieu à une multitude de romans et de films et innombrables publications scientifiques qui, depuis un siècle, renouvellent complètement mon image. Je suis actuellement représenté dans les plus grands musées du monde
    - la peste frappe Milan et je perds plusieurs membres de ma famille, dont mon père
    - âgé de treize ans j’intègre l’atelier de Simone Peterzano, qui se dit disciple de Titien
    - j’étudie les théories picturales de mon temps, le dessin, les techniques de la peinture à l’huile et de la fresque, et, surtout le portrait ainsi que la nature morte
    - l’historien de l’art Roberto Longhi a su le premier mettre des noms dans ma culture visuelle en étudiant mes tableaux
    - quelques premières influences probables: Foppa, Ferrari, Cariani, Savoldo, Titien, Lomazzo, Campi
    - mes biographes évoquent tous mes rapports étroits avec la Réforme catholique (Contre-Réforme)
    - je quitte l’atelier de Peterzano et je retourne dans ma ville natale vers 1589 (année de la mort de ma mère); j’y rete jusqu’au partage de l’héritage familial en mai 1592
    - ma présence est attestée à Rome en 1596, une ville pontificale dynamique, animée par le Concile de Trente et la Réforme catholique; il y souffle un esprit baroque. Clément VIII est élu pape (1592)
    - 1593-1594: 3 premiers tableaux destinés à la vente
    - à cette époque que le peintre Federigo Zuccaro, protégé du cardinal Borromée, provoque d’importants changements dans le statut des peintres. Il transforme leur coftérie en une académie en 1593: l’Accademia di San Luca. Ceci à pour but d’élever le niveau social des peintres en invoquant la valeur intellectuelle de leur travail
    - le camérier papal Gerolamo Vittrici me commande 3 peintures, puis plus tard un tableau d’autel
    - un de mes tableaux soulève l’enthousiasme du cardinal Francesco Maria del Monte homme de très grande culture, passionné d’art et de musique, qui, enchanté par cette peinture en commande bientôt une seconde version. J’entre au service du cardinal pour presque 3 ans dans le palais Madame
    - dans ce milieu, je trouve les modèñes de mes instruments de musique et les sujets de certains tableaux; j’apprends à jouer de la guitare baroque populaire
    - le cardinal est coprotecteur de l’Accademia di San Luca, et, collectionneur de mes oeuvres (il possède 8 de mes tableaux à sa mort en 1627). Il me recommande et m’ontient une importante commande: la décoration de l’ensemble de la chapelle Contarelli à l’église Saint-Louis-des-Français de Rome. Le grand succès de cette réalisation me vaut d’autres commandes et assure ma renommée
    - en quelques années, ma réputation grandit de manière phénoménale et je deviens un modèle pour une génération entière de peintres qui s’inspirent de mon style et de mes thèmes
    - les années que je passe à Rome sous la protection du cardinal ne sont toutefois exemptes de difficultés: je me montre bagarreur, susceptible et violent et je connais plusieurs séjours en prison
    - le thème de la décapitation se retrouve plusieurs fois dans mon oeuvre
    - pour le meurtre du fils d’une puissante famille, je suis condamné par contumace à la mort par décapitation, ce qui m’oblige à rester éloigné de Rome. Un long périple de 4 années à travers l’Italie commence (Naples, Sicile, Syracuse, Messine), puis jusqu’à Malte.
    - Finalement, mes protecteurs réussissent à obtenir mon pardon pontifical
    - je quitte Naples en 1607 et je m’installe à Malte, mais je retourne à Naples en 1609 où dès mon arrivée, je suis grièvement blessé dans une nouvelle bagarre.
    - la Banque d’Italie imprime au cours des années 1990-1997 un billet à mon effigie; la République de Saint-Marin crée plusieurs pièces de monnaie en mon hommage; des timbres postaux représentant mes tableaux ou moi-même sont émis en Italie, à Malte, au Vatican et dans de nombreux autres pays
    - ci-dessous, je vous donne le titre de 3 de mes oeuvres:

    J’étais tenté de m’arrêter face à la diseuse de bonne aventure: un garçon pelant un fruit, son fils, attirait l’attention des passants: je courtisais, à ce moment une jolie fille et j’avais envie d’écouter que je connaîtrais l’amour victorieux...
  • Ratanak
    14/03/2024 à 10:11
    • En réponse à joseta #264 le 14/03/2024 à 09:22 :
    • « QUI SUIS-JE ? nº224

      Je suis un peintre italien
      - mouvement: baroque »
    Trouvé.
  • deLassus
    14/03/2024 à 10:49
    • En réponse à joseta #264 le 14/03/2024 à 09:22 :
    • « QUI SUIS-JE ? nº224

      Je suis un peintre italien
      - mouvement: baroque »
    Trouvé, grâce à Google.
    Décidément, je suis nul en histoire de l'art...
  • SyntaxTerror
    14/03/2024 à 11:10
    • En réponse à joseta #264 le 14/03/2024 à 09:22 :
    • « QUI SUIS-JE ? nº224

      Je suis un peintre italien
      - mouvement: baroque »
    Trouvé, grâce à son caractère, disons querelleur.
  • atheofv
    14/03/2024 à 11:31
    • En réponse à joseta #264 le 14/03/2024 à 09:22 :
    • « QUI SUIS-JE ? nº224

      Je suis un peintre italien
      - mouvement: baroque »
    Trouvé.
  • joseta
    14/03/2024 à 11:48
    • En réponse à SyntaxTerror #267 le 14/03/2024 à 11:10 :
    • « Trouvé, grâce à son caractère, disons querelleur. »
    Oui, il faisait du mal à certains, mais en aucun cas ravages...
  • lalibellule
    14/03/2024 à 11:52
    • En réponse à joseta #269 le 14/03/2024 à 11:48 :
    • « Oui, il faisait du mal à certains, mais en aucun cas ravages... »
    Merci !
  • joseta
    14/03/2024 à 12:09
    • En réponse à lalibellule #270 le 14/03/2024 à 11:52 :
    • « Merci ! »
    Excuse-moi, il m'a semblé que tout le monde l'avait trouvé...
  • Clitocybe
    14/03/2024 à 12:41*
    Pas moi, mais avec les ravages de l'auteur, c'était quand même assez évident. Nous, gens de culture croyons que toutes ces notions sont connues du grand public. Il n'en n'est rien. J'en ai fait le test dans mon village de Mauricie. Je demandais au gens qui entraient dans ce magasin d'alimentation comme pour un sondage: Hrrmmm, pardonnez-moi, le Caravage ça vous dit quelque chose?
    Réponse 1: Oui, oui, on a un garage, juste en face.
    Réponse 2 (un touriste) : Me no parler français, sorry.
    Réponse 3 (un nordaf qui s'interpose devant sa femme ou sa soeur): Chez nous, les femmes ne parlent pas aux étrangers. C'est à quel sujet? (NB: complètement authentique)

    ****
    Michelangelo Merisi da Caravaggio
    La Méduse
    Image externe
    ****
    NB: Cet Arabe de langue maternelle, mais qui parlait un bon français, je suppose peut-être marocain ou de Libye, je parle à sa femme, encor jeune et très excitée dans le bon sens de parler avec un Canadien comme une femme libre, fraichement immigrée. Et le mec s'interpose, il la tasse de côté et me demande ce que je veux à sa femme comme si de parler à son épouse l'insultait. Heureusement qu'il était de nos invités, autrement il serait sorti sur la tête. Je hais les religions pour le joug qu'elles on mis sur notre liberté de parole.
    ****
    Du latin carabus, tas de pierre, nom d'un village de Lombardie.
  • lalibellule
    14/03/2024 à 13:17
    • En réponse à joseta #271 le 14/03/2024 à 12:09 :
    • « Excuse-moi, il m'a semblé que tout le monde l'avait trouvé... »
    C’est pas trop grave 😸
  • joseta
    14/03/2024 à 13:20
    • En réponse à Clitocybe #272 le 14/03/2024 à 12:41* :
    • « Pas moi, mais avec les ravages de l'auteur, c'était quand même assez évident. Nous, gens de culture croyons que toutes ces notions sont conn... »
    Là, je suis médusé...
  • deLassus
    14/03/2024 à 13:39
    • En réponse à joseta #271 le 14/03/2024 à 12:09 :
    • « Excuse-moi, il m'a semblé que tout le monde l'avait trouvé... »
    Il faut que tu t'habitues à avoir une audience intercontinentale !
  • Clitocybe
    14/03/2024 à 14:29
    • En réponse à joseta #274 le 14/03/2024 à 13:20 :
    • « Là, je suis médusé... »
    Cher Joseta,
    Bon, je n'ai pas ta culture européenne, ce délicieux mélange d'Espagne et de France (peut-être de Catalogne). Vous vivez sur un continent gavé de culture et si ne n'était de quelques cours de lycée je n'aurais jamais su qui était il Caravaggio, ou da Vinci et même quelques peintres français(e)s comme Tamara de Lempicka. Malgré l'énergie et la hardiesse de notre continent américain, nous reconnaissons l'apport et la profondeur de l'occident chrétien dont la France est une des filles uniques.

    Merci à toi Joseta, et sans jeu de mot. Tu m'as apporté beaucoup de bonheur sans jamais demander en retour. Si jamais je peux vous rendre service, à tes enfants, petits-enfants, cousins, ou autres qui voudraient vivre en Amérique, ça me fera plaisir. Le Québec manque de bras et de femmes. Le Canada, même anglophone, est une terre où des jeunes auront l'occasion de se révéler et de vivre leur vie.

    Et merci à deLassus, qui m'a donné une signature.
    L'intercontinental
  • deLassus
    14/03/2024 à 14:55
    • En réponse à Clitocybe #276 le 14/03/2024 à 14:29 :
    • « Cher Joseta,
      Bon, je n'ai pas ta culture européenne, ce délicieux mélange d'Espagne et de France (peut-être de Catalogne). Vous vivez sur u... »
    Et merci à deLassus, qui m'a donné une signature.
    L'intercontinental

    You are welcome !
  • joseta
    14/03/2024 à 16:45
    • En réponse à Clitocybe #276 le 14/03/2024 à 14:29 :
    • « Cher Joseta,
      Bon, je n'ai pas ta culture européenne, ce délicieux mélange d'Espagne et de France (peut-être de Catalogne). Vous vivez sur u... »
    Merci, j'apprécie ces propos que tu me diriges si gentiment et je sais que tu es sincère.
  • atheofv
    14/03/2024 à 17:09
    Perdre l'argent

    C'est approximatif, je vous l'accorde.
  • atheofv
    14/03/2024 à 17:24*
    • En réponse à Clitocybe #272 le 14/03/2024 à 12:41* :
    • « Pas moi, mais avec les ravages de l'auteur, c'était quand même assez évident. Nous, gens de culture croyons que toutes ces notions sont conn... »
    Réponse 3 (un nordaf qui s'interpose devant sa femme ou sa soeur): Chez nous, les femmes ne parlent pas aux étrangers. C'est à quel sujet? (NB: complètement authentique)


    Mon papa qui fut un "affreux colonialiste" puisqu' exploitant une ferme en Tunisie avant Bizerte, s'était engueulé avec un clampin qui sur son âne, laissait se femme trimballer un demi stère de bois sur le dos.
    Il fit monter la femme sur le bourricot et obligea l'individu à prendre le bois.

    Le lendemain, cette femme vint le remercier, mais lui demanda de ne plus le faire, car d'après elle c'était normal...
    Je crois plus volontiers que le type lui avait foutu une danse et qu'elle en avait la trouille.

    Dans les pas de mon papa, je suis intervenu une fois en Afrique auprès d'un con qui regardait les femmes puiser la flotte au bout d'une corde dans un puits anémique.
    Je lui demandai pourquoi il ne donnait pas un coup de main.
    Et il me répondit : Ce n'est pas un travail. elles ne rapportent pas d'argent...
    Quand le lendemain, il me demanda si j'avais une place dans mon 4x4, je lui ai réclamé du fric. (chose que je ne faisais jamais.)