Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions
Le contenu présenté peut contenir des termes inappropriés liés à votre recherche.

prendre le large [v]

mettre les voiles ; partir ; s'en aller ; s'éloigner ; s'éclipser ; s'enfuir ; prendre la poudre d'escampette

Origine et définition

Voilà deux expressions de même sens dont personne ne pourra nier l'origine maritime.

Le 'large', même un montagnard sait qu'il s'agit de ce qui est loin d'une côte maritime (du côté mer, bien sûr !). Et prendre le large, c'est aller vers le large, donc s'éloigner de la côte et des gens qui y sont en train d'agiter leur mouchoir pour dire adieu à celui qui a pris la mer et s'en va vers l'aventure au galop avec une possibilité de non retour, tellement la mer peut être capable de faire disparaître qui elle veut.

Et, lorsque c'est à bord d'un voilier qu'on quitte le plancher des vaches, pour prendre le large, il faut d'abord hisser (ou mettre) les voiles.

Nous avons donc ici affaire à deux métaphores maritimes qui illustrent un départ, un éloignement et, par extension, une fuite.
La première des deux date du XVe siècle.
La seconde, dans sa forme actuelle, est beaucoup plus récente puisque attestée vers 1900, mais elle existait déjà sous la forme "bander ses voiles" au XVIIe.

Exemples

« "Je viens de rentrer. J'étais fait comme un voleur", cria-t-il, de loin, en s'ébrouant sous le robinet (…) moi, je me suis dit que c'était bête de se faire pincer : j'ai pris le large (…) »
Roger Martin du Gard - Les Thibault
« Je retrouve mes copains et je leur explique l'affaire à ma façon, que mon gars avait été buté par les phalangistes. Ça m'a fait monter dans leur estime. Après ce coup là, il ne restait plus qu'à mettre les voiles. »
Alain Sergent - Je suivis ce mauvais garçon

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand abhauen couper
Allemand das Weite suchen chercher le lointain
Anglais break away s’évader
Anglais take off décoller
Espagnol (Espagne) pirarse se tirer / S'éclipser
Espagnol (Espagne) remar mar adentro avancer au large
Espagnol (Espagne) poner pies en Polvorosa s'enfuir / Mettre les pieds à Polvosora
Espagnol (Espagne) tomar las de Villadiego prendre celles de Villadiego
Espagnol (Espagne) largarse partir / s'éclipser
Espagnol (Espagne) ahuecar el ala gonfler l'aile
Espagnol (Argentine) mandarse a mudar s'en aller / Partir
Français (Canada) faire de l'air
Français (Canada) sacrer le camp s'en aller
Français (France) partir avec la paille au cul
Gallois ei heglu hi prendre ses jambes à son cou
Hongrois lelép filer, se tirer
Hébreu נשא רגליו (nissa raglav) portait ses pieds
Italien filarsela se barrer
Italien spiegare le vele déployer les voiles
Italien tagliare la corda couper la corde
Néerlandais het voor gezien houden considérer comme l'avoir vu
Néerlandais m smeren, ertussenuit knijpen s'enfuir, s'en aller rapidement
Néerlandais er van doorgaan prendre la fuite
Néerlandais het ruime sop kiezen / De zeilen hijsen prendre la large / hisser les voiles
Néerlandais de wijk nemen s'esquiver, s'en aller rapidement
Néerlandais het hazenpad kiezen choisir le chemin des lièvres
Portugais (Brésil) dar no pé donner au pied
Portugais (Brésil) picar a mula piquer la mule
Portugais (Brésil) pirulitar-se devenir une sucette
Portugais (Brésil) Tomar chá de sumiço boire du thé d'escampette
Roumain a dispărea în ceaţă disparaitre dans le brouillard
Roumain a-și lua lumea in cap mettre le cap sur le monde
Roumain a sterge putina essuyer le tonneau
Roumain a ridica pânzele hisser les voiles
Roumain a ridica ancora lever l'ancre
Roumain a-i da pinteni lui donner des coups d'éperons
Roumain a-şi lua tălpăşiţa prendre la plante des pieds
Roumain a-şi lua picioarele la spinare prendre les jambes à son dos
Roumain a se tira se tirer
Roumain a se eclipsa s'éclipser
Roumain a o şterge l'essuyer
Serbe odmagliti partir dans la brume
Turc yelken açmak hisser les voiles
Ajouter une traduction

Si vous souhaitez savoir comment on dit « prendre le large » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemand, cliquez ici.

Ci-dessus vous trouverez des propositions de traduction soumises par notre communauté d'utilisateurs et non vérifiées par notre équipe. En étant enregistré, vous pourrez également en ajouter vous-même. En cas d'erreur, signalez-les nous dans le formulaire de contact.

Voir aussi


Commentaires sur l'expression « prendre le large » Commentaires

  • mickeylange
    13/08/2014 à 10:24
    • En réponse à Paracas #119 le 13/08/2014 à 10:03 :
    • « Va savoir.........Il était sujet espagnol né à Cuba.......Il n’y a pas loin de la Provence à l’Espagne.....😛 »
    .Il était sujet espagnol né à Cuba....

    Même qu’il habitait rue Alphonse Daudet à Cuba !
  • mickeylange
    13/08/2014 à 10:29
    • En réponse à Paracas #120 le 13/08/2014 à 10:13* :
    • « Bien vu, Gégé !!!!!!!!!!.....
      Comme tu dis va falloir calmer le jeu sur les poètes occitans sinon on en a jusqu’à la St Glin-Glin voire jusq... »
    Comme disait Roger Pierre "si nous autres, les sudistes, on avait été plus nombreux, et bien vous autres, les nordistes, vous auriez bel et bien pris la pâtée !"
  • Paracas
    13/08/2014 à 10:32*
    • En réponse à mickeylange #121 le 13/08/2014 à 10:24 :
    • « .Il était sujet espagnol né à Cuba....
      Même qu’il habitait rue Alphonse Daudet à Cuba ! »
    Tout près de la plaza Marcel Pagnol........je sais, j’y suis allé !.......🙂
  • Paracas
    13/08/2014 à 10:33
    • En réponse à mickeylange #122 le 13/08/2014 à 10:29 :
    • « Comme disait Roger Pierre "si nous autres, les sudistes, on avait été plus nombreux, et bien vous autres, les nordistes, vous auriez bel et... »
    Z’actement !...........🙂
  • DiwanC
    13/08/2014 à 10:52*
    • En réponse à Paracas #120 le 13/08/2014 à 10:13* :
    • « Bien vu, Gégé !!!!!!!!!!.....
      Comme tu dis va falloir calmer le jeu sur les poètes occitans sinon on en a jusqu’à la St Glin-Glin voire jusq... »
    ...la culture qui vous est dispensée à vous pôvres Nordistes.

    Ben voyons ! Même ce vieux Blaise était Provençal, né - par pur hasard - à Clermont… Mariotte tout pareil ! Sa maman ressentit les premières contractions de l’enfantement alors qu’elle faisait son marché à Aubagne… et quelques heures plus tard, le petit Edme est né à Dijon…
    Quelle chance on a de vous avoir eu !
    Même que si vous aviez été plus nombreux, nous, les Nordistes, on prenait bel et bien la pâtée ! comme disait Roger Pierre, l’amuseur.
    😄 Merdre ! [Citation d’Alfred Jarry, né à Laval, une p’tite bourgade dans la banlieue de Marseille], j’ m’a fait doubler par Lange, le Segréen Varois !
    Bon... j’arrête... sinon on va encore avoir de l’aïoli demain matin...
  • mickeylange
    13/08/2014 à 11:04*
    Jean Reinhardt naît dans une roulotte stationnant à Liberchies, en Belgique, où il est déclaré « fils de Jean-Baptiste Reinhart [...] et de Laurence Reinhart » originaire d’Alsace. Son père Jean-Eugène Weiss travestit son nom pour échapper à la conscription5. L’enfant fait partie d’une famille de Sinti nomades habitués à traverser l’Europe de part en part. Il est principalement élevé par sa mère Laurence dite « Négros » et passe donc sa jeunesse à voyager en France, en Italie ou en Algérie pour fuir la Première Guerre mondiale avant que sa famille ne se fixe finalement à Paris, d’abord sur les fortif’, la Zone mal famée jouxtant la porte de Choisy, puis à la porte d’Italie. Personne ne sait d’où lui vient son prénom Django qui signifie « je réveille »(wiki)
    Ce que ne dit pas wiki c’est que la roulotte de ses parents était à Aubagne quand il a été conçu. Ce qui fait de lui un Provençal-manouche. Avant de passer à la guitare il jouait du jazz avec un pipeau et un tambourin.
  • mickeylange
    13/08/2014 à 11:16
    François Gérard Georges Nicolas Hollande naît le 12 août 1954 à Rouen en Seine-Inférieure. Il est le fils cadet de Georges Gustave Hollande, catholique, né le 9 mai 1923 à Cognac, médecin ORL, candidat perdant sur une liste d’extrême droite aux élections municipales de Rouen en 1959 et de Bois-Guillaume en 1965 Sa mère, Nicole Frédérique Marguerite Tribert, catholique de gauche née le 7 septembre 1927 à Vigneux-sur-Seine et décédée le 8 mars 2009 à Cannes, était assistante sociale. Cette dernière figurait en 2008, en dernière position, sur la liste du Parti socialiste pour l’élection municipale de Cannes
    CQFD notre Président est Provençal et pis c’est tout.
  • Paracas
    13/08/2014 à 11:20
    • En réponse à mickeylange #127 le 13/08/2014 à 11:16 :
    • « François Gérard Georges Nicolas Hollande naît le 12 août 1954 à Rouen en Seine-Inférieure. Il est le fils cadet de Georges Gustave Hollande,... »
    😄 !!!!!!!!!!!!!...........
  • Paracas
    13/08/2014 à 12:18
    70 ième anniversaire du débarquement en Provence..........les allemands ont pris le large !!
  • Paracas
    13/08/2014 à 12:54*
    Hé ben dis donc, heureusement qu’y a la Provence pour animer le site............😄
    Ohéééééééé du bateau !.........Vous avez pris le large ??????????
  • DiwanC
    13/08/2014 à 14:03
    • En réponse à Paracas #130 le 13/08/2014 à 12:54* :
    • « Hé ben dis donc, heureusement qu’y a la Provence pour animer le site............😄
      Ohéééééééé du bateau !.........Vous avez pris le large ???... »
    Non ! On fait la sieste ! Pfffff...
  • mickeylange
    13/08/2014 à 14:54
    • En réponse à Paracas #130 le 13/08/2014 à 12:54* :
    • « Hé ben dis donc, heureusement qu’y a la Provence pour animer le site............😄
      Ohéééééééé du bateau !.........Vous avez pris le large ???... »
    Ohéééééééé du bateau !.........Vous avez pris le large ??????????

    Les bateaux en Provence ne prennent pas toujours le large.
    La preuve cette histoire bien connue:
    Histoire authentique de la Sardine qui a bouché le port de Marseille
    et la non moins histoire authentique du fameux,
du sublime Molinari de La Ciotat.
    Imaginez, en 1775, sous le règne de Louis XVI, le vieux port de Marseille ; de gros navires à quai, d’autres croisant au large entre le château d’If et le Fort St Jean. Imaginez les quais encombrés de marchandises : tonneaux de vin de Bandol, de Provence, du Comtat Venaissin…, des fûts d’huile d’olive des Baux ou du haut pays…, des poteries d’Aubagne, des ballots de laine des Alpes…, et aussi les riches soieries d’Orient, les fruits venus d’ailleurs, les bois précieux d’Afrique... Imaginez le soleil du mois de juin qui chauffe les têtes et met le feu dans les cœurs et les gosiers….
    Regardez ces magnifiques bateaux qu’on charge et qu’on décharge : le va et vient des portefaix, les cris des charretiers, la colère des Capitaines, le souci des armateurs… Regardez tout ce petit peuple qui vit du port et sur le port : hommes de peine, ouvriers charpentiers, marins en maraude, pêcheurs de girelles ou de poulpes, demoiselles galantes, partisanes et leurs paniers de poissons, enfants chipeurs d’oranges….mais aussi les bonnets rouges des bagnards de l’Arsenal des galères… Mais regardez aussi les belles dames en habits dorés, les gentilshommes traînant leurs perruques et leurs épées, les commis de négoce et les ecclésiastiques à larges chapeaux ….
    Remontez La Canebière, vous y rencontrerez des entrepôts, des remises, des écuries, des tavernes, des accueillantes maisons à lanternes rouges, des églises pour la rémission de vos pêchers… Dans ce Marseille, toutes les langues se mélangent, on se parle en provençal, on se dispute en sicilien, on fait des affaires en grec, on marchande en arabe, on négocie en catalan …, dans une odeur de fruit, de poisson, de crottin de cheval, de thym et de lavande ! Bref, vous avez Marseille à vos pieds !
    Un personnage important pèse sur la ville, les consuls de la mairie, le gouverneur, l’archevêque lui rendent les honneurs qu’il convient à son rang et ne peuvent enfreindre les désirs et les ordres de ce si puissant seigneur ! En fait, il commande à toute la ville ! Ministre de la Marine au Conseil du Roi, Monsieur le Comte de Sartines est aussi le plus puissant armateur de Barcelone à Gênes. En toute modestie, le fleuron de sa flotte, un magnifique navire marchand, a été baptisé le « de Sartines ». Il est si beau et si imposant que même les pirates barbaresques n’osent l’attaquer ! Cette merveille est commandée par le Chevalier de Peil (poisson en provençal), solide officier très expérimenté, bien connu sur toutes les côtes de la Méditerranée.
    Ce mardi du mois de mai 1775, les cales du navire sont remplies à ras bords de marchandises à destination de Constantinople. Le départ est prévu pour le lendemain à l’aube et l’équipage consigné depuis la veille est déjà aux ordres. Le mardi soir, un violent mistral se lève, l’orientation de la passe entre les Forts St Nicolas et St Jean empêche toute manœuvre de sortie. Il faut attendre …, et calmer l’équipage. Le vent souffle en tempête pendant 3 jours. Le samedi matin, enfin le vent tombe mais la mer reste grosse, très grosse. Le Capitaine et son Bosco, très sûrs de leurs talents de manœuvriers, décident de la sortie. Le navire sort tout doucement de son appontement et se présente devant la passe…..Au droit de St Nicolas, une première vague met le bâtiment en travers, la seconde le couche et la troisième l’envoie par le fond. De la merveille flottante il ne reste plus que le bout des mâts émergeant au dessus des flots. Pas de victime, tout le monde rejoint les quais sous les lazzis de la foule.
    Tout Marseille s’esclaffe, se raconte l’affaire, brode autour du naufrage; bref, même les paysans d’Allauch et de Plan de Cuques en route pour le marché d’Aubagne se moquent allègrement de ces fichus marins. Tout Marseille rit…..mais pas trop longtemps. Le « de Sartines » bouche bien l’entrée du port ! Impossible d’y entrer et encore moins d’en sortir. Marseille est en panne ! Toute la bonne ville bruisse de cet événement, le bruit court comme une balle de mousquet : le « de Sartines a bouché le port », le « de Sartine a bouché le port », le « de Sartine et le Peil ont bouché le port » ! et bientôt, comme de bien entendu, pour des oreilles non averties, « le poisson et la sardine ont bouché le port », puis tout bonnement « la sardine a bouché le port » ! La rumeur enfle, court, se transforme, envahit bientôt toute la Provence, puis le Languedoc voisin et bientôt même le Dauphiné et le Lyonnais. Encore quelques jours et la France se moque de ces braves méridionaux beaux parleurs mais médiocres marins.
    Mais la galéjade et les fariboles n’ont qu’un temps : plus de bateaux, plus de travail, plus d’argent, plus de pain ! Le peuple gronde ! Le peuple a faim ! Les bourgeois, les notables, les syndics ont beau faire donner des messes à l’église des Accoules ou à l’église St Laurent……Le bateau bouche toujours le port. La « sardine » bouche vraiment l’entrée du port ! Marseille est prête pour la révolte et manifeste bruyamment ; de leurs bastides aixoises les autorités font bien distribuer du pain, du poisson séché, quelques livres de pois chiches…..le peuple gronde de plus en plus fort. On fait manœuvrer quelques régiments venus du Dauphiné, l’Archevêque fait faire de belles homélies …, rien n’y fait, la disette s’installe avec le désordre.
    Bien sûr, les services de l’Etat et M. de Sartines ont bien compris qu’il fallait renflouer le bateau; mais comment ? Paris envoie en urgence ses meilleurs ingénieurs, mais il faut 10 bons jours pour venir de Paris avec tout le matériel…, et en attendant…, la ville a faim ! Les ingénieurs parisiens se montrent, bientôt, incapables de résoudre le problème, d’ailleurs tout le monde s’en mêle : le Roi, les Ministres, le Gouverneur, l’Abbé de St Victor……Rien ne sort de ces interminables palabres ! De guerre lasse, on s’en va quérir des ingénieurs à Barcelone, puis à Gênes et même en Turquie…..Rien, pas de solution, « la sardine » empêche tout mouvement de navire….Et le peuple gronde de plus en plus et a de plus en plus faim.
    Une rumeur commence, piano piano, à courir et à se répandre sur le Vieux Port : « faù ana cerca Molinàri », « faù ana cerca Molinàri » , « faù ana cerca Molinàri a La Cieuta » (il faut aller chercher Molinari à La Ciotat). Les autorités tergiversent encore ! Pensez donc, ce Molinari n’est qu’un petit charpentier de marine, patron d’un petit chantier naval dans la bonne ville de La Ciotat, tisseur de voile et quelquefois fondeur d’ancre de marine. D’ailleurs, les gens de la région l’appelaient « le marchand d’ancre ». Il a aussi la réputation, entre Marseille et Toulon, de génial inventeur jamais à court d’innovation … Mais les grands personnages hésitent à faire appel à cet artisan que la vox populi réclame si fort. Le peuple, désoeuvré et sans un liard, a faim, des émeutiers ont mis le feu à quelques belles demeures du côté du quartier Ste Anne ……La haute société commence à avoir peur, mais tergiverse toujours !
    Pensez donc ce Molinari n’est qu’un artisan presque analphabète, qu’a-il fait d’autre que de construire que des pointus et des tartanes ? Il n’est même pas bourgeois et puis c’est un gavot de l’Ubaye, il ne parle que le provençal des montagnes et si nous le sollicitons, combien cela va nous coûter ? Mais l’idée fait peu à peu son chemin, il est, enfin, fait appel à ce Molinari. Ce n’a pas chose aisée, Marseille est à 6 lieues de La Ciotat, les marseillais ne sont pas des clients faciles, et puis Marseille pour un ciotaden ……. les bons gros Louis d’or ont un effet salutaire sur les réticences du charpentier.
    Venu à pied d’œuvre, Molinari évalue rapidement la situation, demande aux Syndic de lui fournir 5000 cochons qu’il tue immédiatement pour récupérer les « bouffigues » (les vessies, en provençal). Prestement, il invite, 5000 marseillais à venir sur le port munis de longs tuyaux de cannes (les roseaux de Provence), face à cette pauvre sardine qui bouche toujours le port ! Des plongeurs courageux placent astucieusement dans le bateau les 5000 bouffigues et Molinari, tel un chef d’orchestre, demande au 5000 marseillais de souffler en cadence pour gonfler les vessies de porc ! Miracle sans nom, le bateau commence à tressaillir, puis à bouger, on voit les 3 mâts qui montent peu à peu vers le ciel, puis petit à petit le navire émerge des flots ! Le pari était gagné ! Le commerce peut reprendre et le pain revenir ! Le peuple exulte, le peuple n’a déjà plus faim ! La fête est immense, Molinari fait marseillais d’honneur…. retourne vite à La Ciotat où d’autres exploits l’attendent.
    Telle est la (presque) véritable histoire de cette sardine qui a bouché le port et du non moins célèbre Molinari; elle m’a été racontée par ma grand-mère, née en 1890 à la Seyne/mer, et qui la tenait, elle même de son aïeule. Mais mon histoire ne serait pas assez belle si elle se terminait ainsi. Nous les provençaux, lorsqu’on ne peut résoudre un problème ou une difficulté , il nous vient toujours cet expression « faù ana cerca Molinari » et il m’arrivait lorsque mon patron me demandait quelque chose d’impossible de m’écrier, devant mes collègues ébahis, « il va falloir encore aller chercher Molinari ! ». Mon petit conte ne s’arrête pas encore. Vous me le pardonnerez. C’est Molinari qui a aussi construit le Pont du Gard, les arènes de Nîmes, Notre Dame de la Garde, le viaduc du TGV de Ventabren et l’Airbus A380 !
    « se non è vero, è ben trovato »
    Daniel Dadone
  • Paracas
    13/08/2014 à 15:13
    • En réponse à DiwanC #131 le 13/08/2014 à 14:03 :
    • « Non ! On fait la sieste ! Pfffff... »
    La sieste c’est en Provence qu’on la fait !.........Les fainéants c’est nous !!
    Vous z’allez pas nous prendre ça aussi, non ?.........
  • Paracas
    13/08/2014 à 15:14
    • En réponse à mickeylange #132 le 13/08/2014 à 14:54 :
    • « Ohéééééééé du bateau !.........Vous avez pris le large ??????????
      Les bateaux en Provence ne prennent pas toujours le large.
      La preuve cett... »
    hé ben, je te dis pas la facture d’encre !.......Bon, là j’ai pas le temps, je lis ça ce soir à tête reposée.......
  • gerard5253
    13/08/2014 à 16:26
    • En réponse à mickeylange #132 le 13/08/2014 à 14:54 :
    • « Ohéééééééé du bateau !.........Vous avez pris le large ??????????
      Les bateaux en Provence ne prennent pas toujours le large.
      La preuve cett... »
    Enfin une histoire qui nous ramène en Bretagne.
    Je l’ai ouïe de mes propres yeux sous la plume de Jean-François Parot . Dans ses romans le herault héros un certain Nicolas Leflock est au service du sieur Sartine et il nous conte cette histoire mais de manière plus concise. Enfin brest bref pour en revenir à la Bretagne Le Flock est de Guérande c’est pas un petit Fabre du Languedoc ou de Provence
  • DiwanC
    13/08/2014 à 17:00
    • En réponse à Paracas #133 le 13/08/2014 à 15:13 :
    • « La sieste c’est en Provence qu’on la fait !.........Les fainéants c’est nous !!
      Vous z’allez pas nous prendre ça aussi, non ?............ »
    Les fainéants c’est nous !!

    Pristi ! Si on avait simplement laissé supposer que dans le Midi, c’est "aujourd’hui peut-être ou alors demain", on s’en serait tant pris dans les oreilles, que même les Saints du Paradis seraient devenus sourds !
    Car faut voir ! si on ose - timidement et avec respect - prétendre qu’un de Provence est allé promener ses pénates un peu plus haut dans le Nord, là où tout n’est que brouillard, blizzard et froidure… à Paris par exemple… et qu’il y a connu une gloire qu’on lui refusait là-bas où il fait si chaud que même le mistral transpire… si on ose ça, on nous menace des pires tourments dont un avant-goût est l’aïoli au p’tit déj.
    Si on tente de s’alanguir dans un petit repos d’après repas, parce que c’est août… que le soleil brillera bien sans nous pendant une petite heure... on nous clarine si fort que la sieste est exclusivement réservée à ceux d’en dessous l’Estérel qu’on a l’impression d’avoir fauté, comme ci on avait volé la statue de la Bonne Mère.
    Y a des moments où je me demande si le Provençal n’est pas un peu excessif, voire un brin intolérant… Mmmmh ?
    Mais allez, vaï !, c’est pour ça qu’on vous aime, nous, les Nordistes d’au-dessus de la Garonne !
    😛
  • DiwanC
    13/08/2014 à 17:15
    • En réponse à gerard5253 #135 le 13/08/2014 à 16:26 :
    • « Enfin une histoire qui nous ramène en Bretagne.
      Je l’ai ouïe de mes propres yeux sous la plume de Jean-François Parot . Dans ses romans le h... »
    Oups ! Quand Bouba va lire ça, il va encore criser ! Tu as chaussé ton armure ?
  • Paracas
    13/08/2014 à 18:48*
    • En réponse à DiwanC #136 le 13/08/2014 à 17:00 :
    • « Les fainéants c’est nous !!
      Pristi ! Si on avait simplement laissé supposer que dans le Midi, c’est "aujourd’hui peut-être ou alors demain... »
    C’est pas faux ce que tu dis, c’est pas faux.........🙂
    Hé voui que veux tu, nous z’ôtres Provençaux sommes excessifs comme tous les latins, c’est ce qui fait notre charme.......
    Mais toute cette forfanterie est bon enfant, faut prendre tout ça sur le ton de la galéjade.........
  • Paracas
    13/08/2014 à 18:52
    • En réponse à DiwanC #137 le 13/08/2014 à 17:15 :
    • « Oups ! Quand Bouba va lire ça, il va encore criser ! Tu as chaussé ton armure ? »
    Je suis l’insulté, j’ai le choix des armes........
    Je choisis l’aioli à l’huile d’olive......
    Gégé, je t’attends sur le pré demain à l’aube avec ton mortier et ton pilon. le premier qui fait caguer son aioli a perdu.......
  • gerard5253
    13/08/2014 à 19:23*
    • En réponse à Paracas #139 le 13/08/2014 à 18:52 :
    • « Je suis l’insulté, j’ai le choix des armes........
      Je choisis l’aioli à l’huile d’olive......
      Gégé, je t’attends sur le pré demain à l’aube... »
    Alorsse là j’t ’attend j’ai une arme secrète: mon beau-père un Catalan pur jus un vrai né du coté de Gérone outre Pyrénées pas un Roussillonnais.
    A l’époque pour la fête du Poble il montait l’aïoli ou plus exactement l’all i oli pour tout le village avec en guise de mortier un vieux bénitier et juste un peu de sel, de l’ail , de l’huile d’olive et pis c’est tout. A nan faut aussi beaucoup d’huile de coude pasqu’ une émulsion avec 7 ou 8 litre d’huile faut pas être manchot pour la monter .
    Té en piece jointe je met la recette de Mistral (le Cousinié Macàri) l’icone au classe y met quand même du citron et de la flotte un barbare.cette page