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Expressio, le dictionnaire des expressions françaises décortiquées, est une encyclopédie des expressions et locutions qui propose l'histoire, l'origine ou l'étymogie des expressions françaises suivantes :
« N'en pouvoir mais »
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Vous serez informé chaque jour ou chaque semaine (selon votre choix) des nouvelles parutions et vous pourrez participer au forum lié à chaque expression Et pour tout savoir sur expressio (quoi, pourquoi, qui, comment, combien...), utilisez le lien Foire Aux Questions dans le menu à gauche. Expression du mardi 22 décembre 2009 Les informations de base de ce site sont issues des sources listées dans la page 'Bibliographie' ![]() « Tirer sa révérence » ![]() S'en aller Abandonner, renoncer Au XIIe siècle, la révérence désigne d'abord un grand respect, parfois mêlé de crainte (on pouvait s'adresser à quelqu'un de haut placé avec révérence). Par extension, c'est devenu, au milieu du XIVe siècle, le salut cérémonieux qui était la marque de ce respect, adressé aux personnes de rang supérieur ou aux autorités ecclésiastiques. C'est ensuite devenu un geste de civilité, principalement réservé aux femmes, pour saluer une autre personne ou pour prendre congé. Et c'est d'après ce dernier usage que tirer sa révérence est apparu au début du XVIIIe siècle pour dire d'une personne qu'elle s'en va, mais sans qu'on se préoccupe de savoir s'il y a eu ou pas le salut du même nom. Sur ce, certains curieux vont se demander : "mais pourquoi avoir utilisé le verbe 'tirer' dans cette expression ?" Simplement parce qu'à l'époque où le salut cérémonieux était pratiqué, à la cour par exemple, "tirer le pied" avait le sens de "porter son pied en arrière pour saluer" ; le 'tirer' vers l'arrière permettait donc d'enclencher la révérence. On emploie aujourd'hui cette locution de différentes manières, soit avec une certaine ironie, lorsque quelqu'un ayant quelque chose à se reprocher s'est éclipsé, soit avec peine ou respect, lorsqu'une personne connue vient de décéder, par exemple, soit avec regret ou dépit lorsque quelqu'un abandonne ou renonce à quelque chose. Cette publicité vous ennuie ? Pour la faire disparaître, inscrivez-vous, c'est gratuit !
![]() « (…) vous bourriez une petite valise et vous nous tiriez la révérence : vous repartiez chez vous, dans vos patelins. » Georges Duhamel - Récits des temps de guerre - 1949 « (…) il était insaisissable. On croyait l'avoir pipé, le tenir dans un bon filet, et il glissait entre les mailles. Il tirait sa révérence et chantait le chant du départ. » Georges Duhamel - Inventaire de l'abîme - 1944 « (…) j'aurais, certainement, tiré ma révérence au prix Nobel si, pour l'obtenir, il m'avait fallu rien renier. » André Gide - Journal - 1947 ![]() [ Pas de compléments pour cette expression ]
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Forum de discussion autour de l'expression - Mode d'emploi - Nombre de commentaires : 87
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Bonjour à toutes et à tous.
Un salut tout particulier à kim-chee et cotentine, elles sauront pourquoi ! [ Modifié le 22/12/2009 à 00:25:48 ]
Et voilà le résultat ... de la recherche sur Google de livres contenant Tirer sa révérence, en affichage complet.
Il y en a peu, et certains sont en doublons. Choisissez votre bonheur ! cette page
Tirer sa révérence pour casser sa pipe:
On s'incline devant le sort, on s'efface devant la vie... Une locution qui devrait tomber en désuétude, L'Église et l'aristocratie s'étant totalement discreditées, il n'y a plus rien à réverer, plus personne ne devrait avoir de raison de se courber et de s'effacer [ Modifié le 22/12/2009 à 01:41:55 ]
Je tire ma révérence,
Et m'en vais au hasard, Sur les routes de France, De France et de Navarre... Jean Sablon voir cette page
Touvé sur un site "adminet" inconnu. Je ne sais pas si c'est du lard ou du cochon !
L’heure de tirer sa révérence « Moïse posa ses mains sur lui ... » (Deutéronome 34.9) Il est difficile d’envisager certaines situations avec sérénité. Tirer sa révérence et laisser à d’autres les responsabilités qui ont été les nôtres n’est jamais chose facile... Pendant quarante ans Moise avait rêvé d’être l’homme qui conduirait le peuple d’Israël à la conquête de la Terre Promise, mais Dieu en avait décidé autrement. Cette responsabilité incomberait à Josué, le successeur de Moïse. Comment a-t-il réagi lorsque Dieu lui a ordonné de passer le bâton de commandement à son jeune assistant ? Avec beaucoup de grâce et de dignité : « Josué était plein de l’Esprit de sagesse car Moïse avait posé ses mains sur lui. Les enfants d’Israël lui obéirent et se conformèrent aux ordres que l’Etemel avait donnés à Moïse... Pourquoi cela ? Parce que Moïse avait posé ses mains sur Josué, l’avait béni et l’avait investi de sa mission divine. Ce faisant Moïse nous donne l’exemple d’un chef accompli qui n’a jamais été plus grand qu’au moment de son départ...Est-ce facile de l'imiter ? Certainement pas ! Nous refusons de le faire ! - 1 - Par peur de perdre la sécurité d’un emploi bien établi. « Mais que vais-je faire ensuite ? » - 2 - Par peur de nous retrouver sans aucune responsabilité. « Moi prendre ma retraite ? Vous n’y pensez pas ! » - 3 - Par peur du changement : « Je me sens si confortable pourquoi changer ? » - 4 - Par peur de perdre notre raison d’exister. « Cet emploi est le centre de ma vie " - 5 - Par manque de confiance envers les autres « Mais qui donc peut me remplacer - - 6 - Par amour pour l’emploi occupé « J’aime tant assumer ces responsabilités et travailler avec les gens qui m’entourent » - 7 - Par peur de perdre ce pour lequel on a tant investi "J’ai trop donné de moi-même pour tout quitter aujourd’hui" Comment réagir dans une telle situation ? La parole est aux vieillards libidineux, s'il leur reste un peu de mémoire, ainsi qu'aux jeunes retraités... [ Modifié le 22/12/2009 à 07:41:57 ]
Dans Le Bouquet des expressions imagées, sous le chapitre Partir, Duneton fait un tir groupé sans aucun commentaire :
"XVIIIe Tirer sa révérence . lever le camp . lever l'ancre" De là à penser que l'expression du jour aurait une origine maritime, ... Vous avez dit "la trirème de Noël est plus belle que celle des jours normaux"
Si haut que l'on soit placé on n'est jamais assis que sur son cul a dit Montaigne alors fi des révérences, elles sont le symbole de la servilité !!!!!!!!!!!!
Preferio morir de pie que vivir siempre arodillado....... (E."Che" Guevara") [ Modifié le 22/12/2009 à 08:18:41 ]
Mi tambièn mais si l'on pouvait révérer à genoux, ce n'est pas la meilleure position de jambes pour faire une révérence, à moins de se ridiculiser ! Tirer sa révérence peut aussi caricaturer une élégante façon de partir. Regarde Cartouche ce soir : je suis bien sûre qu'il saura saluer avec toute la provocation, l'humour et la grâce qu'il devait avoir la noblesse "de sang" qu'il croisait. Enfin, c'est comme ça que Bébel nous le jouait...
Dis-moi, spéléologue livresque de ce merrrveilleux site : le préfixe ré- indiquant une ré-pétition, que signifierait le radical "vérer" dont serait dérivé le mot "révérence" ? Je te laisse à tes recherches, fécondes j'espère. J'ai de la pâtisserie en route et plein de rendez-vous de mon petit-fils à honorer. Belle journée à toutes et tous !
Ben zut, j'ai laissé filer Sa Révérence... un coup en moins !
Y en a d'autres qui ont bien les bas qui filent ...
![]()
Vieillard ne suis point. Libi, dis, noeud, reste poli, Je ne le suis non plus. Jeune retraité encore moins.
Mais jeune futur retraité, cela, je le confesse. Encore une grosse année, et puis, zou... ![]() Et c'est vrai, ma foi, que préparer sa retraite n'est pas toujours aisé. Non pas vraiment parce que l'on est irremplacable. Cela, tout le monde devrait le savoir, mais il n'y a que nous pour en être convaincus... Non, sérieusement, c'est plutôt parce qu'il n'est pas toujours facile de refiler toute son expérience et son savoir. Parce que les employeurs n'engagent pas les futurs successeurs suffisament à temps pour cela. Cela prend beaucoup de temps de former quelqu'un. Et c'est bien cela qui manque le plus: le temps. Et puis, il y a toujours les jeunes loups/louves qui veulent prendre votre place, et plus vite que cela, alors que vous y êtes encore... Donc, il faut savoir donner, mais il faut aussi savoir doser, pour ne pas se rendre inutile trop tôt... Il n'est point simple, de bien tirer sa révérence. Elle pourrait devenir une rave-errance... [ Modifié le 22/12/2009 à 13:34:44 ]
pour moi, tirer sa révérence, c'est d'abord partir volontairement : en prenant le temps de le signaler, et de soigner son départ.
Il y a ensuite une idée de panache : c'est la sortie du comédien. La sortie par la grande porte, pas par l'escalier de service.
je n'entends pas Jean Sablon sur ta page, alors je préfère te tirer ma référence (cette page )
Ceux qui ont regardé le bourgeois gentilhomme, dimanche, dans une adaptation, il me semble pas très fidèle, ont pu apprendre à faire une révérence avec panache. C'était quand même divertissant. Je tire ma révérence pour aller faire des courses.
Comment ne pas penser à Cyrano tirant sa révérence !
CYRANO Que je pactise ? Jamais, jamais ! -Ah ! te voilà, toi, la Sottise ! - Je sais bien qu'à la fin vous me mettrez à bas ; N'importe je me bats ! je me bats ! je me bats ! Il fait des moulinets immenses et s'arrête haletant. Oui, vous m'arrachez tout, le laurier et la rose ! Arrachez ! Il y a malgré vous quelque chose Que j'emporte, et ce soir, quand j'entrerai chez Dieu, Mon salut balaiera largement le seuil bleu, Quelque chose que sans un pli, sans une tache, J'emporte malgré vous, Il s'élance l'épée haute. et c'est... L'épée s'échappe de ses mains, il chancelle, tombe dans les bras de Le Bret et de Ragueneau. ROXANE se penchant sur lui et lui baisant le front C'est ?... CYRANO Mon panache
Moi j'erre en rêvant, d'où mon rêve errance, mon Révérand.
La révérence n'est pas que de la servilité, ça peut aussi être ironique. En tout cas tirer sa révérence c'est toujours aussi bien que de "tirer sa crampe" qui a aussi un sens de s'en aller cette page , et il y a plus d'élégance dans le geste ... (Il ne s'agit pas de L'élégance du Hérisson qui est un très beau livre de Muriel Barbery, mais c'est élégant quand même) [ Modifié le 22/12/2009 à 12:22:15 ]
hello tout le monde
je tire ma révérence , pour ne pas avoir compris le message qui m'est destiné ....
On peut aussi citer ce superbe texte de Véronique Sanson à cette page
Quand on voit ce qu'on voit,
que l'on entend ce qu'on entend et que l'on sait ce que qu'on sait, on a raison de penser ce qu'on pense et de tirer sa révérence Pierre Dac ...?
Merci pour le "compliment", mais je suis maintenant de moins en moins livresque (plus de place) et de plus en plus Googlesque, en attendant qu'un Certain Amiral m'ouvre encore d'autres horizons.
AVANT DE CHERCHER : je ne suis pas sûr que ré- indique ici la répétition . Mais ça vaut le coup de chercher. Belle journée avec ton petit-fils ! J'ai un petit-fils moi-aussi, mais il habite avec ses parents chez les albionnais perfides. Je le vois en principe le 26/12... si le climat lui permet de rejoindre la douce France ! Ce jour-là, pour changer, vous ne me verrez pas beaucoup sur expressio !
pour moi, tirer sa révérence, c'est d'abord partir volontairement : en prenant le temps de le signaler, et de soigner son départ. Il arrive que, parfois, un proche nous tire sa révérence involontairement en n'étant pas encore décidé à décéder ... faisant encore maints projets et la camarde, cette faucheuse n'en a cure et par une belle journée ensoleillée, elle vous prive de votre raison de vivre ! ![]()
Chirstian ne faisant pas les mêmes rêves que moi (#15), j'écris quand même ce à quoi j'avais pensé:
Si le rêve est rance, il faut tirer un trait dessus. ![]()
Tirer sa révérence, c'est ce que fait le révérend le soir quand il se couche dans le lit de sa femme.
Attention à ne pas faire brûler ton gâteau !
Voici le 1er stade de mes trouvailles : famille des mots qui tournent autour du verbe latin reveor, revereri (voir vers le milieu, en gras), qui est l'étymologie du verbe français révérer. Tu as eu à 11:17 le premier jet, brut de copie. Voici le "digest", sur les conseils lumineux de chirstian ( #41) Source : Gaffiot numérisé # rĕvĕrens, entis : part. prés. de revereor. - 1 - qui appréhende, qui craint. - 2 - qui vénère, qui révère, respectueux. - 3 - Prop. modeste, pudique. - 4 - Flor. qui inspire le respect, vénérable, respectable, auguste # rĕvĕrentĕr, adv. : avec déférence, avec respect, respectueusement. # rĕvĕrentĭa, ae, f. : - 1 - crainte, timidité. - 2 - crainte respectueuse, respect, déférence, révérence. - 3 - égard, intérêt, sollicitude, ménagements, considération. - 4 - pudeur, retenue, honte # rĕvĕrĕor, ēri , vĕrĭtus sum : - tr. - 1 - éprouver une crainte profonde (par respect, par pudeur, par scrupule), appréhender, redouter. - 2 - respecter profondément, révérer, vénérer, avoir de la déférence, de la considération, des égards pour; tenir compte de (par respect). [ Modifié le 22/12/2009 à 15:55:50 ]
Si c'est du vécu, c'est effectivement bien triste et dommage.
maints projets et la camarde : Je n'en saisi pas le sens, peux-tu éclairer ma lanterne s'il te plait ? [ Modifié le 22/12/2009 à 11:53:05 ]
Bonjour, et désolé, comme LeboDan, si ça t'évoque des mauvais souvenirs. A nos âges, nous en avons tous.
Raison de plus pour philosophie garder, et je vais passer quelques minutes à vous recopier des "mots de la fin" célèbres. Partir sur un bon mot, c'est une façon hyper-élégante de TIRER SA REVERENCE. L'ouvrage dans lequel je pioche a un classement par catégories de morts célèbres. Comme il y en a 5 pages, je ne prends que ceux qui m'interpellent le plus, sinon je ne sais plus qui va dire que je suis payé à la ligne ! Les puissants Louis XIV, à Mme de Maintenon : "Madame, j'espère vous revoir bientôt dans l'éternité" E. Thurlow : "Que je sois pendu si je ne suis pas en train de mourir !" Clémenceau . Il dit à son médecin : - Pour mon enterrement, je veux le strict nécessaire - Qu'entendez-vous par le strict nécessaire ? - Moi ! Les écrivains Rabelais : "Tirez le rideau. La farce est finie" Père Boubours, jésuite et grammairien : "Je m'en vais ou je m'en vas, car l'un ou l'autre se dit ou l'un et l'autre se disent" Brillat-Savarin, mort à la veille de Noël " Je vais avoir un Dies Irae aux truffes" Kafka : -Son médecin : "Ne craignez rien, je ne m'en vais pas ! -Kafka : Moi, si ! Je m'en vais ! Les peintres Watteau : "Otez-moi ce crucifix ! Comment un artiste a-t-il pu rendre aussi mal les traits de Dieu !" Dufy, mort à midi alors que le soleil inondait sa chambre : "Pourquoi a-t-on éteint la lumière ?" Les musiciens Rameau : "Que diable me chantez-vous là, M. le curé, vous avez la voix fausse !" Berlioz : "Enfin ! On va maintenant jouer ma musique !" Les comédiens Molière, mort sur scène : "Juro ! " Mounet-Sully "Mourir, c'est difficile quand il n'y pas de public !" L'industriel Rizzoli : "Mais je ne peux pas mourir ! Je suis l'homme le plus riche d'Europe !" Note de Gagnière, à qui je dois, entre autres, ce recueil : "La plupart de ces "mots de la fin" sont apocryphes, souvent inventés par un entourage de parfaire jusqu'au sublime la statue du héros" . [ Modifié le 22/12/2009 à 12:31:57 ]
C'est vrai aussi,Vive la contestation irrévérencieuse et la désobéissance civique !!
De là à penser que l'expression du jour aurait une origine maritime, ... Manque de conviction manifeste dans les propos, réclamation indue : collé samedi ! ...la trirème de Noël est plus belle que celle des jours normaux... ![]()
J'ai trouvé un commentaire à ce sujet :
Désobéissance civile ou civique ? Existe-t–il, oui on non, une ou plusieurs différences sémantiques entre « désobéissance civile » et « désobéissance civique » ? Le débat a tendance à susciter de plus en plus d’échos. Il n’est pas qu’académique tant il est vrai qu’il est relatif à la logique même de la non-violence....... Pour ceux qui veulent lire la suite, voir à cette page
![]() Pourquoi une telle expression au moment où on a tellement envie de rencontres... ![]() [ Modifié le 22/12/2009 à 13:15:30 ]
Si j'ai bien tout suivi le laïus de God, l'âne qui tire son pied en arrière pour te le coller dans la tronche, il te tire sa révérence, alors ?
Citation moins connue de Pierre de Coubertin :
"Le succès n'est pas un but, mais un moyen de viser plus haut" Cité par deLassus-Le bon joueur
"A force de viser toujours plus haut, on finit par être transpercé par la flèche qu'on tire".
de Lao-Tseus
Désolé si je brûle la politesse à cotentine !
Source Dictionnaire de l'Argot numérisé : cette page D'après le TLFI, on appelle la Mort camarde parce qu'on la représente en général sans nez.
"L'échec est le fondement de la réussite"
Lao Tseu
C'est même tellement vrai qu'un "expert" est quelqu'un ayant passé sa vie à se tromper beaucoup plus que le commun des mortels.
Dès qu'on veut me vendre (ou simplement me vanter) les qualités d'expertise d'un officiant en quoi que ce soit, je prédis des catastrophes imminentes. Sans jamais me tromper... J'ai un don de God ! De 12...
Il arrive que, parfois, un proche nous tire sa révérence involontairement certes, et c'est bien triste. J'espère que je ne ravive pas des souvenirs trop récents et trop cruels , avec des réflexions sémantiques. Mais pour moi, il y a dans l'expression une idée d'acte volontaire. Sans doute parce que "faire une révérence" demande une volonté, une certaine mise en scène : bref un effort particulier. Il ne me viendrait pas à l'idée de l'utiliser pour quelqu'un qui succombe sur son lit d'hôpital, à la suite d'une longue agonie, par exemple.Accessoirement, je n'utilise pas non plus l'expression dans les sens de "renoncer ou abandonner" que cite aussi God.
je n'ai pas trouvé un verbe veor, vevereri. pourquoi en chercher un ? Revereor vient de vereor : respecter, craindre , avec une insistance marquée par le préfixe.
C'est 1er jet, brut de copie, je peux si tu veux le raccourcir en supprimant les citations. C'est vous qui choisissez ! s'il ne tenait qu'à moi, je te conseillerais effectivement d'alléger ! Mais chacun est libre de s'exprimer comme il le souhaite : c'est à toi de décider de la forme de tes interventions. Une remarque pourtant -si tu veux bien me la permettre, en toute amitié - : la différence entre Google et une bibliothèque digne de ce nom, c'est l'absence de choix. Tout le travail d'analyse, de classification et de sélection se trouve sacrifié, au profit de l'inventorisation (probablement pas français, ce terme!) extrême. 12 millions de résultats ici, 48 milliards là ... C'est parfaitement inutilisable. Et comme les documents cités ont rarement été conçus pour un accès direct à cette page, ils ne sont jamais référencés : tu lis des dizaines de textes juridiques sans comprendre dans quel pays ils s'appliquent , ni s'ils sont encore d'actualité ! Que tu prennes plaisir à lancer une recherche appliquée à l'expression, je le comprends bien. Mais il me semble que l'intérêt pour nous ne peut résulter que de l'analyse que tu en fais ensuite et dont tu nous communiques seulement la substantifique moelle. Pas du matériau "brut de béton". Bon : encore une fois, je n'ai aucune autorité ici, et je ne te donne donc que mon avis très personnel -conscient que si je suivais moi-même l'avis des autres, il y a longtemps que j'aurais cessé d'écrire ici ! ![]()
hé oui, nous avions des projets pour encore bien des années, mais la mort m'a volé, par surprise, mon tendre compagnon et c'est le 1er mot qui m'est venu à l'esprit ... n'ayant pu faire un pied de nez à cette "camarde" cette page que Brassens chante ...
Suis-je bête ! Moi qui eus pendant mes 6 ans de latin au lycée le 1er prix chaque année (authentique, et en toute modestie) !
Simplement parce que les autres étaient nuls ! Je réponds de suite au # 41
Tu as tout à fait raison.
1) J'allège de suite le # 26. Je manquais de temps pour le faire tout à l'heure (eh oui, je ne passe pas TOUTE la journée sur expressio !) Fait à 15:50 heure humaine 2) La "recherche avancée" est un joujou très récent, que TU m'as fait découvrir. Comme pour tous les jouets, je m'y suis précipité et y ai passé des heures, en abusant de "cette page". Comme pour tous les jouets, je me lasserai...avant que vous me le confisquiez ! [ Modifié le 22/12/2009 à 15:59:34 ]
On se prend la flèche dans le fondement à force de viser plus haut ?
J'ai du mal à suivre.
Il y a dans Le Bouquet... de Duneton et Claval, une curieuse expression :
REVERENCE A CUL OUVERT Voici ce qui est écrit par Duneton : "Le mot salut serait plus exact, mais révérence est l'expression accoutumée. C'est une rigoureuse observation des lois de la physiologie a conduit les Lyonnais à donner ce nom à un profond salut, qui'il s'adresse à un monsieur ou à une dame, il n'importe..." Duneton a trouvé cette expression dans le Littré de la Grand'Côte, par Nizier du Puitspelu, (1894), recueil de "lyonnaiseries", sur le parler de Lyon. [ Modifié le 22/12/2009 à 15:44:24 ]
Citation parfaitement apocryphe de Coubertin :
Il faut aussi dire ses doutes Et les poser dans d'autres mains Pour aller plus haut, aller plus haut Et dessiner des souvenirs Aller plus haut, aller plus haut Et croire encore à l'avenir
En argot des malfrats, tirer sa révérence signifie pourtant bien défuncter. Et en général dans un lit, ce qui est rare dans cette profession, de Marseille à la Corse ou de Naples à Palerme, remarque bien. Mais il n'y a aucun malfrat ici, donc ce sens est nécessairement peu usité sur Expressio.
Si je prends la flèche de Lao Tseu et Elpepe réunis dans le fondement, c'est sans doute que je précède plus que je ne suis !
Est-ce qu'un tir-ailleur peut tirer sa référence ???
Et un "coup de 42 dans le 67" ???
Donc après la sieste ?
Est-ce la version lyonnaise de cette chanson bien parisienne :
Mont' là-d'sus Mont' là-d'sus Mont' là-d'sus Et tu verras Montmartre Et sois-bien convaincu Qu'tu verras sur'ment kèk chos' de plus Mont' là-d'sus ?
je n'ai aucune autorité ici Quelle modestie toute sélénite ! N'oublie quand même pas que, le vendredi soir en tirant ma révérence pour cause de trucs pas racontables avec BB, je te laisse le carnet de colles sur le bar, que des galopins sévissent ici même le ouiquinde. Que si on les laisse faire, les Expressionautes, ça ose tout ! C'est même à ça qu'on les reconnaît...
L'existence précède l'essence
(Cheikh your Booty)
J'allège de suite le # 26 Et pas le #28 ? ![]()
Une "révérence à cul ouvert", c'est une levrette, une fois ?
InterrHOBBES
En complément de ta réponse à chirstian en #39, voici ce que j'ai trouvé sur le Dictionnaire en ligne de l'argot et du français familier et populaire :
cette page
NON !
Ca m'a pris trop de temps : - de faire une sélection dans mon inestimable bouquin Au bonheur des mots - de tout taper avec mes petits doigts
Un peu, mon neveu !
" Les anciens savaient que la clé des songes est aussi celle de l'équilibre et du bonheur, et recommandaient la pratique de la sieste". [Jacques Chirac] Extrait de l' Eloge de la sieste "La sieste, c'est comme une anesthésie. Tu te réveilles, tu ne sais plus où tu es... C'est un métier, la sieste." [Jacques Dutronc] "On a le droit de tout : de jardiner, d'écouter la radio, de faire l'amour, de faire la sieste, de lire une bande dessinée, avachi dans un fauteuil. Mais la télé, la vraie télé, c'est mal." [Philippe Delerm] " En Provence, le soleil se lève deux fois, le matin et après la sieste". [Yvan Audouard] Et pour l'Amiral : "Le marin se distingue par son aptitude à pratiquer la sieste à toute heure, en tous lieux, par tous les temps. Car ce qui est pris n'est plus à prendre." [Hervé Hamon] Extrait de L'Abeille d'Ouessant [ Modifié le 22/12/2009 à 16:54:01 ]
C'est une "Invitation à la levrette".
Un peu comme Weber a écrit une "Invitation à la valse".
Enfin une parole sensée, qui te vaut la trirème du jour haut la main !
Encore bravo... L'Amiral
Sur le coup, j'ai cru, par un effet d'optique, que cette récompense dont je rève depuis des mois, c'était pour l'invitation à la levrette du #61 !
J'ai eu une de ces peurs ! J'aurais dû dire "merci du fond du fion !" Non, pas la spécialiste de Voltaire-spécialiste de Voltaire ! Pas de bouton rouge non plus !
C'est tout à fait ça.
Tout le monde a pu noter la richesse de la rime : Et tu verras Montmartre Et sois-bien convaincu
Un peu de hors-sujet pour changer, et pour te répondre.
le nom Montmartre vient, selon les historiens, et leur plus ou moins grande religiosité : - de mons martis (mont du dieu Mars) - de mons martyrum (martyre de St Denis) Mon pseudo vient de Roland de Lassus, qui, hasard, est né en 1532 à Mons, mais c'est Mons en Belgique !
Maître Elpépé, sur son mât perché,
Tenait en son bec une trirème. Maître delassus par l'odeur alléché , Lui tint à peu près ce langage : «Et bonjour Monsieur de la marine Que vous êtes joli! que vous me semblez beau! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le phénix des hôtes de ce port A ces mots le Pépé ne se sent pas de joie; Et pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec laisse tomber sa proie. Le renard s'en saisit et dit: "Mon bon Monsieur...... Cette leçon vaut bien une trirème sans doute." Le Pépé honteux..... etc
cette récompense dont je rève depuis des mois, c'était pour l'invitation à la levrette Eh bien, arrête de rêver, comme Filou : je ne suis pas votre homme.Elpépé, l'homme qui aime les femmes qui aiment les hommes
Ah, l'aut' ! Jaloux, va ! De toute façon, je ne suis pas près d'oublier comment tu m'as extorqué ta dernière trirème, la semaine dernière, par un chantage éhonté ! D'ici la fin de l'année, tu vas pouvoir te brosser, t'as le bonjour d'Alfred, bandit ! Escroc ! Aigrefin ! Preneur d'otage ! Terroriste de trirème !
Faut pas jouer avec mon petit cœur sensible, hein ! Que tu lui lances du broumitche pour attraper les allatches, tout de suite y rapplique, putaing cong !
Tu oublies que c'est moi qui les fabrique les trirèmes et pour les fêtes tu pourrais en distribuer un peu plus pour encourager le petit commerce. Je me permet à ce sujet de te rappeler ma dernière facture...
Permets à l'ancien publicitaire que je suis de citer tes sources :
cette page PS Après vérification, il apparaît en bas de page une espèce d'horreur sur un jeu d'argent. Ca , je n'en suis pas responsable. Désolé. Pour voir "ton slogan", il faut descendre un peu l'image. [ Modifié le 22/12/2009 à 18:07:11 ]
Raison de plus pour philosophie garder La philosophie, c'est bien, mais la file_au_logis, c'est pas mal non plus, surtout sur Expressio cette page ![]()
Ouh là là... Je ne suis pas sûr qu'un publiciste soit l'inventeur de la formule, qui me semble bien antérieure... mais j'ai la flemme de chercher ! Car BB m'attend, et ça, c'est quand même une priorité, hmmm ? Alors, je vous tire ma révérence pour ce soir.
Allez : au lit, les mains sur les couvertures, garnements !
God ne t'a pas payé la dernière livraison de trirèmes ? Ah, le cuistre ! Il fait encore jouer les 90 jours fin de mois !
Commencer la célèbre contrib' 69 par "Ah, l'aut' Jaloux, va !... C'est ce qu'on appelle de l'à-propos !
Non, non, pas de deuxième récompense, merci bien beaucoup !
Merci pour cette page. En voici une autre, qui est l'original de la citation de Rollin (Histoire ancienne) :
cette page A propos, notre ami file_au_logis, nous l'avons vu de très bon matin, puis il a disparu : il partait peut-être vraiment "sur les routes de France" ?
Avec un droit de revanche ?
Et la mite au logis ?
Merci pour ce lien. J'aime aussi beaucoup Brassens. J'ai dû attendre ce soir pour visionner la vidéo, n'ayant pas de son sur mon PC au bureau.
Je suis désolé de voir que même sur ce site réservé à ceux qui aiment et savent rire, certains mots nous rappellent la dure réalité de la vie. Je compatis pleinement avec toi, et même si je n'ai pas connu de situation identique, je peux facilement comprendre ce qu'il se passe dans la tête et dans le cœur. Mais la vie ne s'arrête pas pour autant, et il faut aussi savoir vivre pour soi....
Celle-là il faut la chasser, car elle fait des trous dans les bas de laines, et il faut justement sauver les bad'leines cette page
![]() Ca nous ramène d'ailleurs au #11 et à l'intervention de file_au_logis ... La boucle est bouclée !!! [ Modifié le 23/12/2009 à 08:34:10 ]
A propos, notre ami file_au_logis, nous l'avons vu de très bon matin, puis il a disparu : il partait peut-être vraiment "sur les routes de France" ? Non, non, pas de faux espoirs...Je ne suis parti, ni sur les routes de Cécile de France ni sur celles d'Anna Varre. C'est simplement que j'ai eu trè beaucoup énormément à faire - d'une part - et que - d'autre part - vous avez quand même bien meublé, là. C'est vrai, même que quand la spécialiste de Voltaire spécialiste de Voltaire veut se taire, elle arrive qund même à en placer deux, par personnes interposées...
Si c'est de moi dont au sujet duquel tu causes...
Je ne suis que le Sadi de service, qui dédia le permier roman de Voltaire, Zadig, à sa tête de turc, Sheraa. La spécialiste-spécialiste appréciera ce modeste présent. Sur ce, je vous tire ma révérence. Je vous écrirai peu demain, courses de Noël obligent ! Vous me manquerez.
J'en termine.
Voici comment, dans son chef d'oeuvre La Disparition, G. Perec fait tirer sa révérece à son criminel Amaury. "Fatalitas ! murmura Amaury, puis, au bout d'un long instant coi : Mais qu'adviint-il, voulut-il savoir, du duo dont tu voulais garantir l'instruction ? - Durant cinq ans ça n'alla pas trop mal. Mais un jour, j'habitais alors Ajaccio, accompagnant mon duo bambinard dans un jardin public du faubourg, non loin d'un bois, m'imaginant qu'on y courait aucun tracas, j'allai, ayant soif, dans un bar voisin m'offir un jus d'ananas. J'aspirai, savourant, quand tout à coup un cri horriffiant fracassa l'air. J'accourus. La confusion trônait dans l'infantin jardin. J'y vis mamans, nounous, plantons municipaux, s'abîmant dans un hurlant chagrin. Un fait inouï avait fondu sur la population, qu'on nous narra larmoyant, criant, piaulant, tordant son mouchoir : On avait vu sortit du bois un individu maigrichon, grand, portant un calicot biscornu, soufflant dans un mirliton dont il tirait un air pimpant. Aussitôt l'amas d'infants, y compris mon duo, s'agglutina autour du gars qu'il suivit quand il partit au loin, au plus profond du bois. Au bout d'un long instant où chacun paraissait ahuri, on organisa l'inquisition. On pourchassa, on poursuivit. On battit bois puis buissons. On patrouilla, on s"informa partout où l'on put. Mais tout fut vain. Par surcroît, on disait qu'il yavat moult bandits, brigands rançonneurs ou pillards au mitan du maquis, lors n'osat-on trop s'y approfondir. M'accordant aux avis qu'avait la plupart, j'ai cru d'abord qu'il s'agissait d'un hasard, qu'il n'y avait, dans la damnation qui frappait ainsi pa population du parc lui ôtant son constituant virginal, aucun rapport au Talion qui nous poursuivait nous. Mais, trois jours plus tard, j'appris par un journal qu'Aignan, ton plus grand fils, il avait alos vingt ans (caciquant à Ulm,on l'assurait d'un brillant futur, nonobstant son air conscrit, moult vacations) qu'Aignan donc, qui assistait à un symposium sur la pathovocalisation qu'organisait la fondation Martial Cantaral qui, voilà qui m'a fort surpris, avait choisi pour chairman mon patron lord Gadsby . V. Wright, avait disparu. J'ai compris alors qu'autant qu'à Ajaccio qu'à Oxford s'inaugurait l'action du Barbu... - Ainsi, coupa Amaury, tu avais appris la mort d'Aignan ? J'opinai. - Mails, dit-il, pourquoi n'allas-tu pas à Oxford quand on l'y inhuma ? Tu m'y aurais vu, tu m'y aurais affranchi, j'aurais su qy'un papa fou nous pourchassait, j'aurais pu agir pour nous garantir. - Mon plan initial fut, au vrai, d'accourir sur l'instant. Puis j'obtins lord Gadsby V. Xright par sans fil. Il m'annonça qu'on avait vu, un jour avant la dispatition d'Aignan, un barbu inconnu au symposium l'accompagnant : j'ai compris qu'à coup sûr, si j'assistais à l'inhumination, il m'allait voir. Or mon incognito paraissait vital. J'abandonnai donc mon propos, somptant m'ouvrir à toi par un calal plus sûr. Un long instant, Amaury parut roidi. Puis, pour finir, il m'attaqua sur un ton qui augurait du vilain : - Ainsi, dit-il, tu as choisi : n'allant pas à Oxford pour soi-disant garantir ton salut, tu as omis d'agrandir mon savoir quant à la vindication qui s'acharnait sur nous. Tu tins pour nul, n'y attachant aucun prix, aucun poids, l'horrifiant coup qui frappa mon sang ! J'aurais pu tout savoir, mais toi, qui savais, tu n'as dit aucun mot : Ton Omission, pour moi, tua au moins autant qu'assassina mon papa. Mais la voix du sang qui coula par ton forfait, par ton oubli, aujourd'hui, par ma main, va t'assaillir à ton tour ! A coup sûr il n'avait plus tout à fait sa raison, car il saisit un lourd attisoir, puis s'approcha, grondant. A mon tour j'agrippai un pic, voulant amoindrir son assaut. Mais il n'arriva pas jusqu'à moi : il n'avait pas fait trois pas qu'il parut soudain agi par un pouvoir surhumain qui, aurait-on dit, l'attirait au fond du bassin à mazout. Il poussa un cri horrifiant, on aurait dit qu'un aimant lui ôtait tout sursaut. Puis il bascula, tournoya, disparut..." AvouEz quE pour tirEr sa rEvErEncE, il n'y avait pas mEiilleur Extrait que ce GEorgEs PErEc-là (Editions DEnoEl, 1983) Pardon pour ceux qui pensent que je suis payé à la ligne ... en plus c'est du tarif de nuit ! Ca fait rien, ça fait quand même rien sans ça s'arrête ! [ Modifié le 23/12/2009 à 15:53:42 ]
Mais qu'advint-il, voulut-il savoir, du duo dont tu voulais garder l'instruction ? Cette phrase ne peut être extraite de La Disparition, cher Delassus... Cherche l'erreur : le titre te met sur la voie. Personnellement, je dirais que ce roman est une prouesse, certes, mais pas un chef d'oeuvre. Encore ne l'ai-je pas lu jusqu'au bout (je cherche d'ailleurs encore quelqu'un qui l'ait entièrement "dévoré" ! Est-ce ton cas ?) Bonne journée ! je m'en retourne à mes devoirs de vacances...
Merci d'avoir tout lu, au point de trouver UNE faute de frappe : garder au lieu de garantir !
Il y a peut-être d'autres fautes encore ; comme tu l'as vu, il était un peu tôt pour ce genre d'exercice ! Je possède ce livre La Disparition depuis sa parution en 1983. Je ne l'ai jamais lu en entier, c'est absolument impossible. Je l'ai prêté à mon meilleur ami vers 1990, il me l'a rendu deux jours après en me disant : "Il faut être malade pour acheter un truc pareil !" (78 F en 1983 !) Comme d'autres livres de Perec (ex Les Choses, la Vie mode d'emploi) , il faut lire ce genre de "littérature" par petites gorgées. D'ailleurs ce n'est pas de la "littérature", comme l'ensemble de l'OULIPO. Reste que ce genre de "prouesse", pour reprendre ton mot, nous apporte de vraies joies, brèves. J'en extrais une pour ne pas faire trop long. Voici le sonnet ultra célèbre de Baudelaire : "Recueillement" cette page Voici ce qu'en a tiré Perec dans La Disparition : Sois soumis, mon chagrin, puis dans ton coin sois sourd. Tu la voulais, la Nuit; la voilà; la voici : Un clair tout obscurci a chu sur nos faubourgs, Ici portant la paix, là-bas donnant souci. Tandis qu'un vil magma d'humains, oh, trop banals, Sous l'aiguillon Plaisir, guillotin sans amour, Va puisant son poison aux puants carnavals, Mon chagrin, saisis-moi la main, là, pour toujours. Loin d'ici. Vois s'offrir sur un balcon d'oubli, Aux habits pourrissants, nos ans qui sont partis, Surgir du fond marin un guignon souriant; Apollon moribond s'assoupir sous un arc. Puis, ainsi qu'un drap noir traînant au clair ponant, Ouïs, Amour, ouïs la Nuit qui sourd du parc." Lipogramme ou pas, ça a de l'allure ! Comme l'écrit Claude Gagnière, (Au bonheur des mots) : "Une lettre qui manque et tout est de Perec :" Bien cordialement, et joyeux Noël ! [ Modifié le 23/12/2009 à 20:39:56 ]
Comme d'autres livres de Perec (ex Les Choses, la Vie mode d'emploi) , il faut lire ce genre de "littérature" par petites gorgées. j'ai un peu de mal à te suivre : autant un exercice -comme la disparition - n'est effectivement pas destiné à être lu, mais seulement à être admiré pour sa virtuosité, autant un roman comme "les choses" se lit de bout en bout. Et j'ajoute qu'on en sort avec un immense cafard ! |
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